Une journée de chasse au bois du Roi
De Saint-Amour à Bretenière
Dans le Val de Saône, on peut trouver de beaux parcours en forêt. Comment se passe une journée de chasse au bois du Roi ? Rendez-vous avec Alain et Denis.
DENIS 43 ans et son frère Alain 46 ans sont agriculteurs sur la commune d'Ouges, ils chassent depuis l'âge de 16 ans, dans le bois dit du roi ou du prince (260 hectares) situé entre la ligne de chemin de fer Dijon Saint-Amour (71) et la D 968 à la hauteur de Bretenière.
Alain est le président et capitaine de chasse « C'est celui qui donne les directives » précise Denis.
Les actions menées
Les chasseurs du Val de Saône, arrivent encore à gérer les sangliers pour éviter leur prolifération, même si cela ne semble pas facile. « L'année passée a été une forte année de glands, avec un l'hiver très doux, de ces faits nous constatons très peu ou pas de mortalité dans les portées. Si il y a des décisions à prendre nous suivrons les instructions du préfet de la Cote d'Or, attribuant les plans de chasse » affirme Denis. Les chasseurs ont installé, avec l'accord des agriculteurs, une clôture électrifiée sur 5 km pour empêcher les animaux d'aller sur la route où le passage des véhicules est très important et dans les cultures environnantes. Pour compenser, « Nous les nourrissons avec du maïs et des pois ».
Avec leurs amis chasseurs, les deux frères se retrouvent donc sur place le matin vers 10 h 30. Les gilets de sécurité sont mis, le capitaine donne les directives et consignes pour la journée.
Toujours les mêmes consignes
À chaque fois les mêmes règles sont répétées sur les quotas et la sécurité.
Ce jour-là, les chasseurs ne doivent ramener que 5 sangliers et 2 chevreuils. « De toute façon, dans ce bois, nous ne chassons que ces deux sortes d'animaux ».
Le capitaine défini l'enceinte de chasse et tous posent des petites pancartes pour informer les promeneurs qu'une chasse est en cours. Et il rappelle si besoin était les règles de sécurité : un angle de tir à 30° degrés, pas de tir en direction des routes, en enfilade dans un chemin, (en plaine) pas à plus de 100 m, appliquer le tir fichant (en direction de la terre).
Au coup de trompe
Quinze postes sont définis avec trois traqueurs et leur chien. Les armes sont chargées, tout le monde est à son poste, le coup de trompe annonce le début de la chasse.
Les chiens rabatteurs « quêtent sous bois » ils aboient dès qu'ils sentent les bêtes. À cet instant « méfiance et prudence » sont de rigueur : ne pas bouger, ne pas piétiner les indices observés (poils, os, sang, chique ou simplement une trace de fuite) ni à l'impact, ni dans la direction de fuite.
La semaine dernière, évoque Denis, « un chasseur n'a pas respecté les consignes, il s'est fait charger par un sanglier : il en a été quitte pour quelques points de sutures ». Ce jour-là, à la fin de la journée, vers 16 heures, les chasseurs ont abattu un chevreuil et cinq sangliers. Le plus gros pèse 134 kg, chaque animal est bagué et enregistré pour les statistiques.
Denis possède et aime sa douzaine de chiens « Le plaisir de se promener dans les bois, au grand air, même si nous revenons bredouille, les gens ont une fausse idée de la chasse ».
Il aimerait d'ailleurs bien que les jeunes s'y intéressent. Et il remarque avec malice une recrudescence de femmes…
Source : Bienpublic.com
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