Chasse : une saison cynégétique plus que satisfaisante
1260 personnes détiennent
un permis de chasse dans le
Territoire de Belfort.
Photo Hervé Haustete
Malgré l’augmentation des dégâts agricoles, la saison cynégétique qui se termine est une des meilleures de la décennie en ce qui concerne les sangliers.
Alors que la chasse au grand gibier a fermé hier, la fermeture générale de la chasse interviendra cette année le 28 février. À l’issue de cette saison, Daniel Kittler, président de la fédération départementale de la chasse, juge le bilan cynégétique « plus que satisfaisant » dans le Territoire de Belfort.
Le plan de chasse du chevreuil a été réalisé à plus de 90 % avec 950 animaux prélevés durant la période d’ouverture. Plus de 400 sangliers auront été tirés contre 303 durant la saison 2007-2008 ce qui, pour Daniel Kittler, en fait « sans doute une des meilleures de la décennie ». Trois cerfs ont été tirés sur les neuf qui sont autorisés et ce chiffre reste stable d’année en année.
Beaucoup d’oiseaux migrateurs
Le bilan des prélèvements sur le petit gibier reste contrasté. 2500 faisans environ ont été tirés mais près de quatre sur cinq proviennent de lâchers. « On peut néanmoins se féliciter de préserver ainsi le patrimoine cynégétique du département, poursuit le président. Pour le lièvre, la saison a été excellente même si de nombreux chasseurs se sont imposé des restrictions. Il est à noter un passage conséquent des oiseaux migrateurs comme les pigeons et les bécasses des bois, ce qui a constitué une heureuse surprise pour les amateurs. »
Champs retournés
La deuxième cause de satisfaction du président est d’avoir maintenu le nombre de chasseurs dans le département à 1260. Ce contentement est tempéré par l’importance des dégâts causés par les sangliers sur les terres agricoles. L’enveloppe qui y est consacrée par la fédération dépassera sans doute 40 000 € en 2009 alors qu’elle n’était que de 17 000 € en 2008.
« Cette augmentation est due en partie à l’augmentation des surfaces cultivées puisqu’une réorganisation de la politique agricole commune a permis de supprimer les jachères obligatoires, explique Daniel Kittler. Mais il faut bien sûr aussi prendre en compte l’augmentation des populations de sangliers. Malgré les efforts consentis par les chasseurs pour effectuer des prélèvements, il faudra s’attendre à une recrudescence des dégâts après la période de gel car biologiquement le sanglier a besoin de protéines pour satisfaire ses besoins vitaux à la sortie de l’hiver. Il ira les chercher dans la terre meuble des prairies où il trouvera des vers de terre. »
Source : lepays.fr
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