Aujourd’hui, 70%de la surface agricole du département est couverte par une convention de gestion. C’est-à-dire que les spécialistes de la fédération, avec l’aide des bénévoles du coin, gardent un œil attentif sur la faune locale et ses conditions de vie. Les agrainages en plaine et les opérations de comptage ponctuent désormais le calendrier des zones rurales. « Tout cela s’effectue sur la base du volontariat, souligne Guy Harlé d’Ophove. Nous voulons que les chasseurs se réapproprient la terre. C’est en les convainquant que ces mesures sont indispensables que cela peut marcher. Nous rendons toutes ses lettresdenoblesse à lachasse. »
Le petit gibier particulièrement protégé
La fédération pilote désormais 215 conventions, principalement axées sur le perdreau, le lièvre ou le faisan, auxquelles il faut ajouter 19 groupements d’intérêt cynégétique (gestions de grandes surfaces pouvant aller jusqu’à 6 000 ha). « Nous avons un peu été victimes de notre succès, nous ne pensions pas que les gens réagiraient de manière aussi positive », se réjouit le président en reconnaissantque la fédérationest arrivée aumaximum de ses possibilités. Il faut maintenant entretenir la vitalité de ce réseau qui participe souvent à l’animation des villages. « Les comptages donnent en général lieu à des banquets très festifs en fin de journée ! » C’est aussi pour cela que la fédération s’attache en priorité à préserver le petit gibier. « Nous voulons conserver une chasse populaire dans ce département, explique Guy Harlé d’Ophove. Il faut une chasse qui ne soit pas trop lourde financièrement. »




