Les chasseurs, "gestionnaires des espaces et des espèces"
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P armi les dossiers "brûlants" à l'ordre du jour de l'assemblée générale annuelle des chasseurs des P.-O., celui du pigeon ramier, ou de la palombe, était très attendu par les 300 chasseurs présents hier dans la salle. Compte tenu de la suspension faite par le juge des référés de Montpellier de classer la palombe "oiseau nuisible", Guy Esclopé, le président de la fédération départementale des chasseurs, a souhaité réagir à cette décision. Explications.
Quel est votre sentiment vis-à-vis du refus de classement de la palombe en tant qu'animal nuisible ?
Je pense qu'il est dans l'intérêt de tous de chasser la palombe au mois de mars sur notre territoire. Or, la qualification de "nuisible" n'a pas été accordée, selon l'argument que l'on ne constate pas de dégâts sur les cultures. Mais

cette décision n'est pas logique. Les dégâts sont peut-être ailleurs, hors du département mais il faut néanmoins réguler ici, en chassant la palombe pour endiguer les dégâts qu'elles provoquent.
Quelle est le prolongement de cette affaire ? Il faut maintenant lancer une étude sur l'ensemble des nuisibles. Car la régulation de la palombe passe par une nouvelle rédaction du code de l'environnement en matière de classification car en l'état actuel des textes, on ne peut rien faire. Autrement, nous sommes aussi en contact avec les responsables du patrimoine cynégétique et faunistique qui sont prêts à s'impliquer, d'une part dans la rédaction d'un dossier d'inventaire des dommages causés en France et ailleurs, d'autre part dans la définition des couloirs migratoires propices à une régulation tout au long du parcours migratoire des espèces.
Dans un autre registre, quelle est le bilan de la régulation des sangliers ?
Nous avons fini la saison 2008-2009 avec un total de 8 200 sangliers abattus par les chasseurs regroupés dans les ACCA ou AICA des P.-O. Ce chiffre est en diminution par rapport à l'an dernier où la barre des 10 000 sangliers avait été franchie. Néanmoins, le problème reste entier. Les sangliers sont très nombreux. Quand on chassait il y a 20 ans en arrière sur Saint-Paul, par exemple où nous nous trouvons, eh bien, ce sont une vingtaine de bêtes qui étaient tuées. Désormais, le chiffre est passé à 200. Il faut savoir également que chaque année, les sangliers provoquent 125 000 euros de dégâts dans l'agriculture locale.
En conclusion, comment se porte la chasse dans les P.-O. ?
Il faut déjà rappeler au public que les chasseurs sont les gestionnaires des espaces et des espèces. Avec un objectif de régulation des animaux et de protection de la nature. Et les 9 000 chasseurs participent à cette action.
Propos recueilli par M. M.
Source : Midi Libre
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