Alain Garnier d’Ornans présente sa chienne Cyara de la Begelle au juge Pierre Ziegler. Photo Hervé Haustete
Voir des lièvres en liberté détaler à quelques mètres du public est un des spectacles qui était offert dimanche à Buc par le club des teckels de Franche-Comté, lors d’un concours régional de menée à la voix.
Chaque année, les pâturages de la commune de Buc servent d’arènes pour une épreuve régionale de menée à la voix sur lièvre destinée aux teckels de race. Celle-ci est organisée par le club des amateurs de Teckels de Franche-Comté dont le correspondant local est Michel Charraix. Elle a été rendue possible grâce à un partenariat avec l’association communale de chasse de Buc, le groupement des chasseurs de Prosey (Haute-Saône) et les fédérations départementales et régionales des chasseurs.
Sol détrempé
Cette année, les organisateurs ont souhaité apporter une touche plus festive à cette compétition champêtre qui attire toujours de nombreux spectateurs. Ils ont invité pour l’occasion le club franc-comtois des chasseurs à l’arc et le club des bécassiers du Territoire de Belfort à effectuer des démonstrations de leurs spécialités cynégétiques.
Après une semaine de pluie diluvienne, le temps s’est mis de la partie hier pour assurer une fois encore le succès de cette manifestation. C’est néanmoins sur un sol détrempé et rendant très aléatoire la recherche de la piste que les teckels ont dû se lancer à la poursuite des lièvres qui ont été lâchés au cours de la matinée. Parler de poursuite au cours d’une telle épreuve reste néanmoins présomptueux pour les teckels tant la différence de vitesse entre les deux animaux est importante. L’objectif est donc pour le chien de retrouver la piste olfactive laissée au sol par le lièvre et pour son maître de l’inciter par la voix à poursuivre sa recherche. Les lièvres sont des animaux d’élevage, qui après avoir été lâchés lors de ce concours, restent la plupart du temps sur le territoire où ils se sont enfuis. Pour les organisateurs ce concours sert également à densifier le potentiel cynégétique de la commune qui l’accueille.
Les chiens se sont montrés très pugnaces malgré des conditions de recherche rendues difficiles pour des animaux de petite taille par la rosée du matin et le sol gorgé d’eau. Les 17 concurrents dont certains venaient de très loin ont pu démontrer devant les juges spécialisés Roland Frey, Isabelle et Pierre Ziegler les qualités de leurs chiens. Cette épreuve est en effet obligatoire pour valider les qualités cynégétiques d’un chien de race et par là même assurer la renommée d’un élevage. Les trompes de chasse du Rosemont ont sonné la fin des compétitions officielles et ont salué la remise des prix qui a eu lieu en fin d’après-midi.
Hervé Haustete
Source : lepays.fr