Bernard Baudin a relevé : « Si l'état de conservation du loup en France est scientifiquement reconnu, il n'y a pas pour autant nécessité d'en améliorer la pénétration, d'agrandir les surfaces d'évolution ou ses populations. Aujourd'hui, onze départements sont touchés. La donne a changé. Désormais, la régulation doit être assouplie. » Un peu plus tard, au cours des débats, plusieurs présidents de sociétés locales, en haute Tinée notamment, se sont émus : « Ce qui est en train de se passer dans la vallée avec le loup est très grave. Nous devrions pouvoir intervenir pour réguler dans le périmètre du parc national. »
Effectifs en baisse, motivation en hausse
Paradoxalement, ces éclats de voix du monde de la chasse interviennent à un moment où les effectifs de « fusils » sont en baisse.
Le président du conseil général Éric Ciotti, qui était présent, a battu le rappel : « Cette chasse populaire et démocratique doit être préservée. Sinon, il y aurait un... déséquilibre entre les espèces ! Le poids de la chasse va diminuer et c'est inquiétant. Il ne faudrait pas que, dans le futur, cette activité se résume à des chasses privées. Préserver la qualité de la ruralité, c'est donner sa place au chasseur. »
C'était joindre la parole au geste. Pour l'exercice passé, le budget de la fédération laisse apparaître un soutien financier du conseil général des Alpes-Maritimes de près de 75 000 euros.
À peine de quoi combler le déficit du poste représenté par les dégâts des gros gibiers aux agriculteurs.
Près de 200 dossiers ont été examinés l'an dernier pour un montant de réparation s'élevant à 200 000 euros.