« Plus d'éthique dans la chasse. » C'est le credo de Louis Garnier, président de la fédération départementale. Samedi, l'Yssingelais l'a répété devant plusieurs centaines de chasseurs, réunis à Vals-près-le Puy, pour leur assemblée générale annuelle.
« Nos territoires peuvent accueillir un certain nombre d'animaux sans mettre leur équilibre en péril. Alors, stop à ces lâchers d'animaux que l'on ne peut sûrement pas appeler sangliers. Stop à cette course au record », a réagi Louis Garnier.
Sur la saison de chasse, les dégâts causés par cette espèce vont atteindre 150 000 euros, d'où l'importance de trouver un type de financement qui respecte la solidarité entre les chasseurs.
L'appel à la responsabilité lancé par le président de la Fédération départementale englobe : les efforts de gestion, le partage des territoires de chasse et les formations mises en place (organisation de battue, formation de chasse à l'approche, biologie et gestion des espèces).
Outre ces formations volontaires, la Fédération propose de préparer les candidats à l'examen du permis de chasse avec une journée théorique et une journée pratique.
Pour ceux qui le souhaiteraient, il est possible d'apprendre la chasse à l'arc, en partenariat avec Arc'chasse 43.
Au cours de cette réunion, Louis Garnier a évoqué ses attentes au niveau national : « Nous avons été dilués au cœur d'un grand ministère (Écologie, développement et aménagement durable). Cela n'est pas pour nous rassurer. Il est indispensable que les politiques prennent conscience de l'existence du monde rural et des chasseurs en particulier. Il faut des moyens tant humains que financiers. »
Les chasseurs ont aussi écouté l'intervention de Jean-Claude Ricci, directeur de l'IMPCF (Institut méditerranéen du patrimoine cynégétique et faunistique).
Celui-ci a évoqué la gestion des espèces : « Le lapin se développe souvent dans les endroits où il faudrait réduire sa présence. Et nous avons du mal à l'implanter dans les territoires où il n'est pas présent. »
Quelle que soit l'espèce, les chasseurs de Haute-Loire ont tout intérêt à apprendre à gérer les populations.
Romain Brusc - Leprogres.fr