Le Groupement d’intérêt cynégétique N° 6, secteur Hohneck, s’est réuni pour aborder l’épineux problème du sanglier.
Chasseurs, agriculteurs et élus se sont rencontrés lundi soir autour de la problématique des dégâts de sanglier. Un sujet sensible, sur lequel les intérêts des uns et des autres semblent difficiles à concilier. D’un côté, ceux des chasseurs, qui souhaitent conserver du gibier en quantité suffisante et tentent de fixer les populations dans les forêts en recourant à l’agrainage, de l’autre ceux des agriculteurs, dont le travail est régulièrement anéanti par des animaux considérés comme nuisibles et qu’ils voudraient ne plus avoir à subir. Pour démontrer aux exploitants excédés que les chasseurs prennent leurs responsabilités et s’efforcent de juguler la surpopulation, le président du Groupement d’intérêt cynégétique (GIC), Raymond Blaise, a demandé aux 14 adjudicataires présents (sur 17) de noter le nombre de bêtes tirées en 2007 et 2008.
Davantage de tirs
Au total, ce sont respectivement 308 et 470 sangliers qui ont été abattus, soit un prélèvement en augmentation de plus de 50 %. Mais sur le terrain, les agriculteurs ne voient pas d’amélioration. « Dans le temps, chaque famille cultivait des patates et des céréales. Maintenant, on n’arrive même plus à faire de l’herbe ! » constate Fernand Steffan, exploitant au Muhlele. « Le problème, c’est que tous les adjudicataires ne jouent pas le jeu », observe M. Bosserelle, du Fonds départemental d’indemnisation des dégâts de sanglier. Selon un chasseur, certains dépasseraient allègrement les quantités d’agrainage autorisées. D’autres sont trop loin de leur lot pour exercer un contrôle efficace, conséquence du développement de la « chasse d’affaires ».
Gibier ou nuisible ?
Plusieurs voix s’élèvent, y compris parmi les chasseurs, pour réclamer que les limitations de tir (fermeture saisonnière, tir de nuit) soient assouplies, voire supprimées. Dans d’autres secteurs, certains adjudicataires ont même choisi de programmer officiellement des battues en période de fermeture, sans rencontrer d’opposition du côté des autorités. En conclusion, Raymond Blaise appelle les adjudicataires à poursuivre leur effort de prélèvement jusqu’à la fin de la saison, c’est-à-dire avant fin janvier. Avec une glandée faible et un hiver rigoureux qui a opéré une sélection importante, on peut espérer que le printemps ne sera pas synonyme de nouvelles dévastations.
Soure : lalsace.fr
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