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Le sanglier: plus que jamais bête noire des agriculteurs, des chasseurs et des automobilistes
PARIS — Les sangliers, estimés à un million de têtes en France, demeurent plus que jamais la bête noire des agriculteurs, des chasseurs et des automobilistes car il font de gros dégâts dans les cultures, doivent être abattus en nombre chaque année et provoquent de multiples accidents de la route.
"Chaque année, les sangliers occasionnent des dégâts agricoles et les fédérations de chasse dépensent une importante somme d'argent dans les départements où le sanglier est soumis à un plan de chasse afin d'indemniser les agriculteurs victimes de dégâts", explique Christine Saint-Andrieux, responsable du réseau ongulé sauvage à l'Office nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONFCS).
Benoît Guibert, responsable des dégâts agricoles à la Fédération nationale des chasseurs estime la facture imputable aux dégâts occasionnés par l'ensemble de la faune sauvage à environ 27 millions d'euros pour la période 2008-2009 alors qu'elle était de 30 millions d'euros en 2007-2008.
Il explique cette baisse des coûts par "l'intensité des prélèvements de sangliers liés à la volonté des fédérations de chasse de faire baisser les populations et par la baisse du prix des denrées agricoles".
"Les départements qui coûtent le plus cher à l'année se situent dans le Nord-Est de la France avec une facture de quelque 800.000 euros alors que le montant des dégâts les moins élevés, environ 80.000 euros, concernent l'Ouest et le Sud de la France", précise-t-il.
"Les dégâts sont extrêmement concentrés car 10% des communes cumulent à elles seules 75% des dégâts", poursuit-il.
Selon lui, "les points noirs" des départements qui coûtent cher en dégats agricoles provoqués par les sangliers sont ceux aux cultures à forte valeur ajoutée comme les pépinières, ou encore les territoires non chassés, les réserves naturelles, les terrains militaires et les terrains privés où les propriétaires sont opposés à la chasse.
"Dans ces +zones de tranquilité+ où les animaux sont peu ou pas chassés, ils vont se reproduire et quand ils manquent de nourriture, ils se dirigent vers les cultures périphériques", commente M. Guibert.
Il rappelle que depuis quatre ans, la FNC mène une offensive auprès du gouvernement "qui ne veut toujours pas légiférer" pour modifier l'interdiction de chasser dans certaines de ces "zones de tranquilité".
De leur côté, les chasseurs, qui doivent réguler la faune sauvage, ont tué 569.437 sangliers en 2008-2009, soit 8,9% de plus que la saison de chasse précédente, selon l'ONCFS).
"Il n'est pas normal que les chasseurs payent pour les dégâts provoqués par des animaux qu'ils ne peuvent pas chasser", réagit-il.
Au chapitre, des accidents provoqués par les sangliers et les autres animaux sauvages, Fabienne Chevalereau, du Fonds de Garantie, organisme qui indemnise les automobilistes des dégâts provoqués lors des collisions avec les animaux sauvages, estime que le nombre de ce type d'accidents a été en 2008 de 42.471, dont 16.797 provoqués par des sangliers. Selon elle, ces chiffres seront largement dépassés en 2009.
Christine Saint-Andrieux précise de son côté que "le nombre de collisions est lié à la densité humaine et à l'importance du réseau routier plus qu'à la densité animale". Elle cite l'exemple de la Corse où il y a beaucoup de sangliers chassés mais peu de collisions recensées.
La Fédération des Chasseurs au vu des conditions climatiques, demande la suspension de la chasse pour les espèces les plus sensibles à savoir les oiseaux de passage (grives, pigeons, merles, bécasse des bois…) et les limicoles. Le 08/01/2010
Comme chaque année, en période de grand froid les chasseurs se mobilisent pour connaître l'état des oiseaux et définir les mesures à prendre pour préserver ces espèces.
Ainsi, un Protocole National Vague de Froid, établi en 2003 par l'Office National de la chasse et de la Faune Sauvage, la Fédération Nationale des Chasseurs et les Fédérations Régionales et Départementales des Chasseurs, vient d'être activé.
Sur de nombreux sites identifiés à travers tout l'hexagone, les agents de l'ONCFS et les techniciens des FDC surveillent quotidiennement les déplacements des oiseaux (arrivées et départs), leur état physiologique (masse corporelle, distance de fuite..) et la qualité des sols aptes ou pas à les nourrir convenablement.
La synthèse des informations ainsi recueillies permet de formuler un avis scientifique motivé sur la nécessité ou pas de suspendre la chasse.
La Fédération Départementale a sollicité auprès de M. le Préfet la prise d'un arrêté suspendant la chasse de ces espèces.
Un arrêté suspend donc la chasse des bécassines et des oiseaux de passage suivants : bécasses, vanneaux, colombidés, alaudidés, turdidés du 9 janvier 2010 à partir de 6h au 18 janvier à 20h.
Cette période pourra être modifiée, écourtée ou prolongée, en fonction de l'évolution des conditions climatiques et des observations de terrain.
Les conditions météorologiques actuelles, exceptionnellement défavorables, comportent une période de gel prolongée, susceptible de provoquer et favoriser la destruction d'espèces animales.
En conséquence, le préfet Pascal Mailhos suspend l'exercice de la chasse sur les domaines terrestres et maritimes du Finistère pour une période de 10 jours consécutifs, à compter du vendredi 8 janvier à 7 heures jusqu'au dimanche 17 janvier à minuit.
Cette suspension concerne les espèces suivantes :
– les oiseaux de passage : alouettes, bécasses des bois, grives, merles, tourterelles et vanneaux.
– le gibier d'eau : pluviers et bécassines
Yves Jubéro a « levé » l'oiseau dans les chaumes de Bernadets-Dessus.
Yves Jubéro a réussi à prélever une caille. Photo DDM, J. Navarro.
Nature. Hier, avait lieu l'ouverture anticipée de la chasse à la caille des blés. Nombreux ont été les amateurs de cet oiseau à battre la campagne dès l'aube. C'est le cas d'Yves Jubéro, un retraité qui a arpenté les chaumes autour de Bernardets-Dessus avec ses 2 chiennes : Cassy, une setter anglais, et Nuts, une setter gordon. C'est surtout la première qui a travaillé, la seconde étant un peu âgée. « Le chien est indispensable pour cette chasse, explique Yves. C'est lui qui repère la caille et marque l'arrêt lorsqu'elle est proche. Nous lui demandons alors d'avancer encore un peu (de couler en terme de spécialiste) et de mettre l'oiseau à l'envol afin de le tirer ».
Cet amoureux de la nature regrette cependant que « le maïs, qui recouvre énormément de surfaces d'agricoles, n'offre pas assez d'espace à l'animal qui niche et se nourrit dans les blés ». Pour cette première journée, le temps était idéal. « La température était agréable et le sol, légèrement humide par la pluie de la veille, offraient de bonnes conditions pour une ouverture ». Sur 8 levés, Yves Jubéro a réussi à prélever une caille. Il s'étonne, par ailleurs, ne pas avoir vu de tourterelles des bois que l'on peut aussi chasser depuis hier à poste fixe.
Source : Ladepeche.fr
Plus de 13 000 sangliers ont été tués lors de la dernière saison. Photo DDM, Archives
Même si leur nombre reste toujours difficile à déterminer, le sanglier serait cette année encore très présent sur le département, rappelons qu'il s'en est tué plus de 13 000 lors de la dernière saison de chasse. « Mais la présence du sanglier n'est pas uniforme, d'abord parce qu'il bouge beaucoup, qu'il s'adapte très bien et que l'on retrouve particulièrement sur le littoral, zone où il est peu chassé », explique Alexis Pentoux de la Fédération des chasseurs de l'Aude qui précise que l'ouverture au sanglier se fera le 16 août prochain. Mais certains paramètres indiquent que le sanglier serait plus nombreux parce que la fructification des chênes verts donc des glands ont fortement influencé sur la reproduction du sanglier. La Fédération se veut particulièrement vigilante, car le cochon sauvage continue chaque année à provoquer d'énormes dégâts sur les cultures et c'est la Fédé qui doit mettre la main à la poche. En 2008, 450 000 € ont ainsi été déboursés contre 350 000 € l'an dernier. Et la Fédération compte bien sur son plan cynégétique pour palier les dégâts comme une meilleure coordination avec le monde agricole, les services de l'État, les tris à l'affût, les battues administratives (300 sangliers de tués) et les chasses dans les réserves en battue avec les ACCAS. « Il faut que la responsabilité des propriétaires qui refusent qui l'on chasse chez eux soit engagée, il faut faire évoluer la loi », souligne pour sa part le président de la Fédération, Yves Bastié. Autre polémique où la Fédération veut faire le ménage, c'est d'imposer un carnet de prélèvement tous gibiers pour tous les chasseurs qui viennent de l'extérieur du département. « Ils sont plus d'un millier à venir du Tarn, de Haute-Garonne, de l'Ariège, des P.O. à venir régulièrement chasser chez nous et ceci à moindre prix que les chasseurs audois », reprend Alexis Pentoux « Cette mesure permet aussi une comptabilité très précise du gibier prélevé et puis quand un chasseur extérieur vient passer toute sa saison dans l'Aude, il doit payer comme un chasseur audois, il ne paie pas plus pas moins », insiste Yves Bastié qui reconnaît aussi que cette mesure permet une rentrée financière. La Fédération multiplie aussi les actions en direction de la sécurité comme, des affiches, la casquette fluo, le sac de transport de gibier avec des recommandations d'hygiène…
Les autres gibiers
L'ouverture au gibier d'eau se fera, quant à elle, le 21 août prochain. La présence ou non du gibier d'eau est intrinsèquement liée aux conditions météorologiques. Pour le petit gibier selon les membres de la Fédération des chasseurs de l'Aude, la perdrix prendrait enfin sont envol et ce malgré de nombreux prédateurs, renard, pie, rapace, goéland, qui s'attaquent aux nichées. Une bonne reproduction a été notée cette année. Bonne présence également du lièvre constatée sur le département. Pour le lapin, c'est moins bon que l'an dernier, ce petit gibier à poil reste une énigme, il est plus fréquent sur le littoral et parvient moins bien à se développer ailleurs, on remarque pourtant des sites où il prolifère sans en connaître réellement les raisons. Des foyers de myxomatoses sont toujours présents mais qui dit myxomatose dit aussi présence du lapin.
Un entraînement est indispensable. Au bois de Lourdes, l'infrastructure existe.
Les gestes d'un tireur avec le bâton de Pirsh, observés par un groupe attentif. Photo Isards.
L'activité de chasse n'est pas anodine. Tous les automnes, on peut lire des drames. Gaby d'Ivry, président des Isards de Bigorre depuis plus de 36 ans, le répète à l'envi : « Un porteur de fusil doit s'entraîner régulièrement ». À cet effet, il vient d'ouvrir son club deux samedis entiers pour travailler.
Pourquoi inviter les chasseurs à s'entraîner et à être vigilants ? »
Gaby d'Ivry : D'abord, parce que notre club possède une infrastructure, au bois de Lourdes, qu'il serait dommage de bouder. Ensuite, parce qu'un entraînement est nécessaire en matière de sécurité et de réflexes. Le maniement de son arme est souvent assez méconnu par manque de pratique. Aussi, le pratiquant doit s'exercer pour la précision du tir et l'évaluation des distances.
Comment intervient le club des Isards ?
Les adhérents portent un complément de formation indispensable sur le réglage des armes. Ensuite, les chasseurs testent leurs compétences sur un parcours de chasse à la carabine avec 10 tirs variés. Cette discipline difficile et exigeante est très payante car elle met en lumière toutes les lacunes de l'élève.
Comment est venue l'idée de telles formations ?
La sécurité est un point sur lequel je suis très exigeant. Il y a plusieurs années, j'ai proposé cette opportunité aux divers présidents d'associations de chasse, ils ont tous été très réceptifs. J'ai donc développé cette activité en ouvrant un couloir d'entraînement à des chasseurs de safaris qui utilisent de calibres très puissants. Pour eux, le réglage est encore plus technique et rigoureux. Tous ceux qui sont désireux de profiter de notre compétence à l'approche de l'ouverture de la chasse peuvent joindre le club au 06.26.86.20.29.
Le gibier, les territoires et les cultures sous contrôle
Environement. Le Schéma départemental de gestion cynégétique du Tarn (SDGC) adopté pour six ans.
En 2009, les chasseurs tarnais disposeront de 5800 bracelets pour les chevreuils. Photo DDM, archives.
C'est un travail de deux ans qui vient d'être concrétisé avec la signature du Schéma départemental de gestion cynégétique du Tarn par le préfet François Philizot et Michel Nègre, président de la fédération des chasseurs du Tarn. « Ce document, explique ce dernier, trace et organise l'avenir de la chasse dans le Tarn pour les six années à venir. Il a été élaboré avec les divers partenaires, notamment les agriculteurs et les propriétaires forestiers ». David Eymard, directeur de la fédération précise : « C'est un contrat entre les chasseurs et la société qui ne doit pas servir, comme l'a souligné le préfet ''à caler les armoires''. Il permet de mieux gérer les espèces et les territoires ».
Parmi les principaux points détaillés dans ce schéma, les plans de chasse. Dans le Tarn, seuls les cervidés sont concernés. Les quotas pour la prochaine saison sont de 5 200 bracelets pour le chevreuil, 360 pour le cerf, six pour mouflon et trois pour le daim. Pas de restrictions pour le sanglier et le lièvre, hormis certains plans communaux. « En 2009, les bracelets pour le chevreuil sont en progression de 5 %, confirme Michel Nègre, aujourd'hui on mesure les efforts de son implantation dans le Tarn voici 25 ans ».
Territoire et sécurité alimentaire
Ce suivi du gibier permet bien sûr de satisfaire les désirs des chasseurs mais aussi d'éviter des dégâts sur les cultures. Le développement des cultures faunistiques comme les jachères fleuries est ainsi privilégié. Outre leur aspect visuel attrayant, elles favorisent la biodiversité, l'avifaune, ne reçoivent pas d'intrants et leur fauche est repoussée.
Les territoires de chasse sont également abordés dans le schéma. « La vision des propriétaires privés évolue, explique Michel Nègre, nous devons veiller à endiguer le morcellement des territoires ». Ainsi, le schéma prévoit que pour toute nouvelle équipe de chasseurs au sanglier, la chasse ne pourra s'exercer que sur un minimum de 200 hectares attenants.
Enfin, la formation des chasseurs, qu'elle soit initiale ou continue, est bien sûr l'un des priorités du schéma. « En 2008, conclut Michel Nègre, près de 500 responsables de battues ont été formés. Nous insistons aussi sur la sécurité alimentaire. Comment conserver et consommer le gibier une fois qu'il est tué ». R.R.
Plus de 200 participants ont pris place à la salle Ar Sterenn, samedi 11 mai, pour suivre l'assemblée générale de la Fédération de chasse du Finistère. Les invités étaient accueillis par Pierre Menez, président, en présence de M.Bonnefous, président de la Fédération régionale des chasseurs de Bretagne et de la Fédération des chasseurs du Morbihan, de Christian Jardin, directeur départemental des services vétérinaires (DDSV), Jacques Jaouen, président de la chambre d'agriculture du Finistère et de la chambre d'agriculture de Bretagne, et de nombreux élus.
Des effectifs en baisse
Parmi les bilans dressés, celui des effectifs de la Fédération est marqué aujourd'hui par une nette diminution du nombre des chasseurs finistériens. «Avec environ 12.500 pratiquants, nous demeurons toutefois de loin, la plus importante association départementale, association à qui l'État confie de plus en plus de missions de service public», a souligné Pierre Menez. Si la perte d'adhérents n'est pas compensée par les nouveaux possesseurs de permis (145 en 2008), on enregistre pourtant une tendance positive se traduisant par une augmentation du nombre de candidats au permis. La crise économique touche les activités de loisirs qui perdent alors leur priorité. De plus, la Fédération nationale des chasseurs a fixé un prix unique pour le timbre du permis national, un prix qui s'élève à 95 €, ceci entraînant une perte d'adhésions à la Fédération du Finistère.
Chasseurs et agriculteurs solidaires
Cette baisse du nombre des chasseurs a aujourd'hui, des conséquences qui inquiètent les agriculteurs: une table ronde animée par Yvon Léon faisant intervenir Jacques Jaouen et Georges Guezennoc, de la chambre d'agriculture, Pierre Menez et P.Guiavarch, de la Fédération de chasse, MM. Pouliquen et Bouteiller, agriculteurs. Intitulée «Chasseurs et agriculteurs partenaires naturels», elle s'est achevée sur une conclusion commune aux trois parties en présence: «S'il n'existait pas de chasseurs, il n'existerait plus d'agriculteurs». Pour les agriculteurs, les chasseurs jouent un rôle important à plusieurs niveaux dont le premier, préventif: en régulant les populations de nuisibles et protégeant ainsi les cultures, en surveillant les phénomènes de transmissions de maladies (zoonoses) et en suivant l'évolution des populations animales concernées susceptibles de porter et/ou de propager ces maladies. Ils évaluent aussi les dégâts et la Fédération les indemnise. Pour exemple, les indemnisations des dégâts commis sur les cultures par le grand gibier s'élevaient à 32.000 € en 2006-2007, puis à 47.600 € en 2007-2008, cette forte augmentation étant due à la hausse du prix des céréales.
BILAN HIVERNAL : Au moins quatorze cerfs victimes du prédateur en Valais. Tous dans la vallée d'Illiez. Si une meute devait se constituer, les dégâts seraient bien plus importants, selon le Service de la chasse.
Avec le loup photographié dans le canton de Lucerne, nous en sommes à huit spécimens recensés en Suisse. D'ici à un mois, avec l'inalpe, cet animal devrait refaire parler de lui auprès des troupeaux de moutons notamment. Cependant, il n'est pas pour autant resté inactif durant l'hiver. Avant de tuer plusieurs faons de cerfs en mars dernier en Gruyère et d'égorger récemment deux brebis française près de Genève, c'est bel et bien en Valais qu'il a sévi.
Aucun communiqué officiel n'est tombé durant l'hiver sur le loup. Le Service cantonal de la chasse confirme cependant une information du «Nouvelliste» selon laquelle pas moins de quatorze cerfs ont été tués cet hiver. Et ce, entre fin décembre 2008 et début avril dernier dans la vallée d'Illiez.
Cerf et chevreuil
Ces attaques avérées ne sont que la pointe de l'iceberg. On peut craindre que le nombre de victimes soit plus élevé. Car le poste de garde-chasse en titre dans la vallée d'Illiez est vacant et en conséquence les informations sont uniquement le fait de gardes auxiliaires.
«Il est vrai que nous obtenons moins de renseignements actuellement. Néanmoins, les gardes auxiliaires et les nombreux chasseurs de la région réalisent eux aussi des observations», ajoute Peter Scheibler, chef du service cantonal.
Aussi le chevreuil
«A notre connaissance, le loup est présent en Valais uniquement dans la vallée d'Illiez. Cet hiver, il était là, soit en permanence soit sporadiquement», indique Peter Scheibler.
Il ajoute: «Ses proies principales durant cette période de l'année sont le cerf tout d'abord, puis le chevreuil. Seules quelques carcasses de ces derniers ont été retrouvées à cause de leur plus petite taille. La présence du loup nous est indiquée non pas par des analyses génétiques, mais sur la base des morsures on peut partir de l'idée qu'il s'agit du prédateur.»
Le chiffre peut exploser
Pour l'instant, rien de très alarmant. Sur 300 à 400 cerfs peuplant le secteur, le bilan des bêtes tuées cet hiver devrait représenter un peu moins de 10% de l'effectif. Pourtant, si au lieu d'un ou deux loups, une meute devait sévir à moyen terme dans la région, les effets risquent d'être bien plus conséquents pour le gibier. Avec notamment une forte réduction du taux de reproduction (voir dans cette page l'avis de Peter Scheibler).
«Les défenseurs du loup qui espèrent que ce prédateur puisse remplacer les chasseurs devront expliquer à l'animal où il est préférable qu'il attaque, sur quelles classes d'âge il devra intervenir, et qu'il évite les mères portantes. Autant de précaution que le chasseur doit prendre pour réguler le cheptel», indique un spécialiste de la chasse et de la faune. Un exemple est cité quant à la nécessité d'un prélèvement réfléchi: les forêts de protection contre les avalanches. Le Service de la chasse essaie de maîtriser la présence des cerfs dans ces secteurs en ouvrant des volets de réserve.
«Allez expliquer au loup qu'il doit intervenir de préférence dans ces endroits...», note ce même Valaisan.
Chaque année, plus de 20 000 accidents de voiture avec du moyen ou du gros gibier sont annoncés en Suisse.
Dans le cadre du projet de prévention «Moins d’accidents dus au gibier», des avertisseurs sonores ont été mis en place sur des tronçons pilotes pour faire fuir les animaux en cas de danger. Le nombre de collisions a ainsi été diminué d’environ 32 à 43% selon les régions. Plus de 8000 appareils sont actuellement en fonction dans les cantons de Zurich, de Lucerne et de Schaffhouse.
Les collisions provoquent des lésions corporelles et coûtent la vie à des dizaines de milliers d’animaux. Elles entraînent par ailleurs d’importants dommages matériels et donnent beaucoup de travail à la police, aux chasseurs et aux surveillants de la faune.
Les chasseurs et le parquet de Dax ont signé une convention
La chasse veut être « irréprochable »
Désormais, suivant la nature de l'infraction, un chasseur pourra bénéficier d'un stage de sensibilisation. (photo philippe salvat)
Quelle est la différence entre un « bon chasseur » et un « mauvais chasseur » ? C'est précisément pour éviter que cette question, qui a fait le bonheur de célèbres inconnus, ne vienne plomber, sinon encombrer, un peu trop souvent les réflexions de la justice, que la Fédération départementale des chasseurs des Landes, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, l'Association d'aide aux victimes et le parquet de Dax ont signé jeudi une convention.
Un texte dont l'ambition résume Jean-David Cavaillé, le procureur de Dax, est de faire en sorte que : « Chasseurs et non-chasseurs puissent vivre en harmonie. » Et surtout que chaque infraction au code de la chasse connaisse une réponse judiciaire adaptée. « Suivant la nature et la dangerosité de l'infraction, il faut une alternative au tribunal », explique le magistrat.
Une alternative qui, dans les cas les moins graves bien entendu, prendra la forme de stages payants. Ces derniers facturés 150 euros s'articuleront autour de trois thématiques : le piégeage, la sécurité et le permis de chasse. « Nous souhaitons apporter une réponse qui soit aussi pédagogique, appuie le magistrat. La chasse doit rester une activité de plaisir qui sauvegarde les espèces et assure la sécurité de tous. »
Munitions interdites
En moyenne, selon l'Office national de la chasse, près de 200 infractions sont relevées chaque année dans les Landes. Principalement pour des faits de chasse en dehors des périodes d'ouverture, des munitions non autorisées, des transports d'armes hasardeux (le fusil chargé dans la voiture...), l'utilisation d'objets interdits comme le magnétophone... Une réalité sur laquelle la Fédération départementale de chasse des Landes ne souhaite pas fermer les yeux. « Nous voulons être irréprochables, insiste Philippe Girardot, le directeur. C'est une question d'image. Nous ne sommes pas des délinquants. » Reste que si la justice entend offrir une alternative à une comparution devant le tribunal, elle rappelle qu'elle a toujours à disposition, dans son arsenal, la possibilité de retirer le permis de chasse de tout contrevenant.
Crise ou pas, les chasseurs de l'Aisne seront prêts pour l'ouverture.
Les chasseurs de l'Aisne se sont réunis en assemblée générale à Laon pour des travaux cette année, sur le thème « Outil de gestion pour une chasse durable ». Le temps ou les chasseurs semblaient prêts à la révolte est résolu, ces derniers prônent désormais une modernisation raisonnée de la chasse, basée sur la connaissance, la gestion, le partage de la nature et la formation des hommes. Des mesures incitatives à la chasse ont été annoncées, comme une réduction du prix du permis, par une baisse de 50 % de la vignette fédérale.
Avec quelque 15 000 pratiquants, un budget de fonctionnement supérieur à 3M€ et une vingtaine de permanents, la fédération des chasseurs de l'Aisne véritable PME se porte bien.
René Denis, secrétaire général, a présenté le rapport d'activité. Parmi les satisfactions financières, la fin du contentieux qui opposait les chasseurs du département à l'Office National de la Chasse et de la Faune depuis 1997. « Cette action volontariste et compliquée, menée devant la justice, ne nous a pas amenés que de la sympathie des hautes sphères. Qu'importe c'est la somme de 938 379 € qui nous a été remboursée par l'Etat » a commenté le secrétaire général.
Après avoir évoqué le schéma départemental de gestion cynégétique mis en place pour la période 2003-2009, les responsables se sont félicités qu'une nouvelle mouture devrait être terminée pour le 30 juin prochain. L'an dernier 4 modules ont été organisés pour 9 formations et un total de 466 participants.
Une chasse raisonnée
Concernant les dégâts causés par le grand gibier, alors que le coût de la prévention représente la moitié de la somme payée par les chasseurs, une réorganisation du service a été décidée. L'objectif et de parvenir à une meilleure connaissance des secteurs par les chasseurs, afin de parvenir à terme à une diminution du prix des bracelets grand gibier.
Directeur de la fédération de l'Aisne, Bruno Doyen a rappelé son attachement à une chasse raisonnée. « Nous ne nous autorisons des prélèvements que si nous avons une parfaite connaissance des espèces et des lieux. En 2008 la chasse à la perdrix grise a été fermée parce que sa reproduction était catastrophique, consécutive à des baisses de températures en période d'éclosion des œufs.
A contrario nous avons eu une excellente année pour le pigeon ramier, le gibier d'eau, le lapin de Garenne, les cervidés et le sanglier. Nous avons autorisé 8 000 prélèvements pour ce dernier ».
Dans le cadre du prochain plan triennal grand gibier pour parvenir à une baisse des populations, pour les sangliers, annuellement 5 820 prélèvements devraient être autorisés, 9 960 pour les chevreuils, enfin pour les cerfs 589 pour maintenir le cheptel et gérer ses populations satellites. Pour le petit gibier les prélèvements se feront en fonction des populations et des objectifs de densité. Pour la perdrix grise l'objectif est de 24,2 couples aux 100 ha, pour le faisan rien n'est encore défini, enfin pour le lièvre les objectifs visent à une augmentation des effectifs de 60 %.
Le président Moquet a attiré l'attention sur les dégâts causés par les lapins, rappelant qu'ils pouvaient être chassés toute l'année, sans chien ni fusil en période de fermeture. Après avoir rappelé que le 5 septembre prochain NaturAgora accueillerait le championnat du monde de colombophilie puis s'être félicité pour le gibier d'eau d'avoir été entendu par Jean-Louis Borloo, le président a suspendu les travaux.
OUVERTURES ET FERMETURES
- Ouverture générale : le 27 septembre à 9 heures, fermeture le 28 février 2010.
- Cerfs et biches : ouverture à l'affût et à l'approche ouverture le 1er septembre à 8 heures, fermeture le 26 septembre. ; battue ouverture le 27 septembre, fermeture le 28 février 2010.
- Chevreuils : ouverture à l'affût et à l'approche le 1er juin à 8 heures, fermeture le 14 août, battue ouverture le 27 septembre, fermeture le 28 février 2010.
- Sangliers : à l'affût et à l'approche ouverture le 1er juin à 9 heures, fermeture le 14 août ; battue ouverture le 15 août, fermeture le 28
GARDES PARTICULIERS
Des hommes au service de la chasse et de la pêche…
Commissionnés par un employeur qui peut être un président de société de chasse ou de pêche, voire simple propriétaire, le garde particulier assure essentiellement des missions de police dans le strict respect d'un cadre juridique, et pour lesquelles il reçoit une formation adaptée. Citoyen engagé dans une mission de service public, le garde particulier a le pouvoir dans le cadre de l'article 29 du code de procédure pénale de constater par procès-verbal les délits et contraventions de chasse ou de pêche portant atteinte à la propriété dont il a la garde. Pour cela, il est placé sous l'autorité du procureur de la République, et doit recevoir un agrément.
Une association en Côte-d'Or…
Il y a quelques années, et sous l'impulsion d'Alain Roche, les gardes particuliers se sont regroupés au sein d'une association, laquelle est aujourd'hui affiliée à la Fédération nationale des gardes de chasse particuliers.
A ce propos, l'association départementale souligne qu'elle souhaite représenter d'une manière générale l'ensemble des gardes particuliers, et ce, quel que soit le domaine dans lequel les missions sont exercées. C'est ainsi que l'association, qui au départ de sa création, intéressait uniquement le monde de la chasse s'est ouverte à la pêche. Cette ouverture à d'autres domaines de compétences se poursuivra. Aujourd'hui, la présidence de l'association côte-d'orienne est assurée par André Guillemier, lequel a présidé l'assemblée générale annuelle qui s'est tenue à Saint-Seine-l'Abbaye hier.
Les préoccupations des gardes particuliers restent évidemment le maintien de la reconnaissance officielle de leurs missions, (ce qui semble aujourd'hui acquis), mais aussi la jouissance de pouvoirs d'action légaux en vue de renforcer l'efficacité de leurs interventions.
Marc Voinson, chef du service départemental de l'ONCFS a insisté sur le respect du cadre juridique de ces interventions. Dominique Rigaud, administrateur et représentant la FDC 21 a souligné l'attachement des chasseurs à l'action des gardes, rappelant que la fédération assurait leur formation, sans compter le soutien financier qu'elle leur apportait.
Après l'adoption du rapport moral, et du bilan financier, le président André Guillemier s'est félicité d'une nouvelle initiative : l'appel aux donations. Les fonds ainsi récoltés ainsi, essentiellement auprès des entrepreneurs, et auxquels il convient d'ajouter ceux de la subvention de la FDC21, ont permis d'acheter du matériel (un ordinateur) et de réduire sensiblement le coût des uniformes. A ce sujet, ces uniformes qui permettent une identification formelle de la qualité des gardes, permet aussi de les différencier des agents de l'ONF (Office National des Forêts) et ou de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage).
Jean-Michel PETREAU
Bienpublic.com
Plusieurs centaines de chasseurs, réunis à Vals-près-Le Puy / Photo Romain Brusc
« Plus d'éthique dans la chasse. » C'est le credo de Louis Garnier, président de la fédération départementale. Samedi, l'Yssingelais l'a répété devant plusieurs centaines de chasseurs, réunis à Vals-près-le Puy, pour leur assemblée générale annuelle.
« Nos territoires peuvent accueillir un certain nombre d'animaux sans mettre leur équilibre en péril. Alors, stop à ces lâchers d'animaux que l'on ne peut sûrement pas appeler sangliers. Stop à cette course au record », a réagi Louis Garnier.
Sur la saison de chasse, les dégâts causés par cette espèce vont atteindre 150 000 euros, d'où l'importance de trouver un type de financement qui respecte la solidarité entre les chasseurs.
L'appel à la responsabilité lancé par le président de la Fédération départementale englobe : les efforts de gestion, le partage des territoires de chasse et les formations mises en place (organisation de battue, formation de chasse à l'approche, biologie et gestion des espèces).
Outre ces formations volontaires, la Fédération propose de préparer les candidats à l'examen du permis de chasse avec une journée théorique et une journée pratique.
Pour ceux qui le souhaiteraient, il est possible d'apprendre la chasse à l'arc, en partenariat avec Arc'chasse 43.
Au cours de cette réunion, Louis Garnier a évoqué ses attentes au niveau national : « Nous avons été dilués au cœur d'un grand ministère (Écologie, développement et aménagement durable). Cela n'est pas pour nous rassurer. Il est indispensable que les politiques prennent conscience de l'existence du monde rural et des chasseurs en particulier. Il faut des moyens tant humains que financiers. »
Les chasseurs ont aussi écouté l'intervention de Jean-Claude Ricci, directeur de l'IMPCF (Institut méditerranéen du patrimoine cynégétique et faunistique).
Celui-ci a évoqué la gestion des espèces : « Le lapin se développe souvent dans les endroits où il faudrait réduire sa présence. Et nous avons du mal à l'implanter dans les territoires où il n'est pas présent. »
Quelle que soit l'espèce, les chasseurs de Haute-Loire ont tout intérêt à apprendre à gérer les populations.
Les accidents causés par des animaux sauvages mieux indemnisés : le Loiret très concerné
Publié le 17 mai 2009 - 15:38
Les routes du Loiret sont régulièrement le théâtre d'accidents causés par les sangliers et, dans une moindre mesure, les cerfs.
695 accidents de la route avec des animaux sauvages ont été recensés dans le Loiret en 2008, ce qui place le département dans les douze les plus touchés. Les règles d'indemnisation ont changé, du coup les victimes affluent.
Avec 695 accidents enregistrés en 2008, le Loiret figure parmi les douze départements français les plus touchés par les collisions routières avec des animaux sauvages, cerfs, sangliers, chevreuils, renards et autres blaireaux. Pas étonnant à en juger par le nombre de routes départementales et nationales qui traversent des zones forestières denses et giboyeuses.
Or, les dossiers de demande d'indemnisation explosent au niveau national (33.378 en 2008 contre 11.223 en 2007) du fait d'une modification des règles d'indemnisation. Le nombre de dossiers pour 2008 pourrait même atteindre 35.000 selon le FGAO (Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages), puisque les automobilistes accidentés disposent de six mois pour faire leur déclaration, soit jusqu'au 30 juin 2009.
« Ce qui a changé », explique-t-on chez FGAO, « c'est qu'on indemnise désormais la franchise des automobilistes qui sont assurés "tous risques", de l'ordre de 300 euros, et qu'on prend en charge l'indemnisation de ceux qui ne sont assurés qu'aux deux-tiers. Donc, même à partir d'1 euro, les automobilistes sont remboursés ». Le FGAO constitue une « caisse » commune à toutes les assurances et spécialement dédiée à ces indemnisations. Du coup, les sociétés d'assurance contactées mardi avaient à peine connaissance de cette modification des règles d'indemnisation qui leur échappent.
296 collisions avec des sangliers en 2008 dans le Loiret
Pour être plus précis encore, sur les 33.378 accidents enregistrés en 2008, 36 % ont pour origine les sangliers, 17 % les chevreuils et 8 % les cerfs. Dans le Loiret, on estime que le sanglier est la première cause des accidents avec 296 collisions enregistrées, ce qui place le département dans les six premiers de France en terme d'accidentologie.
Des chiffres qui restent néanmoins difficiles à vérifier. « Fort heureusement, la plupart des accidents ne sont que matériels et nous ne sommes donc pas souvent appelés », explique ce pompier du centre départemental d'incendie et de secours. « D'autant qu'avant, il était interdit de ramener chez soi un animal percuté. Aujourd'hui, on le met dans son coffre, et on repart avec. La gendarmerie n'est plus appelée non plus. »
Fin janvier dernier, à Briare, sur le CD 952, un Saranais a heurté un troupeau de sangliers traversant la route. Un accident sans gravité heureusement. La voiture a été endommagée et les cinq bêtes blessées se sont enfuies dans les champs. Pour autant, certaines collisions avec le gros gibier peuvent avoir des conséquences parfois tragiques. En France, une trentaine de personnes meurent chaque année des suites d'une collision avec un sanglier ou un cervidé. La majorité des collisions a lieu entre 6 heures et 9 heures du matin et entre 18 heures et minuit, avec bien sûr une recrudescence à l'automne au moment du brame et des battues pour les cervidés, et pour les sangliers, à l'automne et en hiver.
Alors, soyez vigilants au moment de traverser les bois. Ce n'est pas le grand méchant loup qui vous guette, mais le gibier imprudent.
"On attend les 300 euros
L'accident est survenu fin janvier 2009. Hélène, jeune Orléanaise, était au volant de sa Clio sur une route de Touraine lorsqu'un cerf s'est immobilisé au beau milieu de la chaussée. « Je roulais à 90 km/h. J'ai freiné mais je n'ai pas pu éviter la collision. Le cerf est passé au-dessus de la voiture », se souvient la jeune femme. Résultat : tout l'avant du véhicule défoncé et tout juste la possibilité de « traîner » la voiture jusqu'au village le plus proche. S'ensuit après l'inévitable expertise pour évaluer le montant des réparations.
« L'expert a conclu que compte tenu de l'importance des dégâts, ce n'était économique pas rentable de faire réparer la voiture », poursuit Grégory, son compagnon. « L'assureur a racheté la voiture. Au départ, il s'est basé sur le rapport de l'expert et ne nous en proposait que 3.600 euros. Finalement, on a fait des recherches et des comparaisons et on a pu obtenir une indemnisation de 4.000 euros pour la voiture. Mais il a fallu argumenter et donner des exemples similaires pour faire pencher la balance ».
En revanche, le couple n'a toujours pas touché de la part du FGAO le remboursement de cette fameuse franchise de 300 euros, nouveauté depuis le 11 juin 2007. « On attend et on espère que ça ne tardera pas à arriver », conclut Grégory. Pour 2008, près de 16 millions d'euros ont déjà été consacrés par le FGAO à l'indemnisation des accidents provoqués par des animaux.
En Indre, la Fédération départementale des chasseurs tient son assemblée générale ce samedi. Baisse des effectifs et dégâts de gibier sont au cœur des préoccupations.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour la Fédération départementale des chasseurs. Après une « glandée exceptionnelle, l'an dernier », les adeptes du tir au fusil ont déploré une période de vaches maigres des fruits forestiers d'automne rarement observée. « On est passé d'un extrême à l'autre, résume laconiquement Valérie Giquel, la directrice. En 2007-2008, le gibier avait pu trouver tout ce qu'il lui fallait en forêt. Pour la saison 2008-2009, il a dû se rabattre sur les cultures des agriculteurs. Autant dire que les dégâts sont considérables. » Ce constat devrait être largement commenté lors de l'assemblée générale qui a lieu, aujourd'hui, à la salle des fêtes de Belle-Isle, à Châteauroux, à partir de 8 h 30.
Projections aléatoires
Pour l'heure, aucune estimation précise des dommages causés par le passage des cerfs, chevreuils, biches et sangliers n'a pu être réalisée. « En termes de volume, on sait juste que les parcelles de tournesols et de maïs ont été plus affectées que d'habitude, reconnaît Dominique Charpentier, la secrétaire du conseil d'administration. Heureusement, le prix des denrées a diminué sinon l'indemnisation des exploitants serait un véritable casse-tête ».
Car c'est à la Fédération qu'incombe le remboursement des dégâts. Et cette année, leur montant devrait être supérieur à la normale. « C'est pourquoi, nous incitons les agriculteurs à s'équiper en matériel de clôture pour limiter les destructions. Il en va de leur intérêt comme du nôtre. »
Le budget n'est évidemment pas extensible. « C'est un sacré exercice d'équilibriste !, reprend Valérie Giquel. Difficile de faire des projections quand on est tributaire de la nature, de la météo et de la délivrance des permis de chasse. » D'après les deux femmes, leur nombre est en baisse constante depuis une décennie. « De 1 % à 3 % suivant les saisons, précisent-elles. La mobilité des gens ainsi que l'élargissement de l'offre de loisirs ne sont pas étrangers à ce désintérêt. Seulement, le chasseur tient un rôle de régulateur social et environnemental. » Qui passe au second plan quand Dame Nature joue les avares.
À l’issue de la projection, Laurent Charbonnier a reçu les félicitations des invités pour son travail et celui de son équipe.
Le cinéaste solognot a consacré un documentaire aux chasses du domaine :
un sujet inédit traité avec esthétisme et brio.
Une cinquantaine d'invités ont découvert hier le nouveau film de Laurent Charbonnier au château de Chambord. Le lieu s'imposait puisque ce documentaire de cinquante-deux minutes destiné à la chaîne « Seasons » raconte la vie du domaine forestier, sous l'angle de la gestion de la faune sauvage.
Autour du château conçu comme un rendez-vous de chasse, le parc de cinq mille hectares héberge six cents cervidés (avant prélèvements annuels) le double de sangliers. On trouve aussi, à titre anecdotique, un troupeau de mouflons de Corse, et quelques balbuzards pêcheurs, une espèce qui aurait disparu du territoire national si elle n'avait trouvé à Chambord un sanctuaire pour s'y reproduire.
Sus aux idées reçues
Comment s'organisent la protection, mais aussi la régulation de ces espèces ? C'est le propos du film de Laurent Charbonnier. Le cinéaste solognot peut revendiquer un titre de fin connaisseur du domaine dont il a sillonné les allées et les sous-bois depuis qu'il est en âge de tenir une caméra. Il en a déjà filmé tous les habitants, à poils ou à plumes. Pour autant, le sujet de la chasse restait à traiter. Paradoxal, alors même que ce fut la première vocation du lieu.
Mais depuis que celui-ci a été classé en réserve cynégétique, en 1947, la question relève presque du tabou, voire du fantasme… « J'ai accepté tout de suite la proposition de Laurent » explique Philippe Martel, directeur de l'établissement public, « justement parce que ce film peut contribuer à combattre les idées reçues qui circulent sur la chasse à Chambord ».
Tirs de sélection ou panneautages, battues, collecte et étude des trophées : les agents du Domaine sont mobilisés tout au long de l'année pour des tâches d'une haute technicité. Même les invités des battues, qui ne sont pas seulement des « VIP » puisqu'on peut y croiser aussi bien des gens de la commune que de jeunes chasseurs ayant obtenu la meilleure note au permis, sont priés de tirer avec discernement.
Au-delà de son aspect documentaire, le film joue avec bonheur la carte esthétique. Rien que de très naturel sous la signature de Laurent Charbonnier qui a toujours su composer des images capables d'émerveiller les publics les plus blasés !
Diffusion prévue le vendredi 12 juin à 20 h 45 sur « Seasons ».
Saint-Gaudens. Les chasseurs sur leur 31 au Parc des expositions
Près de 500 chasseurs au Parc des Expositions. Photo DDM, H. C.
Villeneuve-de-Rivière et le Parc des Expositions du Comminges avaient été choisis par les chasseurs de la fédération départementale du 31 pour tenir leur assemblée générale 2009. Samedi matin, près de 500 personnes, venues de tout le département, étaient présentes pour écouter et approuver les divers bilans faits par le président Henri Bonnafé-Clauss et toute son équipe. Après le traditionnel accueil fait par le maire Jean-Yves Duclos et le président de l'ACCA de Villeneuve-de Rivière Éric Flous, aux personnalités et au public, le président Henri Bonnafe-Clauss a présenté l'ordre du jour, ce dernier s'est ensuite lancé dans un long rapport moral puis d'activités.
DES INQUIETUDES…
Dans son rapport moral, il a d'abord rappelé l'attachement pour le Comminges et la création d'un bureau secondaire FDC 31 à Villeneuve-de-Rivière, à la jonction de la plaine et de la zone montagne. Le président a poursuivi sur les événements majeurs de l'année cynégétique, soulignant qu'elle était à l'image de notre société, celle de toutes les interrogations. Des interrogations qui portaient sur cinq grands domaines : financier, moral, structurel, technique et humain.
Au plan financier, La chasse subit de plein fouet trois événements : la diminution du nombre de ses pratiquants (environ 15 000 chasseurs), l'augmentation des dégâts de gibier et l'érosion du pouvoir d'achat. Au plan moral, « la chasse est interpellée car elle n'a pas de vedette émoustillante à faire valoir ce qui attise les intérêts de ceux qui rêvent de la dominer ou de la détruire. » Au plan structurel, la révision générale des Politiques publiques nécessite une interrogation sur les moyens de mise en œuvre d'une politique nationale certes mais surtout cynégétique.
Sur le plan technique, validée au demeurant comme un loisir populaire, la chasse est devenue une ONG en entrant de plain-pied dans le débat scientifique tout en demeurant une passion. Enfin au niveau humain et au plan national, on compte 250 000 bénévoles et 1 300 collaborateurs qualifiés. « La chasse remplit ainsi sa mission environnementale, sociale, économique et culturelle. » L'AG s'est poursuivie par les rapports financiers, les cotisations fédérales, le compte rendu technique, les dates d'ouverture et clôture, les interventions politiques, agriculture et administration et la remise des diplômes et médailles.
Dégâts du grand gibier, situation de la perdrix grise, les sujets de préoccupation ne manquent pas pour les responsables de la fédération départementale
Face aux risques d'une nouvelle hausse de la facture des dégâts aux cultures, l'heure est plus que jamais à la prévention et à la vigilance...
Comment concilier le maintien de populations de sangliers à un niveau cynégétiquement attractif et la nécessité de maîtriser une facture des dégâts qui ne cesse d'augmenter avec le risque de mettre à mal les finances fédérales et le porte-monnaie des chasseurs ?
C'est le problème que doit résoudre la fédération départementale des chasseurs qui lors de son assemblée générale annuelle a mis une nouvelle fois en garde les chasseurs contre d'éventuelles dérives. Entendez par là les surpopulations dans certains secteurs et une prévention des dégâts insuffisante, qu'il s'agisse des clôtures électriques ou du refus de mesures de dissuasion notamment avant l'ouverture au bois.
Une facture de 270 000 €
Comme l'a souligné Claude Mercuzot, le président de la fédération, « il convient de rappeler que l'indemnisation des dégâts, si elle est légale, ne constitue pas une fin en soi, car si l'agriculteur sème, c'est pour récolter. Les finances fédérales, donc celles de l'ensemble des chasseurs, ne sont pas inépuisables surtout avec l'inexorable baisse du nombre des permis. Nous devons être capables de prendre nous-mêmes les mesures qui s'imposent avant qu'elles ne nous soient imposées. »
La réalité est qu'après une première hausse de la facture de 37 %, il faut faire face à une nouvelle hausse de 41 %, soit un montant global de 270 000 €. Le nombre des dossiers d'indemnisation est ainsi passé de 373 à 572 et si les dégâts sur céréales sont en baisse, il n'en est pas de même sur les maïs où c'est l'explosion. Heureusement que le coût des denrées a baissé car sur la base de la campagne précédente, ce sont 130 000 € supplémentaires qui auraient dû être déboursés. « Heureusement que la fédération a su être prévoyante », s'est félicité Claude Mercuzot.
9 000 sangliers au tableau
L'heure est donc à la vigilance et on espère que le tableau de chasse record de 9 000 sangliers la saison passée aura fait son effet. À moins qu'il ne soit que le reflet de populations pléthoriques…
En attendant, les craintes pour 2009 sont bien réelles que ce soit en raison des dégâts déjà constatés ou de l'absence de nourriture en forêt faute de glandée l'an passé. Pour maintenir la situation sous contrôle « la fédération saura comme à son habitude prendre ses responsabilités », a conclu Claude Mercuzot sur ce chapitre.
Agrifaune : un espoir pour le petit gibier
Autre sujet majeur à l'ordre du jour de l'assemblée générale, la présentation des opérations menées dans le cadre de l'opération Agrifaune à l'intention du petit gibier qu'il convient de ne pas oublier malgré une situation moins florissante que celle du grand gibier.
Solène de Pontbriand, chargée du dossier à la fédération régionale des
chasseurs, a rappelé qu'Agrifaune visait à « instaurer et dynamiser le dialogue avec le monde agricole ». Parmi les projets qui font l'objet d'expérimentation, faire que les cultures intermédiaires destinées à piéger les nitrates soient plus favorables à la faune tout en étant agronomiquement utiles à l'agriculteur. Des mélanges de plantes ont été testés notamment sur un site à Épagne.
Autres projets à l'étude dans le cadre d'Agrifaune, l'implantation dans les plaines désertiques de « bouchons » de 4 m2 à raison d'un pour 1 0 hectares ou encore l'utilisation des mesures compensatoires des parcs éoliens qui présentent des opportunités pour la biodiversité. Autant d'orientations qui ne laissent pas insensible le monde agricole qui se voit par ailleurs imposer des mesures environnementales. Il y a peut-être un terrain d'entente à trouver. Faudra-t-il encore que tout cela soit financièrement compatible et là c'est une autre histoire…
La fédération départementale des chasseurs a tenu son assemblée générale. Les conséquences de la tempête inquiètent.
Les chasseurs sont venus en nombre assister à l'assemblée générale. Photo DDM, Nedir Debbiche.
« Maintenant les cerfs s'installent. A Condom et Gazaupouy, des femelles ont mis bas. On a eu des témoignages parlant de deux faons dans le Gers », dit Jocelyn Moreau, directeur de la fédération départementale des chasseurs du Gers. Bien sûr ce n'est pas la première fois que des cerfs ou des biches se font voir dans le département. Entre les animaux échappés d'élevage et ceux qui viennent des Hautes-Pyrénées et du Lot-et-Garonne, cet animal vivant dans les massifs forestiers passait dans le Gers mais on n'avait pas encore eu la confirmation de naissances. « Quand il y a reproduction, on peut penser que les femelles vont s'installer », souligne Jocelyn Moreau. Le sujet a été évoqué lors de l'assemblée générale de la fédé qui s'est tenue au Mouzon, à Auch. Il sera également débattu au sein de l'instance. « La question est : est-ce qu'on veut qu'il rentre dans le département et est-on prêt à payer les dégâts ? », poursuit le directeur. Car la bête, bien que plus majestueuse est à peu près aussi délicate pour les cultures que le sanglier. Celui-ci résidant de longue date des prés gersois aurait vu sa population se stabiliser l'an dernier après le bond démographique de 2007. Reste qu'il n'y a pas vraiment de moyens d'estimer sa population comme cela existe pour le chevreuil. Néanmoins, le montant de ses dégâts sur les cultures a baissé (111 346 € contre 266 561 €), une conséquence de la baisse des cours des céréales car les surfaces dégradées sont restées globalement les mêmes. Le nombre de dossiers de demande d'indemnisation a lui aussi baissé : les semis ont levé plus vite et la récolte a été plus tardive… après l'ouverture de la chasse.
Mais l'évolution des populations n'a pas été le seul point abordé lors de cette AG. Le président Serge Castéran, est revenu sur deux sujets qui ont marqué l'actualité de ce début d'année, à commencer par la révision des nuisibles qui avait ôté les martres et belettes. Non que le Gers soit vraiment concerné mais les chasseurs savent avoir la solidarité nationale. Les bestioles ont été réintégrées à la satisfaction des chasseurs. L'autre sujet est plus local, ce sont les conséquences de la tempête Klaus. « Il y a eu les destructions de palombières. Et le forestier est très morcelé dans le Gers. Le risque est qu'on ne déboise pas ce qui a été détruit, ce qui servira d'abris aux sangliers », ajoute Jocelyn Moreau.
14000 chasseurs
Dans ce département rural qu'est le Gers, la chasse reste un loisir prisé. Il y a en effet 14 000 chasseurs. « Notre moyenne d'âge est de 55 ans mais elle n'augmente pas car les gens se mettent à la chasse vers 40 ans », précise Jocelyn Moreau. Les effectifs eux aussi restent stables à l'exception de ceux des chasseresses qui ne cessent d'augmenter. Certes, elles ne sont que 400. Le nombre de chasseurs à l'arc est lui aussi en augmentation. « Et c'est une chasse qui est mieux acceptée des non-chasseurs car la barrière de l'arme n'existe plus », ajoute le directeur de la fédération. Dans le Gers, les choses se passent globalement plutôt bien. La fédé a d'ailleurs engagé des actions en partenariat, avec des acteurs environnementaux comme Arbres et paysages sur les haies, le CPIE pays gersois sur l'inventaire des mammifères…
Les chasseurs, "gestionnaires des espaces et des espèces"
DR
P armi les dossiers "brûlants" à l'ordre du jour de l'assemblée générale annuelle des chasseurs des P.-O., celui du pigeon ramier, ou de la palombe, était très attendu par les 300 chasseurs présents hier dans la salle. Compte tenu de la suspension faite par le juge des référés de Montpellier de classer la palombe "oiseau nuisible", Guy Esclopé, le président de la fédération départementale des chasseurs, a souhaité réagir à cette décision. Explications.
Quel est votre sentiment vis-à-vis du refus de classement de la palombe en tant qu'animal nuisible ?
Je pense qu'il est dans l'intérêt de tous de chasser la palombe au mois de mars sur notre territoire. Or, la qualification de "nuisible" n'a pas été accordée, selon l'argument que l'on ne constate pas de dégâts sur les cultures. Mais
cette décision n'est pas logique. Les dégâts sont peut-être ailleurs, hors du département mais il faut néanmoins réguler ici, en chassant la palombe pour endiguer les dégâts qu'elles provoquent.
Quelle est le prolongement de cette affaire ? Il faut maintenant lancer une étude sur l'ensemble des nuisibles. Car la régulation de la palombe passe par une nouvelle rédaction du code de l'environnement en matière de classification car en l'état actuel des textes, on ne peut rien faire. Autrement, nous sommes aussi en contact avec les responsables du patrimoine cynégétique et faunistique qui sont prêts à s'impliquer, d'une part dans la rédaction d'un dossier d'inventaire des dommages causés en France et ailleurs, d'autre part dans la définition des couloirs migratoires propices à une régulation tout au long du parcours migratoire des espèces.
Dans un autre registre, quelle est le bilan de la régulation des sangliers ?
Nous avons fini la saison 2008-2009 avec un total de 8 200 sangliers abattus par les chasseurs regroupés dans les ACCA ou AICA des P.-O. Ce chiffre est en diminution par rapport à l'an dernier où la barre des 10 000 sangliers avait été franchie. Néanmoins, le problème reste entier. Les sangliers sont très nombreux. Quand on chassait il y a 20 ans en arrière sur Saint-Paul, par exemple où nous nous trouvons, eh bien, ce sont une vingtaine de bêtes qui étaient tuées. Désormais, le chiffre est passé à 200. Il faut savoir également que chaque année, les sangliers provoquent 125 000 euros de dégâts dans l'agriculture locale.
En conclusion, comment se porte la chasse dans les P.-O. ?
Il faut déjà rappeler au public que les chasseurs sont les gestionnaires des espaces et des espèces. Avec un objectif de régulation des animaux et de protection de la nature. Et les 9 000 chasseurs participent à cette action.
Propos recueilli par M. M.
Source : Midi Libre
Daniel Leheup et Petrus, une complicité recompensée par deux titres de vice-champion de France au concours Saint-Hubert. (photo a. f.)
Contrairement à ce que laisserait entendre une formule destinée à maîtriser l'élocution, le bon chasseur serait celui qui sait chasser avec son chien. « Le plaisir de la chasse ne passe que par le chien, sans cela ce n'est pas captivant », affirme Daniel Leheup, deux fois vice-champion de France du concours Saint-Hubert avec spaniel, en 2006 et 2008.
Une épreuve qui a débuté dans les Landes, à Herm, il y a une trentaine d'années et dont la finale nationale se déroule traditionnellement à Rambouillet en décembre. Avec comme principe de sanctionner un parcours de chasse complet où la complicité entre le chasseur et son chien compte beaucoup, tout comme le respect des règles de sécurité. « Le but de ce concours est de valoriser les bonnes pratiques de chasse. Chaque année, les sélections dans les départements sont précédées d'une journée de formation », précise Michel Cassagne, secrétaire national de la FCSH (1).
Une épreuve que ne connaissait pas Daniel Leheup, jusqu'à ce qu'une finale des Landes soit organisée à Escource en 1992, tout près de Commensacq, où ce Normand d'origine avait décidé de s'installer pour prendre sa retraite, « dans un endroit où il fait bon et où l'on peut chasser », confie-t-il avec un sourire malicieux.
60 années de pratique
Première participation avec un braque français, Irun, et premier titre de champion des Landes en 1992 pour Daniel Leheup qui avoue s'être pris au jeu depuis. Au point de se présenter dans deux catégories différentes : avec un chien d'arrêt, Patrol, un braque français, et avec un spaniel, Petrus. Et de se classer dans les deux catégories à l'issue des finales régionales l'hiver dernier. À 76 ans, et après 60 années de pratique, sa passion de la chasse et des chiens est toujours vivace : « J'ai eu plus de facilité avec le braque français qu'avec le spaniel. Un chien moins spectaculaire mais terriblement efficace, avec aussi un bon rapport. Les spaniels n'hésitent pas à rentrer dans les endroits les plus difficiles comme des ronciers touffus. C'est une chasse différente et plus physique, mais c'est une chasse plus gaie ».
Daniel Leheup explique ses performances en concours Saint-Hubert par son habitude du terrain. « Si cela reste une compétition, je ne ressens pas trop le stress de l'épreuve parce qu'on y privilégie un comportement naturel en situation de chasse », précise-t-il.
Complicité
L'essentiel de sa réussite tient surtout à la complicité qu'il entretient avec ses chiens et à leurs qualités. Si les éleveurs landais entretiennent de bonnes souches qui peuvent donner satisfaction à beaucoup de chasseurs, il faut néanmoins apporter beaucoup d'attention au dressage. L'écoute, une quête intelligente obtenue en faisant chasser sur des biotopes différents, comme le rapport, réclament un travail quotidien et « rien n'est jamais gagné avec un chien » prévient Daniel Leheup.
Il y a toutefois des moments de satisfaction, comme à la chasse, lorsque le chien regarde son maître, scrutant ce qu'il attend de lui, avant de repartir. Ou bien, lors de la dernière finale régionale regroupant 13 départements pour une compétition très relevée, à Fargues-sur-Ourbise, lorsque son spaniel, Petrus, « fait un parcours de rêve » leur ouvrant de nouveau les portes du championnat de France.
(1) Fédération du concours Saint-Hubert, association indépendante qui est un trait d'union entre la Société centrale canine et la Fédération nationale de la chasse.
En flânant un soir sur le chemin bordant le lac de Plazac, un couple de promeneurs a été intrigué par des cris stridents et des mouvements d'eau provenant de l'eau.
Surpris, ils ont aperçu un chien gris foncé qui se débattait avec un malheureux chevreuil. Celui-ci, épuisé par la traversée du lac, a été tué de quelques coups de crocs.
Des témoins impuissants
De l'autre côté de la rive, un autre chien noirâtre attendait, comme pour aider son confrère. Il a plongé, à son tour, dans l'eau et, en quelques minutes, tous deux ont ramené leur proie sur la rive.
Ainsi, ce pauvre chevreuil épuisé par la traversée du lac a aussitôt été égorgé et éventré par les deux molosses. Devant ce spectacle de désolation, les promeneurs ont fait fuir les carnassiers, mais il était trop tard pour sauver la malheureuse chevrette d'une mort atroce. Le mal était fait et, de plus, cette maman allait mettre bas deux petits chevreaux.
Après plusieurs carnages d'animaux domestiques (moutons, agneaux, volailles) sur la commune, cette fois, ce sont des animaux sauvages qui sont la proie de ces chiens errants. « À quoi faudra-t-il que ces chiens s'attaquent pour que leurs propriétaires réagissent », se demandent les habitants.
Les chasseurs des Alpes-Maritimes réclament des tirs au loup
Les chasseurs des Alpes-Maritimes se sont réunis hier à Menton en présence des élus locaux mais également du directeur du Parc National du Mercantour, Alain Brandeis. : Photo Olivier Poisson
«Les prélèvements de loups, ça ne marche pas. Tôt ou tard, il faudra que cette espèce soit gérée comme les autres. » Bernard Baudin, le président de la fédération départementale de la chasse des Alpes-Maritimes, a motivé ses « troupes », hier, lors de l'assemblée générale annuelle qui s'est tenue à Menton. Et si les chasseurs des vallées du haut Var, de la Tinée, de la Roya, du pays grassois ou encore du « lointain » Estéron avaient fait le déplacement en force chez leurs amis mentonnais, ce n'était pas pour faire de la figuration. Derrière leur président départemental, ils ont maintenu leur position de gardiens du temple cynégétique en revendiquant leur rôle de gestionnaires de la faune sauvage.
Bernard Baudin a relevé : « Si l'état de conservation du loup en France est scientifiquement reconnu, il n'y a pas pour autant nécessité d'en améliorer la pénétration, d'agrandir les surfaces d'évolution ou ses populations. Aujourd'hui, onze départements sont touchés. La donne a changé. Désormais, la régulation doit être assouplie. » Un peu plus tard, au cours des débats, plusieurs présidents de sociétés locales, en haute Tinée notamment, se sont émus : « Ce qui est en train de se passer dans la vallée avec le loup est très grave. Nous devrions pouvoir intervenir pour réguler dans le périmètre du parc national. »
Effectifs en baisse, motivation en hausse
Paradoxalement, ces éclats de voix du monde de la chasse interviennent à un moment où les effectifs de « fusils » sont en baisse.
Le président du conseil général Éric Ciotti, qui était présent, a battu le rappel : « Cette chasse populaire et démocratique doit être préservée. Sinon, il y aurait un... déséquilibre entre les espèces ! Le poids de la chasse va diminuer et c'est inquiétant. Il ne faudrait pas que, dans le futur, cette activité se résume à des chasses privées. Préserver la qualité de la ruralité, c'est donner sa place au chasseur. »
C'était joindre la parole au geste. Pour l'exercice passé, le budget de la fédération laisse apparaître un soutien financier du conseil général des Alpes-Maritimes de près de 75 000 euros.
À peine de quoi combler le déficit du poste représenté par les dégâts des gros gibiers aux agriculteurs.
Près de 200 dossiers ont été examinés l'an dernier pour un montant de réparation s'élevant à 200 000 euros.
Bernard Bonne et Gérard Aubret ont signé une convention de partenariat dans le domaine de la préservation des milieux
/ Pierre-Jean Teyssier
Samedi, la fédération des chasseurs de la Loire a tenu son assemblée générale à Montbrison et rappelé qu'elle est devenue un acteur incontournable de la protection de la nature
Les temps de la chasse-cueillette, puis de la chasse-loisir semblent révolus. Aujourd'hui les chasseurs revendiquent le statut de gestionnaires du milieu naturel. Entre le tout protection et le tout production, ils se veulent les garants de la préservation de la faune. Leur assemblée générale annuelle permet de dresser un bilan exhaustif de leurs actions.
La présence de Pierre Soubelet, préfet, Bernard Bonne, président du conseil général, Dino Cinieri et Jean-François Chossy, députés, ainsi que de nombreux élus, atteste de l'importance que revêt l'activité cynégétique pour les pouvoirs publics. Gérard Aubret, président de la fédération, veut et aime se battre pour défendre la chasse :
« je sais que pour certains élus le mot chasse est difficile à prononcer mais en 35 années d'enseignement, j'ai vaincu bien d'autres dyslexies (...) 250 000 bénévoles engagés, 1 300 collaborateurs qualifiés (NDLR : au niveau national), c'est ainsi que la chasse remplit sa mission environnementale, sociale, économique et culturelle. Notre réseau repose sur l'engagement militant mais dans ce domaine également une mutation est en cours. Les élus de la chasse commencent à enregistrer l'essoufflement du bénévolat. (...) La défense de nos activités doit se faire avec les valeurs de notre temps». Même si la moyenne d'âge de l'assistance semble progresser inexorablement au fil des saisons, Gérard Aubret croit à l'avenir de la chasse : «il faut aider les jeunes à intégrer nos rangs vieillissants, développer l'éthique de la chasse et donc le gibier naturel. Il est nécessaire de travailler encore plus sur le petit gibier, former les chasseurs à la sécurité, structurer les associations et les associer étroitement à la fédération. Enfin, il faut communiquer c'est à dire écrire, expliquer, écouter, photographier, filmer et publier.»
Pour clore la réunion, Bernard Bonne et Gérard Aubret ont signé une convention de partenariat dans le domaine de la préservation des milieux. En effet, depuis quelques années, la fédération des chasseurs apporte un appui technique au conseil général en matière de faune sauvage sur les espaces naturels sensibles départementaux avec par exemple des opérations de suivis de populations d'oiseaux sur les étangs. En retour, la collectivité est partenaire du programme de plantation de haies conduit par les chasseurs, les 20 kilomètres plantés la saison dernière représentant un record. Le conseil général subventionne également les installations de la réserve de Biterne avec notamment l'aménagement d'un espace d'accueil. Enfin, il a contribué à hauteur de 394 647 euros à la réalisation du domaine de la Croix Bouquin à Neulise, site de formation des chasseurs ligériens.
C'est la première fois que les pompiers effectuaient ce genre d'intervention. Un chevreuil, apeuré, avait sauté dans la Lys et il n'avait pas
d'accès pour remonter. Il a fallu le capturer au lasso et le guider jusqu'à une échelle de la berge pour pouvoir enfin le remonter.
L'animal vient certainement de Belgique et il s'était installé au complexe sportif depuis une quinzaine de jours si on en croit quelques promeneurs. Hier, en fin de matinée, il est sorti du bois mais a vite étérepéré. Il a aussitôt pris la fuite en se jetant à l'eau. Il a nagé le long des berges, traversant à plusieurs reprises la Lys. Il cherchait désespérément un endroit pour remonter sur la terre ferme.
Entre temps, les pompiers avaient été appelés. Ils ont suivi l'animal tandis qu'une embarcation était demandée par radio. Pour éviter que l'animal ne se noie par épuisement, ils ont cependant essayé de l'attraper avec un lasso. Tenu en laisse, le chevreuil a été guidé jusqu'à une des échelles de la berge.
Là, plusieurs hommes ont réussi à remonter cet animal qui pèse une cinquantaine de kilos. Ils ont lié les pattes du chevreuil, épuisé. Bien leur en a pris car celui-ci a retrouvé très vite ses forces et ils ont eu du mal à le faire tenir dans la camionnette. Finalement, l'animal a été transporté au parc du château de Nieppe où il a retrouvé une semi-liberté.
« La chasse a complètement changé. » C’est une petite révolution, résumée par cette formule du président de la fédération, Guy Harlé d’Ophove, qui vient de s’opérer en quelques années dans le monde des chasseurs de l’Oise. Les titulaires du permis ne se contentent plus aujourd’hui de partir, fusil en bandoulière, le dimanchematin.
Ils veillent désormais chaque jour de l’année sur leur environnement. C’est en tout cas ce que tendent à démontrer les chiffres présentés hier lors de l’assemblée générale de la fédération qui avait lieu à Nogent-sur-Oise.
Aujourd’hui, 70%de la surface agricole du département est couverte par une convention de gestion. C’est-à-dire que les spécialistes de la fédération, avec l’aide des bénévoles du coin, gardent un œil attentif sur la faune locale et ses conditions de vie. Les agrainages en plaine et les opérations de comptage ponctuent désormais le calendrier des zones rurales. « Tout cela s’effectue sur la base du volontariat, souligne Guy Harlé d’Ophove. Nous voulons que les chasseurs se réapproprient la terre. C’est en les convainquant que ces mesures sont indispensables que cela peut marcher. Nous rendons toutes ses lettresdenoblesse à lachasse. »
Le petit gibier particulièrement protégé
La fédération pilote désormais 215 conventions, principalement axées sur le perdreau, le lièvre ou le faisan, auxquelles il faut ajouter 19 groupements d’intérêt cynégétique (gestions de grandes surfaces pouvant aller jusqu’à 6 000 ha). « Nous avons un peu été victimes de notre succès, nous ne pensions pas que les gens réagiraient de manière aussi positive », se réjouit le président en reconnaissantque la fédérationest arrivée aumaximum de ses possibilités. Il faut maintenant entretenir la vitalité de ce réseau qui participe souvent à l’animation des villages. « Les comptages donnent en général lieu à des banquets très festifs en fin de journée ! » C’est aussi pour cela que la fédération s’attache en priorité à préserver le petit gibier. « Nous voulons conserver une chasse populaire dans ce département, explique Guy Harlé d’Ophove. Il faut une chasse qui ne soit pas trop lourde financièrement. »
L'assemblée générale annuelle de la Fédération départementale des chasseurs de la Corrèze (FDC 19) s'est tenue hier, à l'Espace Ventadour d'Egletons. Pas moins de 800 chasseurs avaient répondu présent, pour valider les différents rapports.
Claude Bounaix a tout d'abord évoqué le grand gibier et les différentes opérations de suivi et de comptage effectuées l'an dernier, essentiellement sur le cerf. Pour cette même espèce, « en 2007-2008, le taux de réalisation du plan de chasse en Corrèze a été de 90 %, contre 74 % au plan national », s'est satisfait le secrétaire fédéral.
Pour le petit gibier, « de nouvelles orientations vont être définies pour redévelopper les populations [?] » dès le printemps 2010. La martre, qui avait été retirée de la catégorie des nuisibles en décembre 2008, vient d'y être reclassée.
57 % des adhérents territoriaux ont réalisé la cartographie de leur territoire, « ce qui a permis de clarifier la structuration [?] et même de récupérer de nouveaux droits de chasse », a rappelé Claude Bounaix.
Par ailleurs, le prochain contournement Nord de Brive a été évoqué, puisqu'il « n'est pas prévu de grillager alors qu'une faune importante colonise ce secteur et risque de provoquer des collisions ». François Hollande a précisé à la fin de l'Assemblée générale qu'il veillerait à ce que tout soit mis en 'uvre pour régler cette situation.
Alors que la baisse du nombre de chasseurs « se poursuit inexorablement (Roger Leyrat), Claude Bounaix a insisté sur le fait que « faire découvrir et apprécier [notre] loisir pour recruter de nouveaux participants » était un des principaux objectifs.
Avec un permis de chasser national unique, la fédération départementale espère mettre fin au nomadisme des chasseurs.
Premier permis à moitié prix
Le président de la fédération départementale de chasse, Yves Moulière, est préoccupé par la baisse du nombre de chasseurs. En 2008, il compte une baisse de 235 en Mayenne. Pour endiguer cette désaffection et attirer de nouveaux chasseurs, le premier permis coûtera moitié prix.
Un permis national unique
La loi instaure un permis national unique avec un timbre grand gibier national unique. «Celui qui valide un permis national en Mayenne paiera le même prix que s'il le validait en Corse ou dans d'autres départements à cotisation fédérale plus faible. Il n'aura pas à cumuler timbre grand gibier national avec timbre grand gibier départemental.»
Le président espère que le nomadisme des permis et la recherche des départements moins chers avec validation par Internet seront ainsi limités. Plus de 100 chasseurs mayennais, parmi ceux qui ont réglé une participation aux frais du carnet prélèvement lièvre ou bécasse, avaient opté pour un autre département, dont la Corse.
Formations
Parmi les nombreuses formations proposées : gardes chasse particuliers, attestation de meutes, piégeurs, réglementations et munitions alternatives, permis accompagné, permis de chasser.
Saison médiocre pour le petit gibier
La saison 2008-2009 a été médiocre pour le petit gibier, à la suite d'un printemps froid et pluvieux. Pour le gibier d'eau, il y a eu une mauvaise reproduction du colvert. La fin de la saison a été perturbée par la vague de froid. Autre raison avancée: « Une suspension pour le moins discutée de la chasse de tous les oiseaux, réduite à une semaine au lieu de deux.»
Le sanglier se porte bien
La fédération constate que le grand gibier et le sanglier continuent de bien se porter et de causer des dégâts. 2 050 sangliers ont été tués, soit 400 de plus que l'an dernier. «Nous espérons une diminution des dégâts.»
Baguage des canards plongeurs
Unique en Europe, un suivi scientifique est mené sur des étangs et porte sur les canards plongeurs. Il s'agit de déterminer, sur trois ans, comment s'opère la dispersion et la variation des risques de mortalité des canetons et de la cane en situation naturelle. Les canetons sont capturés et munis d'émetteurs radio.
Projets pédagogiques
Une convention entre la fédération et le lycée Rochefeuille (Mayenne),signée en janvier 2009, a pour objectif de faire découvrir aux élèves la gestion cynégétique en les faisant participer au suivi des populations de gibier et à des séances de baguage de la bécasse des bois.
Henri Sabarot en discussion avec Victor Alcaraz. (PHOTO J.-M.D)
La Gironde est le département de France qui recense le plus grand nombre de chasseurs avec 48 512 permis validés au cours de la saison 2008-2009. Hier, lors de l'assemblée générale de la Fédération départementale, quelque 600 délégués d'associations, agriculteurs et sylviculteurs, tous acteurs principaux de la nature, sont venus témoigner leur attachement à cette ruralité qui est au coeur de leur passion.
« 2008-2009 s'inscrit dans la catégorie des bonnes années, a indiqué le président de la Fédération, Henri Sabarot. Et cela, bien que deux événements marquants, la tempête Klaus et le coup de froid, aient apporté une ombre au tableau. »
D'une manière générale, le gibier a été présent, qu'il s'agisse des migrateurs (palombes, bécasses, plus nuancé pour les grives), du petit gibier sédentaire (on reparle de souches de faisans), mais aussi du grand gibier (sangliers, chevreuils et cerfs) en constante augmentation.
« Plus de 100 000 ha de forêt ont disparu en en dix ans, soit 1/7e du territoire chassable dans notre département », a lâché, dans un soupir, le vice-président Victor Alcaraz.
92 % reconduisent
Auparavant, le président du Conseil régional, Alain Rousset avait insisté sur l'importance de la forêt en Aquitaine, rappelant qu'il s'agit de la première forêt cultivée d'Europe.
Alain Videau, responsable de la commission palombe à la Fédération est revenu, non sans une certaine émotion, sur le passage de Klaus qui a touché 2 012 palombières sur les 3 277 recensées en Gironde. « 92 % des chasseurs vont repartir, les autres pensent arrêter. » Soit une centaine environ. La maladie bleue a encore de beaux jours devant elle.
Les fédérations départementales tissent des liens pour mieux partager "l'utilisation" de l'espace.
Quand un randonneur se retrouve nez à nez avec un chasseur, le ton monte en général assez rapidement. Ce n'était pas le cas, samedi, au mas Dieu, à Montarnaud, près de Montpellier, où les deux fédérations départementales avaient choisi de se rencontrer sous le signe du dialogue.
Ce rapprochement, initié il y a deux ans déjà, s'est concrétisé de plusieurs façons. Des rencontres entre représentants des instances départementales ont eu lieu notamment lors de leurs assemblées générales respectives.
Une plaquette commune, appelant au partage de l'espace, a été éditée à 50 000 exemplaires. Le premier pas n'a pas été facile, reconnaît volontiers Michel Bessière,
président du comité départemental de la randonnée. « La présence d'un chasseur lors d'une AG a suscité quelques remous la première fois. » Les mentalités ont, depuis, évolué. Le dialogue a permis de dissiper certaines idées reçues.
Et sur le terrain ? « Faire évoluer les esprits prendra du temps, concède Robert Contreras, secrétaire général de la Fédération des chasseurs de l'Hérault. Nous prônons le respect et la concertation lors des réunions que nous tenons régulièrement avec les Dianes locales. »L'objectif commun est de parvenir à un partage de l'espace en bonne intelligence. « Personne ne doit se l'approprier. Le chasseur a un droit de chasse et l e randonneur un droit de passage », rappelle Robert Contreras.
Chasseurs et randonneurs, avec l'aide des municipalités, veillent aussi à ce que les chemins communaux ne soient pas spoliés par des propriétaires privés. Leurs adhérents sont également bien souvent les seuls à assurer l'entretien de la nature. Leurs activités respectives évitent au milieu, déserté par les troupeaux, de se fermer davantage. Ils doivent aussi jeter un pont avec les pratiquants d'engins motorisés toujours plus nombreux sur les sentiers...Chasseurs et randonneurs se sont donc trouvé bien des points communs. Ce qui ne les a pas empêchés de soulever des questions qui fâchent. Exemples : la sécurité ou le balisage « hétérogène et peu discret » des postes pour les battues aux sangliers.
A l'issue de cette journée, durant laquelle la vingtaine de participants a appris à mieux se connaître, plusieurs pistes ont été évoquées : opération commune de nettoyage , participation de randonneurs aux modules de l'école de chasse. Il a surtout été décidé de multiplier les efforts pour sensibiliser les 25 000 chasseurs et 4 000 randonneurs affiliés de l'Hérault (10 000 au total) et les rapprocher.
Châteauroux. Le 9e Rendez-vous des cerfs s'est achevé hier dimanche. Xavier
Legendre, son organisateur, en est reparti satisfait.
Les visiteurs du 9e Rendez-vous des cerfs, qui s'est tenu ce week-end à Belle-Isle, à Châteauroux, en ont pris plein les yeux ! Imaginez : pas moins de 700 trophées et autres daguets y étaient exposés, qui couronnent une année de chasse exceptionnelle en ce qui concerne les cervidés. « Ceci est consécutif à deux faits, explique Xavier Legendre, organisateur de la manifestation. Il y a eu une attribution en hausse et un taux de réalisation exceptionnel. Les chasseurs se sont bien impliqués, la hausse de la population des animaux se confirme et l'absence de glandée a favorisé une dispersion plus tôt dans l'année. »
Que les circonspects ne s'alarment pas : le Rendez-vous des cerfs est autre chose qu'une simple exposition de trophées. « C'est la passion du cerf qui prévaut, et cela se traduit par des vidéos, des expositions de photographies et la présence d'artisans qui ont la culture du cerf. »
Bien entendu, difficile d'aborder un tel événement sans parler de la chasse en elle-même de ces animaux que beaucoup disent en voie d'extinction. « Ceci est totalement faux, précise Xavier Legendre. Au contraire, j'affirme que la population des cerfs est en nette augmentation, malgré nos efforts pour la réguler. Nous avons pour objectif la pratique des trois tiers (tuer un tiers des mâles, des femelles et des jeunes) correspondant au renouvellement estimé tous les ans, mais nous n'avons que des indices pour estimer les vrais chiffres de la population. Quoi qu'il en soit, nous avons la certitude, à travers nos études, que les cerfs restent présents en très grand nombre dans le département. » Voilà qui promet pour la dixième édition du rendez-vous !
A L'assemblée générale de la fédération des chasseurs
Cotisation sanglier : du nouveau
Plus de 600 personnes ont assisté hier à l'assemblée générale de la fédération de chasse. Les chasseurs votaient un nouveau mode de cotisation pour le sanglier.
Les bonnes places sont toujours chères lors de l'assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs de la Côte-d'Or. Hier, ils étaient encore plus de 600 hier au palais des Congrès de Dijon. Le temps fort du milieu cynégétique local organisé en marge de l'exposition annuelle des trophées de grand gibier (voir ci-dessous). Une fois les comptes et le budget (approuvés à l'unanimité) les bilans de la saison écoulée effectués(*), l'assemblée s'est penchée sur la nouvelle campagne 2009/2010.
Bracelet variable
Avec un changement majeur : la fin du bracelet unique pour le sanglier et la mise en place d'un bracelet variable qui prendra en compte les dégâts listés sur trois ans sur un territoire donné. Concrètement, les 46 sous-zones du département se répartiront selon trois couleurs (et trois prix de bracelets) qui varient selon l'intensité des dégâts.
Pourquoi un tel changement ? « Le prix moyen du bracelet de 55 euros pour l'année 2008/2009 était certainement un prix maximum », a expliqué Pascal Sécula, le président de la fédération. « Du fait de l'augmentation des dégâts (+ 550 000 € pour atteindre 2 M€ au budget 2009/2010) et qui reste une hypothèse basse, et bien que nous anticipions un effet minorant des clôtures électriques entretenues par les chasseurs (- 200 000 €), nous avons dû activer la redevance territoriale en complément de la variabilité des bracelets. »
Pascal Sécula a ajouté être « conscient » de l'effort financier supporté par tous les détenteurs des plans de chasse en 1re année, précisant ensuite que ce nouveau système « permettra, dès la seconde saison, à chaque responsable de territoire, d'adapter sa gestion cynégétique selon ses objectifs. » Les différents critères seront réactualisés à chaque évolution annuelle du montant des dégâts et des attributions.
La fédération proposait hier trois solutions au vote des chasseurs. Celle qui a recueilli le plus de suffrages consiste à un financement pris en charge à 50 % par les bracelets et 50 % par un système de redevance, dont le montant est défini en fonction des densités d'animaux à l'hectare.
Les bracelets des zones définies sont moins chers (zone verte : 30 €, orange : 35 € et rouge : 40 €) que ceux des autres solutions proposées mais la taxe territoriale est un peu plus forte concernant les secteurs boisés. Autre redevance territoriale à y ajouter (si nécessaire) : celle concernant les secteurs de plaine en plan de chasse (prairies, cultures) évaluée à 0,10 € par hectare.
« En votant cette solution, les chasseurs montrent qu'ils sont des gestionnaires responsables de leurs territoires », a conclu Pascal Sécula.
Détail des cotisations :
Affiliation des titulaires de Plan(s) de chasse : 60 €.
Prix du bracelet sanglier : en fonction des trois zones définies.
Prix du timbre fédéral temporaire : 35 € (9 jours) et 18 € (3 jours).
Prix contrat de service petit gibier (à l'ha de plaine) : 0,10 €/ha.
Jeunes de 16 ans jusqu'à la date anniversaire des 21 ans, subvention Jeunes sur timbre fédéral (remboursement = timbre fédéral à 1 €) : 69 €.
Des dates d'ouvertures, en fonction des gibiers, ont été proposées (elles devront être validées par arrêté préfectoral) :
Perdrix, faisan du 20 septembre (ouverture générale) au 20 décembre 2009 (inclus).
Lièvre du 4 au 25 octobre (sauf pour les communes « AOC vin » jusqu'au 1er novembre et celles ayant un plan de chasse « lièvre » jusqu'au 11 novembre).
Ouverture de la chasse en battue du grand gibier, le 17 octobre et fermeture le 28 février 2010.
Le cerf, en chasse individuelle du 1er septembre au 28 février.
Le sanglier et le chevreuil, en individuel, du 1er juin au 28 février.
A noter que la chasse en battue du sanglier est possible du 15 août et au 19 septembre (sur autorisation spécifique liée à des dégâts et délivrée exclusivement sur des territoires de plaine et sur des lisières des massifs forestiers. Les battues seront ensuite autorisées, à partir de l'ouverture générale).
Vingt cervidés prennent le maquis à toutes pattes dans les Deux Sevi
Photo : Michel Luccioni
Opération relâcher de cerfs sur les communes de Letia-Soccia, sous l'oeil ravi des élus, des populations, mais aussi des enfants et des agents du PNRC.
Les pales de l'hélico font voler la terre en éclats de poussière. Au-dessus du site, l'appareil de la société Corseus n'a pas le droit à l'erreur. Sous son ventre, une palette de caisses suspendue à un filin. À l'intérieur, plusieurs cerfs attendent leur remise en liberté. À quelques mètres en dessous.
Silence assourdissant soudain. Doucement, on fait glisser les portes des boxes. Les cervidés apparaissent, un peu sonnés. Depuis leur capture dans l'enclos de Quenza, ils n'aspirent qu'à prendre le maquis. Patte après patte, dans le reflet de l'oeil d'une biche, en bondissant le temps de deux ou trois ruades de bonheur, ils filent s'engouffrer au coeur des montagnes, des ronces et des châtaigniers immenses. Libres.
Les Deux Sevi à leur tour
C'est une première que celle qui a été réalisée par le Parc naturel régional de Corse à Letia et Soccia, il y a quelques jours, en présence du président Jean-Luc Chiappini et de nombreux agents du PNRC, sous l'oeil des habitants - dont beaucoup d'enfants - des villages, et des maires des communes environnantes ainsi que des enseignants de Vico (1). Une première précédée peu avant d'un autre lâcher effectué, cette fois sur la commune de Guagno. L'opérationGuagno-Letia-Soccian'ayant jamais été menée dans les Deux Sevi « s'est déroulée sur quinze jours et sur la base de réunions d'information dans chacune des communes avec les populations locales, les chasseurs et les élus. Le service animation du parc a également travaillé en direction des scolaires. Le primaire et le collège de Vico ont ainsi été sensibilisés ».
Signe d'une volonté qui s'est enracinée au fil des décennies depuis bientôt 30 ans, l'ambition de réintroduire le cerf de Corse s'inscrit dans un maillage du territoire effectif, intelligent et prometteur. « Le cerf a disparu de l'île en 1970, malgré plusieurs tentatives de sauvetage entre 1960 et 1969 », rappelle Jean-Luc Chiappini.
Dès la création du parc, la réintroduction a été une priorité. À la clé, des accords avaient été passés avec la Sardaigne en 1978 à des fins de protection de l'espèce corso-sarde menacée d'extinction. Le choix de la souche sarde avait été fait au regard des données scientifiques et historiques.
Trois enclos ont vu, au fil du temps, grandir le projet : Quenza, Casabianda et Ania dans le Fium'Orbu. Le parc de Corse est, en l'état devenu un précurseur en matière de coopération européenne ainsi qu'un laboratoire dans la mesure où il s'attelle à un suivi des espèces en enclos et dans les différents secteurs de relâchers. On estime actuellement à environ 500 le nombre de cervidés dans la nature.
Suivi par télémétrie
« Ces lâchers dans les Deux Sevi, en partenariat financier avec la Diren et l'Office de l'environnement, permettent de peupler la côte ouest à son tour et de consolider l'aire de répartition ainsi que l'extension des effectifs, précise le président du Parc. Nous avons croisé un maximum de données - présence de vergers, habitat, potentialités pastorales - pour obtenir une configuration optimale. Trois sites ont été déterminés, deux sur Guagno et un sur les communes de Letia et Soccia ».
52 cervidés sur Guagno, 20 sur Letia et Soccia ont fait connaissance avec leur nouveau domaine. Les animaux matures ont été à chaque fois équipés de colliers émetteurs VHF afin de permettre un suivi régulier par télémétrie. Ils ont, en outre, eux aussi, des missions sur le terrain : nettoyer la montagne et ouvrir les milieux, redonner un sens aux zones d'estives à l'abandon.
« Le pari du Parc consiste aussi à participer au maintien de la vie dans l'intérieur et à son développement. Ce à quoi nous travaillons avec l'aide de la CTC, des deux conseils généraux et de la Diren ».
Mais le plus beau rôle de ces cervidés sera autre : se donner à voir en images furtives aux amoureux des sites vrais. Ceux qui n'ont pour loi que celle de la nature.
(1) Étaient présents entre autres : Jean Sabiani, maire de Soccia, Paul Colonna, maire de Guagno et la commission patrimoine du parc représentée par Hélène Luciani-Padovani.
Carcassonne. La fédération de chasse formera les piégeurs
Signature d'une convention.
La nouvelle convention permettra de dispenser des forma tions communes . Photo DDM, Roger Garcia.
Hier matin, les responsables de la fédération de chasse et la toute nouvelle association des gardes particuliers et piégeurs agréés viennent de parapher une convention dans laquelle, les deux parties s'engagent à travailler main dans la main. Cette convention permettra aux gardes particuliers, ainsi qu'aux piégeurs, dans le cadre d'une réunion de travail, d'acquérir une remise à niveau et d'être informé sur l'évolution de la réglementation. Cette convention prévoit également des modules de formation destinés aux gardes particuliers, afin qu'ils puissent lutter efficacement contre le braconnage. Pierre Nidiau, administrateur au sein de la fédération de chasse et resposnasable du service police, voit d'un bon œil cette future collaboration.
«Cette convention permettra également, précise-t-il, d'affiner les comptages de population des gibiers et de faire évoluer les gardes particuliers en ce qui concerne la législation. Celle-ci évolue tous les ans. Il est important que les gardes fédéraux ou particuliers la connaissent sur le bout des doigts».Au-delà, la fédération des chausseurs et l'association des gardes particuliers espèrent pouvoir coordonner leurs actions. Parallèlement la fédération assurera le suivi adminitratif du garde particulier notamment en matière d'agrément et d'assermentation.
Selon l'adage, « C'est au pied du mur qu'on voit le maçon » c'est l'image que donnent les chasseurs carcanais en construisant eux-mêmes leur maison. Certains d'entre eux disent que ça ne va pas assez vite, mais d'autres pensent qu'il faut laisser le temps au temps. Toujours est-il que l'ouvrage prend forme doucement mais sûrement, et que si tout va bien le bâtiment pourrait être opérationnel lors de la prochaine saison de chasse.
En attendant son inauguration, chaque jour quelques volontaires mettent la main à la patte pour que cette maison devienne officiellement le lieu de dépeçage des gros gibiers prélevés lors des battues, et remplace définitivement les installations sommaires utilisées jusque-là.
L'oeuvre des chasseurs
Construite sur un terrain mis à la disposition par la commune et parfaitement adaptée à son environnement, à terme, elle sera l'oeuvre complète des chasseurs. Des fondations à la finition elle aura été entièrement réalisée par leurs soins. En contrepartie, la fourniture des matériaux et leur financement est assuré par la commune et représente un budget de 71 500 euros TTC. Elle sera facile d'accès et sera dotée d'un équipement sanitaire conforme aux règles en vigueur. Un carrelage sur les murs et un sol facile d'entretien en feront la particularité. Une chambre froide complétera ce dispositif.
Pour l'heure ils en sont au revêtement extérieur. Alors patience.
Les chasseurs sont inquiets pour plusieurs espèces dans le Nord
A Ardres-Audruicq et alentours, pas de perdrix grises au tableau de chasse de la prochaine saison.
Le groupement d'intérêt cynégétique (GIC) Les Oyats, présidé par Jean-Pierre Monthuit, s'est réuni en assemblée générale pour faire le bilan de la dernière saison, vendredi à l'espace Dolto.
Les résultats des prélèvements et les comptages de printemps sur le territoire du GIC obligent à envisager une autre politique de gestion du coq faisan naturel sur l'ensemble de la commune (plan de gestion cynégétique approuvé ou plan de chasse). Selon les conclusions du colloque d'Amiens, seules des actions communes, associant la biodiversité de l'agriculture moderne et le binôme agriculteurs/chasseurs, semblent à même d'assurer la sauvegarde de la perdrix grise, dont on observe un déclin généralisé sur l'ensemble des régions situées au nord de la Loire.
Pour les comptages et prélèvements, les mauvaises conditions climatiques sont à l'origine des reproductions de perdrix grise et faisan commun. Les comptages de printemps, réalisés avec l'aide de l'association des marcheurs La Grolle, ont donné les résultats suivants : perdrix grise, déficit de 72 % faisan commun, déficit de 39 % en poules et 45 % en coqs lièvre, progression de 7 %. De ce fait, les prélèvements seront nuls pour la perdrix grise, en baisse de 72 % pour la poule faisane et de 39 % pour les coqs. Seul un apport d'oiseaux issus d'oeufs couvés sous poules naines devrait permettre un retour aux prélèvements à travers une gestion rigoureuse.
La chasse au féminin se veut non-féministe et conviviale
Martine Pion (à gauche), présidente nationale de « La chasse au féminin », était dans l'Aube à côté de Valérie Hennequière, présidente départementale.
Réunie pour son 10e congrès, l'association nationale « La chasse au féminin » souhaite développer la chasse familiale
Tout a commencé en 1997 à Paris. Martine Pion, originaire de la Somme, est dans une manifestation pour la sauvegarde des chasses traditionnelles en compagnie d'amis et de son mari. En arpentant les pavés de la capitale, elle s'aperçoit que de nombreuses femmes sont mobilisées dans le cortège bruyant pour la cause de saint Hubert. « Là, il y a quelque chose à faire », pense-t-elle.
Aussitôt pensé, aussitôt fait. Deux ans plus tard, l'association voyait le jour. Elle compte actuellement environ 1 000 adhérents parmi les 10 000 permis validés par la gent féminine sur l'Hexagone.
Depuis, l'association a pris de l'ampleur. Dans l'Aube, c'est Valérie Hennequière qui est l'ambassadrice de « Chasse au féminin ».
L'association n'est pas une énième version d'une mouvance féministe, bien au contraire. Ces femmes ne revendiquent rien si ce n'est que « la chasse n'est pas un handicap pour les femmes, la mixité est indispensable à la chasse car elle est le reflet de notre société. » Leur objectif premier est de convaincre les femmes des chasseurs que la pratique ne se conjugue pas qu'au masculin. « Pourquoi pas nous ? », s'exclame Valérie Hennequière.
La culture de la chasse
À l'heure où les fédérations des chasseurs cherchent à développer et attirer les jeunes vers cette pratique, l'association de Martine Pion est bien dans le tempo et la bonne voie : « Notre objectif est de développer la chasse familiale et la convivialité. La chasse a toujours existé dans notre
culture. Si des femmes chassent, nos enfants viendront se joindre à nous et c'est aussi leur donner une leçon de nature. »
Pour ce faire, l'association axera et renforcera de multiples actions en direction des femmes et des familles en participant aux différents salons de la chasse comme à Rambouillet ou à Châteauvillain, pour ne citer que les plus connus, mais aussi en organisant des journées de chasse et en faisant participer des femmes et les écoles aux comptages des différentes espèces de gibier sur les différents départements.
Par des échanges interrégions, « chasse au féminin » permet également de faire découvrir d'autres régions et techniques de chasse aux femmes… mais aussi aux hommes qui les accompagnent.
Martine Pion devait souligner également que les femmes étaient aussi aux côtés des hommes dans leur passion car « la chasse n'a pas besoin d'être défendue… La chasse a besoin d'être expliquée pour être comprise ». Et les femmes peuvent mettre une pierre sur cet édifice.
A Buc (Belfort), les lièvres détalent, les teckels suivent leur piste
Alain Garnier d’Ornans présente sa chienne Cyara de la Begelle au juge Pierre Ziegler. Photo Hervé Haustete
Voir des lièvres en liberté détaler à quelques mètres du public est un des spectacles qui était offert dimanche à Buc par le club des teckels de Franche-Comté, lors d’un concours régional de menée à la voix.
Chaque année, les pâturages de la commune de Buc servent d’arènes pour une épreuve régionale de menée à la voix sur lièvre destinée aux teckels de race. Celle-ci est organisée par le club des amateurs de Teckels de Franche-Comté dont le correspondant local est Michel Charraix. Elle a été rendue possible grâce à un partenariat avec l’association communale de chasse de Buc, le groupement des chasseurs de Prosey (Haute-Saône) et les fédérations départementales et régionales des chasseurs.
Sol détrempé
Cette année, les organisateurs ont souhaité apporter une touche plus festive à cette compétition champêtre qui attire toujours de nombreux spectateurs. Ils ont invité pour l’occasion le club franc-comtois des chasseurs à l’arc et le club des bécassiers du Territoire de Belfort à effectuer des démonstrations de leurs spécialités cynégétiques.
Après une semaine de pluie diluvienne, le temps s’est mis de la partie hier pour assurer une fois encore le succès de cette manifestation. C’est néanmoins sur un sol détrempé et rendant très aléatoire la recherche de la piste que les teckels ont dû se lancer à la poursuite des lièvres qui ont été lâchés au cours de la matinée. Parler de poursuite au cours d’une telle épreuve reste néanmoins présomptueux pour les teckels tant la différence de vitesse entre les deux animaux est importante. L’objectif est donc pour le chien de retrouver la piste olfactive laissée au sol par le lièvre et pour son maître de l’inciter par la voix à poursuivre sa recherche. Les lièvres sont des animaux d’élevage, qui après avoir été lâchés lors de ce concours, restent la plupart du temps sur le territoire où ils se sont enfuis. Pour les organisateurs ce concours sert également à densifier le potentiel cynégétique de la commune qui l’accueille.
Les chiens se sont montrés très pugnaces malgré des conditions de recherche rendues difficiles pour des animaux de petite taille par la rosée du matin et le sol gorgé d’eau. Les 17 concurrents dont certains venaient de très loin ont pu démontrer devant les juges spécialisés Roland Frey, Isabelle et Pierre Ziegler les qualités de leurs chiens. Cette épreuve est en effet obligatoire pour valider les qualités cynégétiques d’un chien de race et par là même assurer la renommée d’un élevage. Les trompes de chasse du Rosemont ont sonné la fin des compétitions officielles et ont salué la remise des prix qui a eu lieu en fin d’après-midi.
Une délégation de l'Union des chasseurs d'oiseaux migrateurs rencontre Jean-Louis Borloo
Georges Riboulet. (phoTO cl. petit)
« La meilleure plaidoirie est celle de la vérité. » Georges Riboulet, Bordelais président de l'Union générale des chasses traditionnelles et vice-président de l'Union nationale des associations de chasseurs d'oiseaux migrateurs, est reçu aujourd'hui avec le président, deux administrateurs et deux juristes de l'Unacom par le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo.
Au centre de la discussion, « le droit et seulement le droit ». Condamnant, comme la Fédération nationale des chasseurs avant lui, les récents débordements de la manifestation de Valenciennes et le « comportement irresponsable de certains chasseurs venus pour casser plutôt que pour défendre la chasse », Georges Riboulet entend mener « un juste combat juridique, cynégétique et citoyen ».
Chasse de retour
Alors que l'intervention du ministre à l'assemblée générale de la Fédération des chasseurs le 17 mars dernier a été qualifiée de « sans-faute très remarqué », l'Unacom espère obtenir et retenir l'attention de Jean-Louis Borloo sur les dates de chasse autorisée pour les migrateurs. Prônant notamment une ouverture précoce et une chasse des oiseaux sur le retour.
L'Unacom s'appuie pour ce faire sur la discordance existant entre la directive « oiseaux » 79/409/CEE qui restreint les périodes de chasse et la convention de Berne, signée en 1979 par la France, qui n'interdit pas leur extension.
Cette dernière devrait selon les chasseurs « avoir force supérieure sur nos lois internes ».
Des chasseurs "pro" au chevet des sangliers (Belgique)
On apprend de source sur que l’administration s’apprête à publier un nouveau décret, après avoir étudié la réalisation dans le plus grand secret, visant à confier à des chasseurs professionnel Bulgare, élargissement oblige, l’extermination de bande de sangliers sur les chasses où ces derniers provoquent des dégâts supérieur à 2500 € par an.
En pratique, les fermiers déclareraient les dégâts, un expert d’un agence indépendante se déplacerait et ordonnerait le tir jusqu’au moment les dégâts disparaissent.
La facture de ces chasseurs « pro » serait à charge de la chasse possédant le bois jouxtant les dégâts.
Une période de test se déroulerait en Région Wallonne durant les 3 prochaines années cynégétique.
Cheverny. La vie d'une population de cervidés, par l'observation des trophées,
ce week-end, à l'orangerie.
C'est une obligation administrative : les gestionnaires de territoires de chasse à qui sont attribués des bracelets, autrement dit des autorisations de tirs, doivent présenter une fois par an les trophées des animaux prélevés. C'est ce week-end à l'orangerie du château de Cheverny.
Denis Debenest et Serges Bourdais, techniciens de la fédération, les membres de l'association des chasseurs de grands gibiers et quelques passionnés du cerf s'y sont attelés durant une semaine. Mais à quoi un pareil étalage de trophées peut-il bien servir ? « Cela peut être considéré comme un grand laboratoire », explique Denis Debenest. « L'observation des bois renseigne sur l'état de santé, sur la vie qu'a menée le cerf, son environnement, l'étude de la mâchoire donne l'âge avec une assez bonne précision. Ce sont des indicateurs biologiques du milieu. Des éléments de comparaison peuvent être établis entre plusieurs massifs forestiers, afin de connaître plus précisément l'état des populations de ces grands animaux. »
Pas de record à battre, pas de podium, le plus modeste daguet (jeune cerf dans sa deuxième année) apporte autant d'informations que le dix-cors, l'essentiel étant d'obtenir une vue globale la plus précise possible de l'évolution des cerfs sur un territoire donné. Les plus vieux sujets entreront alors dans le catalogue national, une vingtaine cette année pour le Loir-et-Cher, dont un, assez exceptionnel, pour mériter la première classification, celle dite d'or.
La saison 2008-2009 figure parmi les plus riches de cette décennie dans le département. Sur les 1.330 attributions de cerfs, il en a été réalisé 630, dont 34 % en daguets, 45 % en cerfs de deux ans et demi à cinq ans, 17 % de six à dix ans et 4 % de plus de dix ans. « Une situation satisfaisante dans la mesure où il convient de faire vieillir la population des cervidés », souligne Hubert Louis Vuitton. Le président de la Fédération des chasseurs de Loir-et-Cher ajoute qu'il sera toutefois nécessaire la saison prochaine d'augmenter dans certains massifs les attributions de bracelets, compte tenu de l'augmentation notable des cerfs et des biches.
La Fédération départementale des chasseurs de la Gironde enquête sur la nidification dans les mares des tonnes
Laetitia et Clémence recensent les oiseaux dans les mares des chasseurs. (photo J. L.)
Tout au long de la journée, Laetitia Maloubier et Clémence Menegazzi observent et comptent les oiseaux. C'est leur job. Elles ne travaillent pas pour la Ligue de protection des oiseaux, mais pour la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde. Dans le détail, elles participent à une enquête de nidification sur la zone des marais estuariens et sur les marais endigués du bassin d'Arcachon. Les deux universitaires recensent plus précisément les espèces qui évoluent sur les mares des tonnes. Il s'agit de ces zones humides où les chasseurs de gibier d'eau installent leurs postes de tir.
Banque de données
Les éléments récoltés sur le terrain par Clémence et Laetitia, puis d'autres équipes dispersées sur le territoire, viennent enrichir une banque de données sur la biodiversité locale. Elle a été activée il y a trois ans par la Fédération girondine de chasse. Le travail est aujourd'hui soutenu par la région Aquitaine et la Diren. Pour Jésus Veiga, directeur de la fédération, « cette démarche permet aux chasseurs de mieux connaître l'étape de la nidification et les espèces qui évoluent sur leur territoire ».
Elle donne aussi la possibilité à la fédération d'être reconnue par les autorités comme observateur de la biodiversité.
L'entretien des espaces
Sur le fond, Jésus Veiga reconnaît que l'initiative n'est pas « sans arrière-pensée ». En clair, l'enquête démontre que les modes de gestions appliqués par les chasseurs sur le milieu sont favorables aux oiseaux. Entretenues tout au long de l'année par les sauvaginiers, les mares, les zones humides, hors période de chasse, deviennent de véritables petites réserves.
Elles « grouillent d'oiseaux », font remarquer Laetitia et Clémence. Et certaines espèces qui se faisaient rares dans la région, comme l'échasse blanche, opèrent un retour remarqué. Ce qui apparaît dans le contenu de la banque de données.
De l'agriculture à la chasse
Jésus Veiga fait un autre constat. « Les chasseurs sont aujourd'hui présents sur des terrains qui ne sont plus exploités par l'agri- culture extensive. »
La pratique de la chasse permettrait de ne pas laisser à l'abandon ces zones humides fragiles et menacées, où le bétail a aujourd'hui disparu.
Au passage, le cadre de la fédération fait d'ailleurs remarquer que « depuis l'autorisation de chasse de nuit, une obligation légale impose aux chasseurs d'entretenir le milieu situé autour des tonnes ».
Dates de la saison
Enfin, sur le très sensible sujet des dates d'ouverture et de fermeture de chasse au gibier d'eau, Jésus Veiga fait entendre qu'une meilleure connaissance du milieu et des espèces, est un moyen de mieux maîtriser un calendrier. Lequel, tous les ans immanquablement, est à l'origine de polémiques entre sauvaginiers et responsables politiques.
À terme, les chasseurs pourraient ainsi opposer à leurs adversaires « écologistes » des données scientifiques abouties. Le débat n'en sera que plus que constructif.
Le comptage de gibiers a été effectué par les chasseurs et les écoliers
SAINT-HILAIRE-LEZ-CAMBRAI
Démarche originale que celle utilisée pour le comptage printanier du gibier :
les chasseurs se sont fait aider des élèves, «ce qui leur a permis de découvrir
la faune et la flore», indique leur directeur.
Dans le cadre du plan de gestion établi par la fédération départementale, les chasseurs et des élèves de l'école primaire ont participé, en commun, au comptage annuel de printemps.
Avec la complicité du directeur de l'école Guy Jacquemin, tous ont arpenté les grandes parcelles de colza et de blés d'hiver sur un territoire de cent hectares.
Le président des chasseurs, Marcel Ledieu, a rappelé le but de cette opération : « L'objectif est d'effectuer un état des lieux de la population des gibiers à plumes et à poils en vue de la prochaine saison de chasse. Et de commander les bagues en conséquence ».
Marcel Ledieu a noté « une stabilité des gibiers par rapport à l'année dernière. Cependant, il y a de plus en plus de renards dans les champ s ».
De son côté, Guy Jacquemin, directeur de l'école, a précisé : « Nous avons participé à ce comptage dans le cadre d'une action à la citoyenneté qui a permis aux enfants de découvrir la faune, comme les perdreaux et les lièvres, ainsi que la flore tels que le colza et les blés ». Les responsables ne sont pas restés inactifs durant la période hivernale puisqu'ils ont réparti 800 kg de céréales dans les vingt-trois agrainoirs installés dans la plaine hilairienne.
La société de chasse de Brossac invitait, samedi, le Rallye du champ du bois de Vars pour la grande chasse traditionnelle en terre brossacaise. Après une solide collation au quartier général : des venaisons rôties arrosées de quelques hanaps de vin revigorèrent les chasseurs prêts à en découdre, juchés sur leur selle français ou trotteur piaffant d'impatience.
Aucune impasse
La meute était contenue à grand-peine, mais la fin de la sonnerie du cor allait donner le signal du départ... Guy et René de Montboyer apprécient ces manifestations au point de n'en point faire l'impasse d'une seule.
« Nous avons l'impression de renouer avec l'Histoire », disent-ils avec, dans leurs yeux, l'image des rois de France accompagnés de leurs fidèles écuyers.
Quant à Gérard Boussiron, s'il ne monte plus, à 83 ans, son cheval Diabolo au sein du rallye Cérine, il reste présent, et l'émotion est toujours là quand il entend au loin « gueuler les chiens ».
Le maître d'équipage ne participera pas cette fois au départ : Michel Paymamp a été désarçonné la fois dernière : à 74 ans, il est bon de ne pas faire d'imprudence !
Des chevreuils malins
François ? C'est le piqueux. L'« arrosé », sobriquet de chasse, mènera les chiens et « servira » la bête avant l'hallali. À condition qu'elle se laisse piéger... Or, les chevreuils du secteur sont malins et l'on revient souvent bredouille... Peu importe : on aura passé un grand moment de convivialité, c'est l'essentiel. La chasse à courre, un sport de mâles et autres machos ? Émilie a 23 ans : elle se gausse de tous ces préjugés.
Les chasseurs étaient venus nombreux à l'invitation
de la Fédération départementale, mardi soir.
La Fédération départementale des chasseurs est venue à la rencontre des pratiquants du secteur. Mardi soir, une réunion d'information était organisée dans la salle du café Au bon coin.
Jean-Philippe Leleu et Rémi Wambergues, agents de développement, ont dispensé leurs conseils éclairés. Dans la salle, copieusement remplie, on notait la présence de Paul-Adrien Thélu et de Didier Frémaux, tous deux administrateurs de la fédération.
Des conseils techniques et juridiques ont été dispensés aux adhérents. Il a été question de la gestion du petit gibier, tels que la perdrix ou le faisan, mais aussi du grand gibier et des nuisibles. La belette pourrait bien être retirée de cette dernière catégorie cette année.
En 2008, il est à noter une augmentation de 67 % des piégeages de renards 1 923 ont été déterrés. Des précautions doivent toujours être prises vis-à-vis de ces animaux, qui peuvent véhiculer l'échinococcose et la rage. Les chasseurs doivent utiliser des gants pour manipuler ces renards. La prime à la queue est de 15 E jusqu'au 31 mars.
Lors des questions diverses, il a été signalé la prolifération de lapins dans certains secteurs. Un chasseur a regretté que la formation des chiens dits « de sang » ne se faisait pas dans le département. Des chasseurs peu scrupuleux se livreraient à la chasse du sanglier de façon illégale du côté d'Estréelles, selon les déclarations d'un chasseur présent dans la salle.
Parmi les attributions de la fédération, on trouve aussi la formation des piégeurs et des gardes particuliers, qui sont informés de leurs droits et de leurs devoirs.
À propos des éoliennes, la fédération aide les responsables cynégétiques locaux. Elle négocie des mesures compensatoires et fait des suivis d'impact.
La Fédération départementale des chasseurs, soucieuse de l'environnement, récupère aussi les douilles. Cette année, déjà 18 m³ ont été ramassés et seront transformés en granulats, puis en objets et ustensiles divers. Les chasseurs s'affirment comme des gestionnaires et des protecteurs de l'environnement.
Les enseignants et les chasseurs signent une convention sur la biodiversité
La fédération nationale de la chasse et la direction générale de l'enseignement agricole ont signé le 24 février lors du Salon international de l'agriculture, une convention de trois ans pour un travail commun dans les établissements de l'enseignement agricole, destinée à protéger la faune sauvage et à valoriser la viande. Plusieurs solutions seront ainsi expérimentées pour protéger la petite faune, telles que la mise en place de couverts (haies, bande enherbées…) ou bien l'adoption de pratiques plus favorables aux petits animaux notamment dans l'usage des machines agricoles (éviter de détruire les nids et les couvées). L'heure est urgente d'autant que la petite faune sédentaire des plaines continue de disparaître des campagnes, à l'instar de la perdrix en Picardie. On compte 10 à 20 couples de ces spécimens aujourd'hui contre 60 voilà cinq ans.
Organisée hier à Vitteaux, l'assemblée générale de l'Association des chasseurs de grands gibiers en Côte-d'Or a permis de faire le point sur les différentes populations cynégétiques du département. En présence d'une quarantaine d'adhérents sur les 150 membres actuels, le président Michel Monot rappelait les principales missions de l'association : « l'éducation du chasseur, sa formation théorique et pratique, son éthique, en résumé ce qui fait la réputation et la culture du chasseur ». Ce qui implique même la courtoisie comme en témoigne l'édition récente d'un fascicule intitulé « La courtoisie cynégétique », écrit par François-Xavier Labbé.
En matière de grands cervidés, l'attribution actuelle dans le plan de chasse départemental de 1 400 « bracelets » (maximum de 2 600 en 2003) correspond à une gestion raisonnable, de même pour les chevreuils qui se voient attribuer 10 000 bracelets cette année (après un pic à 12 000).
Le vrai problème, c'est la prolifération actuelle des sangliers, avec 14 000 bêtes prélevées cette année (et 17 000 bracelets prévus). Et ses conséquences en termes de dégâts agricoles, d'accidents de la circulation, de divagations en ville, voire de suspicion de propagation de maladies du bétail (tuberculose).
Et M. Monot de dénoncer les dérives, telles « les actions de chasse trop chères, les tableaux de chasse pléthoriques, l'accumulation de gibier mort » et de souhaiter un « retour à une chasse authentique, au résultat plus aléatoire ».
Sur ce thème de la lutte contre la surabondance actuelle de sangliers, une conférence-débat était animée, dans l'après-midi, par François Magnien, originaire de la Meuse. Selon ce spécialiste international des populations de sangliers, il importe, pour réagir efficacement, de « tenir compte du système de reproduction particulier à l'espèce » et de prélever massivement les jeunes reproductrices (moins de 18 mois) qui constituent le vivier statistique (plus de 70 % des mères) de l'explosion des populations, et non seulement les femelles plus âgées : « 95 % des sangliers n'atteignent pas 3 ans ».
Enfin, il conviendrait de reconsidérer l'existence des dispositifs d'agrainage à poste fixe, initialement destinés à détourner les bêtes des grandes cultures, mais qui ont l'effet de sédentariser et de développer les populations.
Philippe DORLAND - Bienpublic.com
La Fédération nationale des chasseurs (FNC) a rendu jeudi un hommage appuyé au ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo, estimant qu'il avait fait un "sans faute" lors de l'assemblée générale de cet organisme mardi à Paris.
Le ministre a confirmé à cette occasion "l'orientation très positive que prend le règlement des dossiers de chasse depuis quelques semaines", a estimé la FNC dans un communiqué soulignant qu'il avait revendiqué "avec force et conviction être le ministre de la chasse".
Les questions concernant la chasse sont généralement à l'origine de polémiques entre chasseurs et écologistes.
La FNC se réjouit que M. Borloo "a reconnu avec une grande sincérité avoir commis des erreurs" concernant le classement de certaines espèces dans la liste des animaux nuisibles et que ces erreurs ont été "corrigées".
Le ministre a annoncé récemment la suspension d'un arrêté favorable à la martre et à la belette, à la satisfaction des chasseurs qui estiment que ces petits carnivores leur font concurrence.
La martre et la belette avaient été retirées de la liste des animaux nuisibles par un arrêté en date du 2 décembre 2008.
Autre motif de satisfaction pour les chasseurs, la création d'un délit d'entrave à la chasse.
Les arrêtés correspondant devraient paraître prochainement au journal Officiel.
M. Borloo s'est également rendu au congrès annuel de la Fédération France nature environnement (FNE - 3.000 associations) qui s'est tenu les 12 et 13 mars à Lille, fait remarquer de son coté Christophe Aubel, directeur de la ligue Roc pour la protection de la faune sauvage.
Amandine Sécardin défendra les couleurs d'Hourtin lors de la Coupe de France des Dames. (PHOTO R. B.)
La Fédération des associations de chasseurs aux chiens courants (FACCC) organise, en forêt domaniale et sur le territoire de l'ACCA d'Hourtin, la Coupe de France des Dames les 20, 21 et 22 mars.
Grande première au niveau national, cette épreuve est exclusivement réservée aux femmes, qu'elles soient concurrentes ou membres du jury.
Par cette manifestation, la FACCC veut témoigner de l'intérêt croissant porté par les femmes à la chasse et aux chiens courants, ainsi que la place grandissante qu'elles occupent dans le monde cynégétique.
À travers cette compétition, il s'agit aussi de reconnaître et d'illustrer la très belle maîtrise de la femme dans la conduite d'une meute, que ce soit dans la voie du lièvre, du chevreuil ou du sanglier, comme dans le jugement du travail des chiens. En effet, ce concours se déroulera sur ces trois espèces et verra 11 meutes s'exprimer, qui représenteront huit des principales races de chiens courants utilisés en France (griffons bleus, bruno du Jura, lucernois, beagles, petits gascons...).
Une Hourtinaise en lice
Parmi les concurrentes, girondines en majorité, mais venues aussi de Charente-Maritime, du Gers, des Hautes-Pyrénées et même du Jura, on suivra avec intérêt la jeune Amandine Sécardin, une des « Dianes chasseresses » de la commune. On peut être sûr que cette dernière défendra avec brio les couleurs de l'Ataccc 33 et de l'ACCA d'Hourtin avec sa meute d'anglo-français de petite vénerie, dans la voie du lièvre.
Le rendez-vous et l'appel des meutes aura lieu chaque jour à 7 heures à la salle d'animation d'Hourtin Port, avec le tirage au sort du territoire et de l'heure de passage, ainsi que le contrôle des tatouages des chiens.
Le premier découpler s'effectuera à 8 heures sous l'oeil vigilant du jury présidé par Sophie Pain, administratrice nationale et juge Faccc second degré.
Un guide de la "chasse durable" pour sortir des controverses
PARIS - Les chasseurs, le gouvernement et la Commission européenne ont signé lundi un "Guide interprétatif pour une chasse durable", qui doit permettre de sortir des incessantes controverses sur les conditions et les dates de chasse, a indiqué le ministère du Développement durable.
Ce guide entend constituer une "aide précieuse et consensuelle pour la gestion cynégétique en France", premier pays de chasseurs en Europe avec 1.370.000 adeptes selon le ministère.
La chasse est notamment régie au niveau européen par la Directive Oiseaux, texte fondateur de la protection des espèces sauvages au sein de l'Union datant de 1979, qui donne, chaque année ou presque, lieu à la contestation des chasseurs puis à celle des associations de protection de la nature.
Précisément, le guide, "élaboré avec l'active participation des associations de protection de la nature", souligne le ministère du Développement durable, clarifie au profit de tous les modalités d'application de cette directive.
Il introduit notamment l'octroi de décade (période de plus ou moins dix jours) à l'ouverture et/ou à la fermeture de la chasse pour une majorité d'espèces, "quand l'état de conservation le permet" au lieu de risquer le conflit sur des dates fixes. Mais il insiste sur les principes généraux que les chasseurs doivent respecter, en l'occurence "ne pas compromettre les efforts de conservation dans l'aire de répartition des espèces".
Le guide clarifie aussi la définition de "début" et de "fin" des périodes de reproduction, pour les oiseaux migrateurs et les sédentaires et établit les dérogations possibles.
Le 23 février, le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo et le président de la Fédération nationale des Chasseurs Charles Henri de Ponchalon s'étaient accordés sur les "principes d'une chasse durable".
Surtout, M. Borloo doit se rendre mercredi devant l'assemblée générale des la Fédération.
La croissance démographique des sangliers en Toscane est telle que la Région s'est mobilisée. Leur prolifération deveint problématique pour l'economie agricole : ils auraient causé des dommages de plus de 5 millions d'euros en deux ans
La chasse La Toscane est une région à la tradition de chasse très ancienne. En Italie, c'est ici qu'il y a le plus grand nombre de chasseurs: 105.000 sur les 700.000 inscrits à Federcaccia dans tout le pays. La chasse aux sangliers se fait par équipes, du 1er novembre au 31 janvier. Les "cinghialai", tel est le nom de ces équipes, sont des groupes d'environ 60 chasseurs, placés sous la responsabilité d'un "caposquadra". C'est lui qui décide et planifie absolument chaque petit détail d'une journée qui commence vers 9 heures du matin et se termine au coucher du soleil. L'arme utilisée est en général une "doppietta", un calibre 12 à canne lisse.
Les vignobles
Les collines toscanes sont célèbres pour leurs vins. Les producteurs de vin ont essayé de se battre contre l'invasion des sangliers. Il faut dire qu'à l'origine, la race du sanglier toscan se limitait à produire 2 ou 3 petits chaque année. Depuis, des analyses génétiques ont permis de découvrir un croisement entre le sanglier et les cochons. Peut-être aussi avec la complicité du climat doux de Toscane, désormais une famille moderne de sangliers est une famille nombreuse : car elle peut facilement compter jusqu'à 10 petits sangliers par couple chaque année! En Maremma, les agriculteurs ont essayé de lutter contre ce véritable fléau en posant des barbelés électrifiés. Mais le remède n'est pas suffisant, car cet animal puissant ne sent absolument rien et passe quand-même !! Le résultat est un vrai désastre pour l'agriculture. Entre 2005 et 2007, les provinces ayant souffert des ravages des sangliers, ont dénoncé une perte de 5,5 millions €, perte que la Région risque de devoir payer.
Le remède
La solution qui s'impose est une nouvelle réglementation de la chasse aux sangliers, dont le nombre estimé en Toscane est environ 150.000. Le Président de la Région a proposé une nouvelle Loi régionale dans ce sens. Déjà, par rapport aux 30/40 sangliers abattus habituellement, à la fin de cette saison ont a compté 150 animaux. Cette action est absolument nécessaire pour préserver le bon équilibre de l'environnement.
Le Salon de la Chasse de Rambouillet 2009
Du Vendredi 27 au Lundi 30 mars 2009
Le Salon de la chasse de Rambouillet 2009 est un événement exclusivement consacré à la chasse (armement, voyages, équipements, institutions…) et à l’art de vivre cette passion. Le Salon se déroule dans un espace entièrement couvert et chauffé, construit et aménagé spécifiquement pour cette manifestation.
NOUVEAUX PARKINGS VISITEURS 3000 places
Nouveauté 2009 : Service voiturier - déposez votre voiture devant l'entrée du salon (service payant 15€)
Navette hélicoptère : Paris héliport d'Issy les Moulineaux - Rambouillet, aller retour : 195€ ttc sur réservation au 01 30 08 80 82
Le Salon est ouvert au public et aux professionnels:
Vendredi 27 mars 2009 de 10h30 à 19h00
Samedi 28 mars 2009 de 9h30 à 19h00 - Inauguration officielle 10h30
Dimanche 29 mars 2009 de 9h30 à 19h00
Lundi 30 mars 2009 de 9h30 à 17h00
Salon de la Chasse de Rambouillet - édition 2009 : nette amélioration des parkings et réaménagement du site
Le chapiteau de 14 000 m² sera implanté sur un nouvel emplacement qui dégagera plus de mille cinq cents places de parking stabilisées à proximité immédiate de l’espace d’exposition. Cette augmentation de la capacité de stationnement sera complétée par un parking VIP et la mise en place d’un service voiturier efficace offrant à ceux qui le souhaiteront de déposer leur véhicule à l’entrée même du salon Par ailleurs, l’implication des autorités locales et des acteurs économiques de la ville de Rambouillet débouche sur la mise à disposition d’une seconde aire de parking d’une capacité de plus de mille places, située à quelques minutes du salon. Un service de navettes, constitué de minibus facilement identifiables, assurera le transfert rapide entre ce parking et le salon, aller et retour. D’autres améliorations devraient être, encore, apportées d’ici l’ouverture du salon. Ce dispositif multipliera par trois la capacité de stationnement et supprimera tout risque d’enlisement si les conditions météorologiques devaient être défavorables. L’ensemble de ces mesures rétablira la fluidité de l’accès au site et améliorera sensiblement le confort des exposants et des visiteurs.
L’aire de tir du salon
SEASONS offre l’accès à une aire de tir exceptionnelle à tous les visiteurs du salon. SEASONS, la célèbre chaîne TV des chasseurs, proposera à nouveau cette année une animation unique en Europe. En effet, principal partenaire sur l’aire de tir du Salon de la Chasse de Rambouillet, SEASONS offre à l’ensemble des visiteurs du salon l’accès gratuit à un stand de tir incomparable. Les visiteurs pourront, ainsi, non seulement tester des armes mais également s’entraîner au tir sur les différents postes, ou encore, vérifier leur habileté au tir à balle sur « sanglier courant ». Une quinzaine de pas de tir sera alignée, sur près de quatre vingt mètres permettant à chacun de s’exercer sur différents types d’armes et des cibles variées. Cette exceptionnelle installation sera en plus dotée, pour la première fois, d’un auvent protégeant l’intégralité de l’espace de tir, supprimant ainsi les aléas de la météo. Fusils, carabines, cartouches, munitions, casques et lunettes de protection sont gracieusement mis à disposition de l’ensemble des visiteurs grâce aux autres partenaires : Beretta, Browning, Jumfil, GPA, Peltor, et Winchester. SEASONS vous proposera, à cette occasion, de découvrir dans sa boutique l’importante diversité de ses productions, notamment, une impressionnante collection de DVD abordant tous les thèmes de chasse.
Une vallée des Alpes pour accéder au salon
Grands spécialistes de la taxidermie et de la reconstitution de décors, les établissements Vaillier ont proposé de récréer un véritable décor de montagne pour présenter la faune sauvage du biotope alpin. Ce diorama, installé à l’entrée même du salon, accueillera chaque visiteur qui traversera un exceptionnel décor au coeur duquel il se familiarisera avec le gibier de montagne.
Au-delà de l’évocation d’une chasse des gibiers de l’extrême, c’est le rôle des chasseurs dans un biotope bien spécifique que le Salon de la Chasse de Rambouillet, associé aux établissements Vaillier, souhaite présenter ici. La préservation de la biodiversité est l’une des préoccupations premières des chasseurs qui, sur le terrain, travaillent en collaboration, non seulement, avec l’ensemble des associations de protection de la nature, mais aussi avec les agriculteurs, les forestiers et les responsables du tourisme.
Ce décor sera, aussi, l’occasion, d’une part d’aborder le point crucial du rôle des grands prédateurs dans un biotope particulier, et, d’autre part, de répartir entre chasseurs, agriculteurs, éleveurs, professionnels du tourisme, acteurs économiques, culturels, associatifs, le rôle de chacun pour assurer la place et le devenir des espèces telles celles du loup, du lynx ou de l’ours qui, à n’en pas douter, font partie intégrante de notre biodiversité.
L’arme de chasse : objet d’art et d’innovation
Le coeur du salon sera, cette année, consacré à une exposition à haute valeur symbolique pour les chasseurs : l’arme de chasse, véritable objet d’art et maillon de l’évolution des sciences et des techniques. L’histoire de l’arme de chasse, et plus particulièrement du fusil, est une véritable illustration de l’évolution des talents empiriques, scientifiques et artistiques de l’homme. Une occasion de découvrir la dimension historique de ce prolongement naturel du bras de l’homme, faisant de lui le premier prédateur de la chaîne alimentaire. Cette exposition atypique sera imaginée et réalisée par la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature qui souhaite illustrer les dimensions culturelles de la chasse, au travers de pièces rares issues de ses collections.
Le village de la cuisine du gibier
Créée l’an dernier au Salon de la Chasse de Rambouillet, la marque « Gibier de chasse, Chasseurs de France » permet, cette année, de valoriser la cuisine du gibier français. Répondant ainsi à la volonté du Président du Comité de Pilotage, Monsieur Gérard Larcher, le Salon de la Chasse de Rambouillet a choisi de consacrer une part importante de son espace à la valorisation, à la promotion et à la découverte d’une gastronomie cynégétique. Cette marque, dont le développement a été entièrement piloté par la Fédération Nationale des Chasseurs, va permettre à toute une filière de se moderniser et de se développer autour d’un produit totalement naturel.
Le Salon de la Chasse de Rambouillet a choisi de promouvoir les acteurs de cette filière, en les regroupant sur plus de cinq cents mètres carrés. Toutes les étapes sont présentées : la collecte, la transformation, le stockage, le transport, la commercialisation. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir et d’acquérir tout le matériel nécessaire. Par ailleurs, dans cet espace, les chefs des Toques Rebelles, grands spécialistes de la cuisine nouvelle et moderne, réaliseront durant les quatre jours et de façon ininterrompue de nombreuses recettes, pour apprêter la venaison, qui une fois préparées pourront être goûtées. Découverte et dégustation promettent de grands moments pour les gourmets et gourmands autour d’un produit naturel aux qualités diététiques unanimement reconnues.
A l’heure où le Président de la République souhaite faire inscrire la cuisine française au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Salon de la Chasse de Rambouillet apporte sa pierre à l’édifice du goût.
L’interprochasse: l’organisation professionnelle de l’avenir
Regrouper tous les métiers de l’univers cynégétique au sein d’une même structure professionnelle, tel est l’objet de l’interpro chasse qui a vu le jour lors de l’édition 2008 du Salon de la Chasse de Rambouillet. Son président, Georges Dutruc-Rosset, Commissaire à l’aménagement des domaines présidentiels de Marly-le-Roi et Rambouillet, spécialiste des interprofessions, a su poser les fondations de cette structure qui regroupe, aujourd’hui, une grande partie des métiers cynégétiques et dont l’ambition est, demain, de rassembler les savoir faire professionnels de secteurs regroupant plus de 30 000 emplois générant un chiffre d’affaires d’environ un milliard d’euros. Tout naturellement, le Salon de la Chasse de Rambouillet qui réunit une fois par an l’ensemble des principaux acteurs économiques du milieu cynégétique, s’est investi pour soutenir la création de cette organisation professionnelle, aujourd’hui reconnue par l’Etat Français. L’édition 2009 du salon mettra l’accent sur un certain nombre de métiers et de services aussi différents que le rapatriement des trophées de chasse ou la filière venaison. Le salon souhaite développer son action au service de l’interpro chasse qui regroupe d’ores et déjà des professionnels de nombreuses filières. Il travaillera pour que, demain, l’ensemble des professions cynégétiques rejoigne cette organisation et devienne le promoteur des réformes nécessaires au développement de notre passion.
Vendredi 13 mars, les chasseurs pourront suivre une formation pour mieux chasser le grand gibier
La chasse demande de plus en plus la compétence et la responsabilité de ses pratiquants. Un brevet grand gibier a été créé par l'Association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) pour améliorer les connaissances et la qualification des chasseurs.
Au niveau de la Gironde, l'Association des chasseurs de grand gibier de la Gironde (ACGG Gironde) est affiliée à l'ANCGG. Elle a pour objet la promotion de la chasse rationnelle du grand gibier ; la conservation, l'amélioration, la défense du grand gibier et de son environnement ; la diffusion des méthodes et techniques permettant la réalisation de ces objectifs ; la diffusion de toute information afin d'améliorer la sécurité ; le rassemblement des chasseurs de grand gibier et de toutes les personnes s'intéressant aux objectifs de l'association ; la participation à la répression du braconnage ; l'obtention par des contacts directs des modalités d'application de la loi les plus favorables à la chasse rationnelle et à la conservation des espèces.
Le brevet grand gibier
Les séances d'instruction s'adressent à toutes les personnes intéressées par le fait d'apprendre, d'améliorer leurs connaissances en matière d'espèce de grand gibier.
La formation commencera début mars. Il y aura une session le jeudi à 19 heures au 112, boulevard Albert-1er, barrière de Bègles, brasserie chez Françoise, 33800 Bordeaux et le vendredi soir à 19 heures à Gaillan.
Deux épreuves
L'examen aura lieu fin juin. Il comporte deux épreuves. Une pratique avec tir à balle sur cible fixe et mobile et tir à l'arc sur cible fixe. L'autre théorique de contrôle des connaissances avec questions à choix multiples. Pour obtenir le brevet, le candidat doit satisfaire aux deux épreuves.
Un test
Ce brevet est un test auquel chacun peut se soumettre librement. Il n'est pas obligatoire, mais il constitue une réelle et sérieuse référence cynégétique. Son détenteur aura fait la preuve de connaissances étendues. Il recevra un diplôme et un insigne au logo du brevet grand gibier.
Une manifestation est déjà programmée dans le Médoc. Un colloque sur le cerf se tiendra à Hourtin Port le 30 mai. Il sera animé par Guy Bonnet, spécialiste du cerf au niveau national et international.
Les chasseurs manifesteront le 21 mars dans la ville de Jean-Louis Borloo
À Valenciennes, une manifestation peut en cacher une autre. Deux jours après la nouvelle journée de grève nationale prévue pour le 19 mars, ce sont les chasseurs qui défileront dans la capitale du Hainaut. En force.
> Mobilisation. « On voulait réunir 3 000 personnes. On les aura. Maintenant on en espère encore plus », dit Raoul Bary, patron du Nord des chasseurs de gibier d'eau, l'un des organisateurs du « collectif des chasseurs en colère » qui a lancé l'appel à manifester le 21 mars prochain, un samedi, à 14 h 30, au départ de la place Poterne.
> Dimension hexagonale. Régional d'abord, le rassemblement a pris petit à petit une dimension nationale. On attend 15 bus venus de la baie de Somme, haut lieu cynégétique, neuf de la baie de la Canche. Et des manifestants venus du Calvados, de Gironde voire des Bouches-du-Rhône. Pas seulement des huttiers, chasseurs de gibier d'eau, aussi les défenseurs de la chasse en plaine et les piégeurs.
> Visé, le gouvernement. Et Jean-Louis Borloo. Le choix de Valenciennes, on l'aura compris, ne doit rien au hasard. La cible des chasseurs, ce jour-là, ce sera Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement. Ils viendront le taquiner dans son fief. Les motifs de la colère ? Ils sont liés d'abord aux promesses de campagne de Nicolas Sarkozy lui-même. « À l'époque, il avait réuni les chasseurs dans un forum, et avait promis d'élargir le calendrier de la chasse », explique Raoul Bary. Au final, les chasseurs n'ont rien vu venir. « Les promesses ne sont pas tenues. » Des représentants de chasseurs expliquent avoir déjà rencontré la semaine passée Dominique Riquet, tête de liste UMP aux européennes, pour lui signifier leur mécontentement. Le fameux calendrier tend même à se racornir encore. « L'an dernier on pouvait tirer l'oie cendrée jusqu'au 10 février, une tolérance, certes. Cette année, arrêt le 1er. » Ce qui a mis aussi le feu à la poudre ? Un arrêté pris par le ministre Borloo lui-même, protégeant la martre et la belette, ennemis jurés des chasseurs. Un arrêté certes suspendu depuis. « Mais suspendu jusqu'en mai, et... les élections. » La ficelle est grosse pour Raoul Bary.
> Montrer le biceps. On aura compris que les nemrods veulent montrer leurs forces. Et signifier la puissance du lobby face à un gouvernement et à un ministre qu'ils jugent un peu trop sensible, dans la négociation, aux arguments des écologistes, ceux qui furent ses alliés au Grenelle de l'environnement.
> Coup d'éclat. Le collectif prévient. Il a prévu un gros service d'ordre. Manière de dire que la manifestation sera aussi virile ?
« Au moins dans le ton », dit Raoul Bary. Mais certains chasseurs parlent déjà de l'un ou l'autre coup d'éclat. « Puisque les gens des villes aiment les nuisibles, on va en amener quelques-uns. » De là à assister à un lâchage de rats musqués dans le parc de la Rhonelle... •
Une délégation de la Fédération Nationale des Chasseurs, conduite par son président Charles Henri de Ponchalon, a été reçue par Jean Louis Borloo à l'occasion d'un déjeuner de travail au ministère de l'Ecologie le lundi 23 février 2009.
Au cours de cet échange, passionné et sans langue de bois, il a été constaté que le manque de dialogue entre les chasseurs et le ministre était à l'origine de fortes tensions qui auraient pu être évitées. Toutefois, malgré les polémiques, la Fédération nationale des chasseurs a reconnu que la Table Ronde Chasse présidée par Jérôme Bignon, avait permis quelques avancées significatives concernant certaines dates d'ouverture et de fermeture des oiseaux migrateurs et que la loi chasse, votée conforme le 18 décembre dernier, était un bon texte pour simplifier la vie des chasseurs et la pratique de la chasse.
Plusieurs dossiers ont fait l'objet d'un échange constructif avec le ministre et devraient aboutir à des décisions favorables aux chasseurs, dés qu'elles seront traduites dans les faits.
A la demande du président de la FNC, le ministre a accepté de suspendre l'application de l'arrêté « Martre et belette » dans l'attente de l'étude scientifique du Muséum National d'Histoire naturelle et des conclusions du rapport du parlementaire Pierre Lang. Tous ces éléments seront soumis à la Table Ronde présidée par Jérôme Bignon. Le ministre a reconnu que cette décision était une erreur car elle ne respectait ni la procédure mise en oeuvre avec la Table Ronde, ni les données scientifiques indispensables à ce genre de décision.
Dans le même souci de respect de la méthode, le ministre Jean Louis Borloo a confirmé que le monde de la chasse devait être strictement associé à toutes les étapes de l'élaboration de la stratégie de réhabilitation du Grand Tétras et à sa mise en oeuvre, ainsi qu'au Comité de suivi et dans le cadre de la préservation de cette espèce emblématique.
Le Président de la FNC a évoqué trois décrets qui sont en préparation et qui seront soumis à la concertation dans les prochaines semaines. Il s'agit, notamment, du décret sur le délit d'entrave à la chasse qui a fait l'objet d'un engagement du gouvernement en décembre 2008 et de l'évolution du décret « Cochet » sur les PMA.
Ce dernier fait l'objet d'une demande récurrente de la FNC depuis 2002. Le ministre rejoint la position qui est commune à la FNC et aux associations de chasse spécialisées afin de permettre la généralisation du PMA dans un cadre partagé, autorisant une meilleure gestion des espèces.
Le ministre a confirmé que la gouvernance scientifique décidée dans le cadre de la Table Ronde « Chasse » serait mise en oeuvre avec la création immédiate du Groupe d'Experts pour les Oiseaux et leur Chasse (GEOC).
Dans le même esprit, le « guide interprétatif » de la directive Oiseaux sera co signé par le ministre d'Etat et la Commission européenne, à Paris, d'ici la fin du mois de mars.
En accord avec le président de la FNC, le ministre a proposé qu'un plan national de régulation des sangliers soit conçu et mis en oeuvre dès ce printemps pour répondre au caractère d'urgence dans de nombreux départements.
Le ministre a donné son accord pour que, dans l'esprit de la RGPP, des négociations s'engagent rapidement entre la FNC, l'ONCFS et l'Etat pour clarifier les missions de chacun et mettre à plat le financement de la chasse, avec un pilier associatif fort et un Office National de la Chasse et de la faune Sauvage aux missions totalement complémentaires.
Le ministre a aussi confirmé sa présence à l'Assemblée générale de la Fédération Nationale des Chasseurs, le 17 Mars 2009.
L’hiver qui se poursuit avec ses soubresauts, ses tempêtes successives, ses grands vents, ses chutes de neige, ses poudreries et ses pluies diluviennes occasionnelles sont loin d’être en accord avec le bien aise de certains de nos gibiers.
Voilà certainement des températures qui affectèrent la majorité d’entre nous. Si les humains eurent à souffrir de ces caprices climatologiques, il n’en fut guère mieux pour la faune.
Nos perdrix
Ces magnifiques oiseaux, identifiés à tort comme «perdrix»,sont nos gélinottes huppées, l’oiseau populaire auprès des chasseurs de petit gibier. La question se pose, comment auront-elles réussi à traverser ces caprices de la température ?
Possédant la singulière habitude de s’élever en hauteur, pour par la suite plonger et s’enfouir sous la neige pour passer la nuit. Elles y demeurent protégées des prédateurs et grâce à leur plumage et son duvet, elles peuvent passer des nuits bien au chaud et en toute sécurité.
Tout va très bien, sauf si nous avons une pluie nocturne, ce qui se produisait en maintes occasions. La pluie forme une croûte de glace meurtrière en surface de la neige. Au moment du réveil, lorsque le soleil paraît au-dessus de la cime des arbres, la perdrix demeure prisonnière sous la neige – elle ne peut briser la couche de glace formée au-dessus de son gîte nocturne. Fréquemment elle y meurt emprisonnée.
Pour les canards, ce n'est guère mieux
Comme je demeure sur une île, baignant dans les eaux d’un secteur où la chasse est interdite, les canards y sont innombrables. Toutefois à l’arrivée de l’hiver plusieurs d’entre eux préfèrent demeurer sur la glace, parsemée d’étangs libres ici et là. Ils sont devenus de «drôles» de migrateurs, préférant se métamorphoser en sédentaires. Que mangent-ils ces oiseaux? Je les vois becquetant des bribes de végétation dérivant en surface de l’eau, mais aussi le pain et le maïs que leur apportent des âmes charitables. Toutefois ces bons samaritains ne s’y rendent pas à tous les jours. Il y a aussi maître renard, qui fait régulièrement sa ronde, profitant de la nuit pour s’approcher facilement de ceux qui dorment sur la glace. Il est très simple d’imaginer ce qui se passa au cours de la nuit – la surface de la glace près de la berge est maculée de sang.
Le chevreuil, pire victime de notre hiver
Notre chevreuil ou cerf de Virginie n’est pas encore adapté physiquement à la saison hivernale, il lui faudra des siècles d’évolution, pour atteindre le niveau du caribou ou de l’orignal.
Le premier possède de larges sabots, de véritables raquettes, qui lui permettent de se déplacer avec aisance sur la neige, sans s’y enfoncer comme le chevreuil aux pattes fines et sabots pointus. L’orignal est cet autre cervidé, dont les longues pattes sont de véritables échasses il a beaucoup plus de facilités à s’en tirer.
Le chevreuil lui, a beaucoup de difficultés à trouver sa nourriture lors de précipitations de neige et d’accumulations, comme ce fut le cas au cours de l’hiver que nous traversons actuellement. Fort heureusement, il tire à sa fin, mais les problèmes sont loin d'être terminés, puisqu’il y a aussi la prédation, qui s’intensifie lors du mois de mars. Loups et coyotes peuvent s’en donner à cœur joie, nous avons fréquemment des pluies suivies de gels nocturnes, qui forment la croûte de surface. Les chevreuils s’enfoncent et les canidés, dont les pattes sont mieux adaptées peuvent les tuer facilement. Ces proies faciles se coupent très souvent les pattes. Les pauvres chevreuils aux sabots aigus défoncent la croûte et s’enfoncent dans la neige. Ils deviennent ainsi des proies faciles. De plus, le sang maculant la neige, à la suite des blessures aux pattes, excite encore plus les canidés prédateurs.
Accentuez le piégeage
Il y eut des périodes où le ministère responsable de la faune réagissait lors de tels hivers. Je me souviens des succès obtenus par les trappeurs Matte et Charbonneau dans les Laurentides. J’apprenais d’un de mes amis vivant à proximité d’un ravage de chevreuils de la région de Tremblant, qu’il y avait une vingtaine de chevreuils morts dans son ravage.
Dans le secteur Rimouski et du Bas fleuve, même au cours de l’hiver, on me demandait d’inviter les trappeurs à s’en prendre aux coyotes. Ceci signifiant qu’il y a un mois, la situation inquiétait certains observateurs de cette région. Il est assuré qu’Ernie Wells aura les informations, que je désire et dont je vous ferai part sous peu.
Conclusion quelque peu encourageante
Toutefois, je serais porté à croire que la situation n’est pas encore critique, au moment de rédiger ces lignes. Mais il faudra surveiller de très près ce qui se produira au cours de mars. Les expériences des années passées sont là pour nous confirmer que c’est la période la plus critique. C’est au cours de ce mois que la pratique du nourrissage donne cours avec beaucoup plus d’intensité. Dans la région de Rimouski, on me disait que la situation d’urgence n’était pas encore mise en branle.
Voilà certainement une nouvelle, un tant soit peu…encourageante !
Le ministère de l'Ecologie a décidé mardi de réintégrer la belette et la martre sur la liste des animaux nuisibles, après un déjeuner de travail avec les chasseurs.
Une martre au jardin zoologique de Dresde (AP)
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a annoncé mardi 24 février dans un communiqué qu'il suspendait un arrêté protégeant la martre et la belette.
En effet, le ministère avait supprimé les deux mammifères de la liste des animaux nuisibles par arrêté le 2 décembre 2008.
Après un déjeuner de travail entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et le ministre, il a donc été décidé de revenir sur cette décision, qui "n'avait pas été pris(e) conformément aux principes qui régissaient la table ronde sur la chasse", déclare le ministère dans un communiqué. En outre, le ministre indique attendre les "résultats d’une étude scientifique que le Muséum National d'Histoire Naturelle rendra le 15 mai, et du rapport demandé au député Pierre Lang sur ce sujet".
Arrêté du 2 décembre "était une erreur"
De leur côté, les chasseurs de la FNC se sont réjouis mercredi de cette décision qui s'est faite "à la demande de" Charles Henri de Ponchalon, président de la Fédération.
"Le ministre a reconnu que cette décision (l'arrête du 2 décembre, ndlr) était une erreur car elle ne respectait ni la procédure mise en oeuvre avec la Table Ronde, ni les données scientifiques indispensables à ce genre de décision", poursuit le communiqué de la FNC.
La classification de la martre et de la belette en tant qu'animaux nuisibles permettra aux chasseurs d'en réguler les populations, comme c'était le cas depuis le 30 septembre 1988.
Plan de régulation des sangliers
"Ils veulent ainsi protéger le gibier qu'eux-mêmes chassent, comme le faisan et le lapereau, notamment ceux qu'ils lâchent dans la nature et qui deviennent des proies faciles pour ces petits carnivores", explique Christophe Aubel, directeur de la ligue Roc.
Parmi les "actions prioritaires (du ministère) pour les prochaines semaines", Jean-Louis Borloo et la FNC se sont mis d'accord sur le lancement d’un plan national de régulation des sangliers "mis en oeuvre dès ce printemps pour répondre au caractère d’urgence dans de nombreux départements", d'après les chasseurs. La prolifération des sangliers inquiètent notamment les agriculteurs, en raison des importants dégâts que peuvent causer ces animaux dans les cultures en plein champ.
Compte tenu de l'état des forêts, les populations de cervidés et sangliers vont exploser
Samedi 24 janvier, dans l'après-midi, Roland Barrère, le président de la Fédération des chasseurs des Landes, était à Sabres. Et il a pleuré.
Un mois après, Jean-Luc Dufau, administrateur de la Fédération des chasseurs des Landes, a eu le temps de préparer son discours mais l'émotion affleure toujours derrière les mots.
« Vu le contexte de la forêt aujourd'hui, l'équilibre agro-sylvo-cinégétique est très menacé. » Concrètement, la chasse est très difficile dans le département, voire impossible en Haute Lande. « Là-bas, il y a des territoires entiers où on ne peut plus pénétrer. » Et pas davantage depuis vendredi soir quand est arrivée l'autorisation préfectorale d'organiser de nouveau des battues pour le grand gibier et le renard.
Les chasseurs d'ailleurs râlent un peu à cet égard. « Nous aurions préféré que l'autorisation arrive plus tôt », rapporte Jean-Luc Dufau. « Le préfet craignait pour les agents qui interviennent sur les réseaux mais nous sommes des gens responsables. » Ils n'auraient donc pas confondu un sanglier avec un agent d'ERDF.
Demandes de dérogation
« Le danger principal, c'est plutôt les dégâts à redouter dans les cultures et sur les routes en raison de la prolifération du gibier », livre Roland Barrère. Parce que si la tempête a évidemment perturbé le gros gibier, la mortalité est, a priori, faible.
Le président reste raisonnablement optimiste pour le chevreuil et le cerf. « Le plan de chasse est réalisé à 60 % et comme il est désormais triennal, on pourra compenser lors des deux années suivantes. »
Conscients que même avec un plan triennal, le risque existe de se laisser déborder, les chasseurs ont néanmoins demandé une prolongation jusqu'au 31 mars de la chasse aux cervidés. Dans la mesure où c'est le Conseil d'État qui devra se prononcer, ce n'est pas gagné d'avance.
C'est pour le sanglier que la situation demeure la plus préoccupante. « Vu l'état des bois, la chasse aux chiens courants est menacée », lâche Jean-Luc Dufau. Le terrain sera beaucoup trop favorable aux sangliers, déséquilibrant le rapport de force avec les chiens. « Il faut que l'État nous donne des moyens pour restaurer la forêt et assurer notre mission d'intérêt public. Sinon, on ne pourra pas intervenir. »
Dimanche matin, à Renung, une soixantaine de chasseurs venus de sept ACCA différentes étaient d'une des premières battues aux sangliers organisées depuis le passage de Klaus. Ce qu'ils ont vu leur a fait froid dans le dos.
Les rives de l'Adour et leurs peupliers ont été moins touchés que les pins mais le tableau n'en est pas moins moche. Même avec un brouillard tenace comme il y en a souvent par là.
Michel Cazade, organisateur de la battue et conseiller technique à la fédération, répète en boucle, le visage grave. « On est morts. »
Cercle vicieux
Censément le périmètre retenu était bon. Après la tempête, les sangliers ont fui les fûtaies des plateaux pour se réfugier là, en groupe, dans les ronces. « C'est aussi pour ça qu'il fallait aller vite », explique Michel Cazade. « C'est sans doute plus facile de les chasser là que là haut. »
Mais facile, ça n'est pas. L'eau est encore haute, les ronces toujours aussi épaisses et là aussi des chablis encombrent le sol. Maigre bilan au bout d'une matinée de battue : deux sangliers tués.
« Des coups comme ça, c'est pas bon pour le moral des gars », soupire Jean-Luc Dufau. Il craint pour leur motivation et leur envie de reprendre une carte la saison prochaine.
D'ores et déjà, la fédération des Landes table sur une défection de 3 000 chasseurs sur les 26 000 qu'elle compte aujourd'hui.
« Je crains qu'on entre dans un cercle vicieux. La taxe à l'hectare chassable est cette saison de 0,91 ? en Tursan. Compte tenu des dégâts dans les cultures, elle va augmenter et mettre à mal nos trésoreries dont la situation était déjà critique avant la tempête. »
Pour compenser, l'administrateur estime que le prix des cartes de chasse pourrait doubler voire tripler. Avec évidemment un effet dissuasif supplémentaire. « La chasse populaire risque d'être mise à mal. »
Pour sauver ce qui peut l'être, le plan de gestion à partir du 1er avril (abandon des battues et agrainage pour fixer les bêtes mais tirs à l'affut sur les zones ensemencées) n'est pas remis en cause. En revanche, les chasseurs ont demandé officiellement la possibilité de tirer au plomb n° 1 les marcassins et bêtes rousses, c'est-à-dire grosso modo les sangliers de moins de 40 kg.
Compte tenu du bon avancement de la remise en état des routes et pistes forestières du département, le Préfet de la Gironde a décidé de lever la suspension de la chasse pour tous les gibiers et sur l’ensemble des communes du département à compter du samedi 21 février au matin.
Pour autant, il est vivement recommandé aux chasseurs de faire preuve de la plus grande prudence et de limiter leurs déplacements aux voies et pistes dégagés. L’accès et la circulation en forêt restent par ailleurs interdits pour les autres usages de loisir jusqu’au 28 février, conformément à l’arrêté préfectoral du 26 janvier 2009.
Biodiversité: les chasseurs demandent la reconnaissance de leur rôle
BRUXELLES - Les chasseurs sont préoccupés par le déclin de la biodiversité et ont demandé mercredi à être associés aux décisions prises par les institutions européennes pour la protection de l'environnement et la conservation des habitats naturels.
"La diminution et la dégradation des habitats menacent l'existence même d'espèces de flore et de faune à travers l'Europe et le monde entier", a souligné la Fédération des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage de l'UE (FACE) dans un manifeste adressé aux candidats pour les élections au Parlement européen en juin.
"Nous demandons que la contribution de la chasse soit reconnue dans les politiques pour l'environnement et nous demandons que les chasseurs soient associés dans l'élaboration des réglementations", a annoncé son président, le Français Gilbert de Turckheim.
Durant les cinq dernières années, les chasseurs ont pu compter sur des alliés au sein du Parlement européen avec les 85 élus membres de l'intergroupe chasse et biodiversité dirigé par l'eurodéputé conservateur italien Michl (bien Michl) Ebner.
"Mais nous ne savons pas si cet intergroupe sera reconstitué dans la nouvelle assemblée", a souligné M. Ebner.
Une filière écologique de recyclage des cartouches
Antoine Santarelli et Charlette Chandosné, de la Fédération régionale de chasse à Besançon lancent l’opération de ramassage des cartouches de chasse en Franche-Comté. Photo Hervé Haustete
Une filière de recyclage est désormais proposée aux chasseurs afin de valoriser les cartouches tirées. 60 mètres cubes de plastique et de métal pourraient être récupérés chaque année en Franche-Comté.
L’époque où les chasseurs utilisaient des cartouches faites maison, sortes d’étuis en carton sertis dans un culot de cuivre qui étaient rechargés sur le bord de la table de la cuisine est bien révolue. Tous utilisent désormais des cartouches en plastique ou en laiton qui n’ont plus vocation à être rechargées.
Depuis plusieurs années, les 27 000 chasseurs francs-comtois sont incités par leurs fédérations de chasse à récupérer les cartouches tirées afin de ne pas polluer les espaces naturels dans lesquels ils évoluent.
Dans la plupart des cas les cartouches vides terminaient à la poubelle. Cette année, la fédération régionale des chasseurs, soutenue par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le conseil régional, a décidé d’instaurer un ramassage des cartouches à l’échelon régional et propose de recycler celles-ci à travers une filière valorisante. « Nous distribuons actuellement des sacs de collecte auprès de chaque association de chasse, confirme Antoine Santarelli, technicien responsable de ce dossier à la fédération de chasse de Besançon. En nous appuyant sur la première initiative lancée en 2005 en Lorraine, nous estimons que les cartouches susceptibles d’être récupérées en Franche-Comté durant une saison pourraient représenter 60 mètres cubes. Nous proposerons d’étendre cette collecte aux stands de tir spécialisés et aux manifestations de ball-trap ».
Un coût de 5000 euros par saison
Il ne restait plus qu’à trouver une filière de recyclage pour finaliser ce projet. Une entreprise d’insertion de Poligny (Jura), l’Association de lutte contre le gaspillage, a répondu favorablement aux propositions de la FRC. Elle envisage de faire l’acquisition d’un séparateur et d’un broyeur mécanique pour recycler séparément le plastique, le métal et le laiton.
La revente de ces matières premières ne permettra cependant pas de compenser le coût de ce recyclage qui est estimé à au moins 5000 € par saison, à condition de ne pas inclure les coûts de ramassage et de transport.
Charlette Chandosné, responsable des dossiers environnement à la fédération comtoise de chasse, a tenu à souligner que cette initiative s’inscrivait comme celle des jachères apicoles ou des couverts intermédiaires dans une démarche globale entamée cette année par les chasseurs en faveur de la protection des biotopes.
Aquitaine. Les interdictions se multiplient et les plans de chasse annuels vont en souffrir.
Les chasseurs ne pourront pas tenir les plans de chasse.
« 300 000 hectares de pins maritimes sont à terre sur le million que compte la forêt aquitaine ». Ces chiffres avancés par les sylviculteurs offrent un triste bilan de Klaus au regard de l'habitat de la faune sauvage : « Le paysage est destructuré. Les cerfs et les chevreuils ont perdu leurs repères » déclarait au lendemain de la catastrophe Laurent Trijoulet, le directeur du Parc National des Landes de Gascogne.
Un état des lieux relativisé par Jésus Veiga, directeur de la fédération des chasseurs de la Gironde qui minimise les pertes sur le grand gibier : « Dans la tempête le grand gibier ne reste pas sous les arbres mais se réfugie dans les plaines et sur les pare-feu ». Loisir traditionnel par excellence la chasse est compromise dans les Landes où les dégâts sur les installations sont considérables. Au nord de Tartas dans le secteur de Rion où dans la Chalosse les palombières sont détruites parfois jusqu'à 90 %… .
Trois semaines après le passage de la tempête, les interdictions de chasser se sont multipliées. Résultat : les fédérations de chasseurs s'inquiètent de l'impossibilité dans certains secteurs de mener à bien le plan de chasse annuel imposé par les préfectures : « Le plan de chasse se termine le 28 février. Il ne sera pas accompli » entend préciser Jésus Veiga. Au travers de cet épisode météorologique désastreux reparaît un débat qui a soulevé bien des polémiques : celui des dégâts occasionnés par le gibier. « Cette situation va favoriser le développement de certaines populations sans pourvoir permettre de prélèvement afin d'en réguler le nombre.
À l'échéance de deux ou trois ans, si des parcelles restent inexploitées, ce sera le refuge des sangliers qui s'adaptent très bien aux forêts épaisses avec l'impossibilité pour les chiens de chasse de les suivre » précise Françoise Decais directrice adjointe de l'Office National des Forêts à Bordeaux.
Dans la Drôme, comme dans de nombreux départements français, l’hiver rigoureux a mis à mal la fructification forestière poussant les sangliers à se nourrir en plaine jusqu’aux portes des villes : « C’est du jamais-vu, ils se sont même attaqués aux olives AOC de Nyons », explique Alain Golin, président de la Fédération de la chasse.
Le montant des indemnisations liées aux dégâts va ainsi battre un record absolu dans la Drôme : « Nous avions budgété 200 000 euros et le chiffre définitif sera proche des 300 000 euros ».
Prolongations
Aux grands maux, les grands remèdes : exceptionnellement, la période de chasse au sanglier vient d’être prolongée par le préfet jusqu’au 28 février « tous les jours y compris par temps de neige et dans les réserves ». La fédération aux 16 000 adhérents a mobilisé ses troupes. « C’est le moment ou jamais. Nous espérons prélever 13 000 sangliers contre 8 000 à 11 000 habituellement. Ainsi, l’an prochain, on se retrouvera avec une population un peu plus normale. »
Décidément, 2008-2009 s’annonce comme la saison des records puisque des spécimens aux mensurations inédites dans le département (132 et 166 kg) ont été abattus cet hiver, « des bêtes âgées et rusées qui, prennent de grands risques pour trouver leur nourriture »…
Canada - Les animaux sauvages sont piégés de multiples façons par l'hiver. Devant un obstacle qu'il aurait facilement franchi en été, ce cerf a mal calculéson saut en s'enfonçant dans la neige et s'est retrouvé en fort mauvaise posture. La bête était au bord de l'épuisement lorsqu'un automobiliste l'a tirée d'embarras.
Photo courtoisie, Sylvain Laflamme
(SHERBROOKE) On sait l'hiver impitoyable pour les animaux sauvages. Le froid, les déplacements éprouvants pour trouver la rare nourriture et les prédateurs constamment sur les talons parce qu'affamés, eux aussi.
Survivre à la saison de tous les dangers est un exploit que ces bêtes doivent réaliser hiver après hiver en ne comptant que sur elles-mêmes. Sauf en de rares occasions, lorsqu'un ange-gardien les sauve d'une mort probable.
Cela s'est produit récemment près d'Ayer's Cliff. Un automobiliste circulant sur l'autoroute 55 a immobilisé son véhicule après avoir aperçu une image pour le moins inhabituelle.
«Je roulais à une centaine de kilomètres heure et j'ai entrevu ce qui me semblait être une patte de chevreuil pendante dans une clôture. C'était tellement bizarre que je me suis arrêté pour aller voir», décrit Sylvain Laflamme.
Comme la plupart des chasseurs d'expérience, M. Laflamme a l'oeil aguerri pour distinguer les formes et la couleur des cervidés. Il ne s'était pas trompé.
En s'approchant, il a vu qu'un corps était accroché à cette patte suspendue. Le chevreuil était prisonnier d'un obstacle qu'il aurait aisément franchi sur la terre ferme en été. Ses pattes arrières s'étant probablement enfoncées dans la neige au moment de prendre son élan pour bondir, son saut a été plus court que prévu. Trois pattes sont passées, la dernière s'est entortillée dans la broche. Le cerf s'est retrouvé avec un sabot plus haut que la tête.
«La petite femelle s'est affolée en me voyant m'approcher. Comme elle était épuisée, elle s'est rapidement calmée. À voir le poil et les morceaux de chair, il est évident qu'elle avait tout donné pour essayer de se libérer. Les broches de la clôture étaient tellement tendues et tordues à cause du poids de l'animal suspendu que j'ai mis une trentaine de minutes à le dégager».
Le chevreuil n'a pas déguerpi une fois retombé sur ses quatre pattes.
«J'ai détourné mon regard sans insister pour ne pas l'effrayer davantage. Dans mon esprit, j'avais accompli mon devoir en lui portant secours. En lui rendant sa liberté, je crois sincèrement lui avoir sauvé la vie. Je ne vois vraiment pas comment ce cerf aurait autrement réussi à s'en tirer».
Lorsque la nature leur offre une proie aussi facile, les coyotes n'ont pas l'habitude de tarder à se pointer pour le festin. Il n'y a pas de certitude à l'effet que ces redoutables chasseurs n'ont pas réussi à retracer cet animal affaibli et blessé.
Grâce à l'intervention du bon Samaritain, s'il y a eu poursuite, elle fut au moins plus loyale...
La petite ville de Rossford, située dans l’état de l’Ohio, aux États-Unis, compte moins de 10 000 habitants. Elle a été témoin il y a quelques jours d’un événement pour le moins unique en son genre. Un cerf, qui s’est cassé la patte, a eu le réflexe de se rendre sans la moindre assistance dans un magasin de la chaîne PetSmart près de Crossroads Parkway où l’on soigne les animaux blessés en plus de fournir tout le nécessaire pour leurs besoins vitaux et des services spéciaux comme le peignage et l’élevage.
Un agent de la paix local, Mark Skala, a dit avoir répondu à un appel de détresse spécifiant qu’un cerf baignant dans son propre sang se trouvait sur le plancher dans une aire arrière du bâtiment PetSmart où il est facile de pénétrer. Un peu plus tard, il a confirmé qu’une équipe de vétérinaires œuvrant pour ce magasin a été dépêchée sur place et a accepté de s’occuper du gros mammifère ruminant.
Une fois les points de suture appliqués combinés à un traitement antibiotique, le cerf s’est levé tout seul pour prendre la clé des champs vers une zone rurale. C’était la première fois qu’une telle opération se déployait à Rossford.
Dégâts de gibier : un estimateur lance un pavé dans la mare
André Girard est estimateur de dégâts de grand gibier pour la Fédération des chasseurs. Dans un entretien, il dévoile certaines pratiques qui visent à ne pas « fâcher le monde agricole ».
Le Journal de la Haute-Marne : Comment devient-on estimateur et en quoi consiste la tâche? André Girard : Pour devenir estimateur, il faut suivre un stage patronné par la Fédération nationale de la chasse. A l’issue d’un examen, nous sommes ensuite confirmés par le préfet du département sur lequel on va travailler pour une durée d’un an renouvelable. La tâche consiste à se rendre sur les parcelles des agriculteurs afin de prendre les mesures exactes des surfaces touchées, ainsi que les rendements. Normalement, c’est un constat à l’amiable. Si jamais ce n’est pas le cas, l’agriculteur passe devant une commission départementale. Normalement, les estimations de l’estimateur sont retenues.
JHM : Ces estimations ne sontelles pas subjectives et sujettes à être remises en cause? A. G. : Si jamais les dégâts sont trop importants, la Fédération peut très bien envoyer deux estimateurs voire cinq pour constater, contrairement d’ailleurs à ce qu’elle affirme aujourd’hui. Si les dégâts sont supérieurs à 16 000 €, on fait appel à un expert national.
JHM : Vous estimez actuellement qu’il existe des dysfonctionnements dans la procédure d’estimation. Qu’avez-vous remarqué ?
A. G. : Tout agriculteur qui n’a pas souhaité signer le constat définitif d’estimation sur des récoltes est convoqué par une commission départementale. J’ai remarqué qu’à chaque fois, la Fédération donnait raison aux agriculteurs. Je trouve cela inadmissible dans la mesure où le travail des estimateurs avait été fait correctement.
JHM : Sur quoi vous basez-vous pour avancer cela?
A. G. : Après 20 ans d’expérience en matière d’estimation de dégâts de récolte, pour ma part, nos estimations sont très proches de la réalité. En tout cas, elles n’ont rien à voir avec ce que la Fédération a donné à ces agriculteurs qui va du simple au double, des agriculteurs qui se disaient lésés.
JHM : Vous estimez donc que l’on avantage le monde agricole ?
A. G. : Aujourd’hui, le président de la Fédération de chasse donne de l’argent à des agriculteurs dont les dégâts ne méritaient pas autant. Ces agriculteurs se sont moqués de moi et de mes collègues lorsque nous sommes passés faire le travail en laissant entendre que cela ce déciderait au-dessus de nous. A quoi servons-nous? Autant donner directement à l’agriculteur ce qu’il souhaite. Le président de la Fédération de chasse nous a déclaré : si on ne veut pas de vagues il faut être plus généreux ! Il ne faut pas oublier que ce sont les chasseurs qui paient.
JHM : Pour vous, on achète la paix avec le monde agricole?
A. G. : On achète la paix en Haute- Marne, oui sans détour.
JHM : Comment expliquez-vous que certains agriculteurs se plaignent d’estimateurs qui ne leur sont pas favorables?
A. G. : C’est évident, il y a eu dans certains secteurs des estimateurs qui faisaient leur travail à la légère. Bien souvent, les estimations étaient réalisées assez rapidement. Lorsque nous reprenions des secteurs entre guillemets “à l’abandon” on se retrouvait confronté à quelques difficultés. Mais il ne faut pas non plus que la Fédération des chasseurs en profite pour s’engouffrer dans la brèche et qu’elle se prostitue pour que nous soyons renouvelés.
JHM : Cela signifie que si vous n’allez pas dans le sens du monde agricole, vous pouvez perdre votre “accréditation”?
A. G. : Il ne faut pas faire de vague si l’on veut être renouvelé estimateur. Il ne faut pas faire des mécontents dans le monde agricole. On doit payer ce qui est dû et point final. Les textes disent que l’on doit passer une seule fois, cette année la Fédération nous a demandé de passer deux fois chez un agriculteur en pleine récolte pour ne pas lui déplaire. Pendant ce temps d’autres agriculteurs attendaient notre passage.
JHM : Vous avez des preuves pour avancer cela?
A. G. : Je me suis basé sur le rapport de la commission du 17 décembre qui nous a été envoyé par la Fédération des chasseurs. Et nous avons constaté des choses intolérables. Ainsi, sur une parcelle de maïs, mes deux confrères ont été reçus très vertement par l’agriculteur et malgré cela, la Fédération des chasseurs lui a donné gain de cause alors que leurs estimations se rapprochaient de la réalité.
JHM : Pourquoi dénoncer cela aujourd’hui?
A. G. : J’estime qu’il est inadmissible de devoir se prostituer pour conserver le droit d’être estimateur. Ne pas faire de vague pour être renommé l’année suivante n’est pas normal.
L'étude comportementale des chasseurs pourrait mettre en lumière les mesures à préconiser pour maintenir le succès de chasse sur Anticosti.
Douze millions de dollars. Voilà la somme que laissent chaque année dans l’économie locale les 5000 personnes qui se rendent chasser le cerf à Anticosti. Une ombre plane toutefois sur l’avenir de cette importante activité économique. Les 160 000 cerfs qui arpentent ce territoire broutent intensivement tout ce qui leur tombe sous la dent, sauf l'épinette blanche, compromettant ainsi la régénération des sapinières qui leur servent de garde-manger et d’abri. Depuis un siècle, la superficie de ces peuplements a diminué de 50 % sur l'île et les sapinières toujours debout accusent leur âge, ce qui fait craindre un déclin important de la population de cerfs. Comment s’assurer que le succès de chasse demeurera toujours aussi élevé si un krach démographique devait survenir? La réponse pourrait bien venir des chasseurs eux-mêmes, croit une équipe de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Produits forestiers Anticosti en aménagement intégré des ressources forestières.
«Nous avons entrepris de cerner les facteurs qui limitent le succès de chasse à Anticosti et, selon les réponses que nous obtiendrons, il sera possible d’aménager les forêts de façon à atténuer ces contraintes», explique François Lebel, du Département de biologie. L’étudiant-chercheur a profité de la tenue du 6e colloque de la Chaire Anticosti, qui se déroulait le 30 janvier sur le campus, pour présenter les grandes lignes du projet de recherche qu’il mène sur la question avec le professeur Steeve Côté et le biologiste Christian Dussault, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
Au cours des saisons de chasse 2007 et 2008, cette équipe de recherche a suivi les déplacements et les stratégies de 475 chasseurs qui portaient sur eux, lors de leur expédition quotidienne, un émetteur GPS. Les chercheurs ont ainsi obtenu les coordonnées précises de 670 sites d’abattage, ce qui leur a permis de caractériser les milieux associés à une chasse fructueuse. Les analyses préliminaires révèlent que la proximité des routes, des chemins forestiers et des sentiers joue un rôle important dans le résultat de l’expédition. Les biologistes ont aussi suivi en continu les déplacements quotidiens de leurs singuliers sujets expérimentaux. Les 549 tracés de déplacement sans abattage et les 453 tracés avec abattage qu’ils ont reconstitués leur permettront de caractériser les milieux traversés par les participants au cours de leur expédition et de déterminer l’effet des variables environnementales et de l’effort de chasse sur le succès des chasseurs.
Environ 8000 chevreuils sont abattus chaque année à Anticosti. «C’est le principal moteur économique de l’île, souligne François Lebel. Nous croyons qu’une meilleure connaissance des facteurs qui influencent le succès de chasse contribuera à conserver l’attrait de cette activité tout en accroissant son efficacité comme outil de gestion pour éviter une surpopulation de cerfs.»
Les épreuves du brevet national de chasse à courre du lièvre se sont déroulées voilà quelques jours, aux environs de Sabarat.
C'est le groupement cynégétique de l'Arize et le Club du bleu de Gascogne et ariégeois, sous la houlette de son président Thierry Baquié, qui ont pris en charge l'organisation de ces épreuves, qui se sont déroulées sur plusieurs communes de la vallée de l'Arize. Le jury et les participants se sont installés pour ces deux journées dans la salle des fêtes de Sabarat, mise à leur disposition par la municipalité.
Les plus belles meutes sélectionnées se sont affrontées dans des épreuves d'une durée d'une heure trente pour être sélectionnées pour la Coupe de France de cette spécialité, qui est certainement la plus écologique des chasses.
Samedi après-midi, sur les flancs du Plantaurel, entre Sabarat et le Peyret, l'équipage de Marc Moras, composé d'ariégeois et de petits bleus de Gascogne, a donné une belle prestation. Dimanche, en début de matinée, l'équipage de MM. Pujols et La Hille, de Lorp-Sentaraille, constitué de magnifiques ariégeois, a découplé à Campagne-sur-Arize, dans la plaine de Saint-Martin. Très appliqués dans la voie du lièvre, une superbe prestation s'ensuivit, récoltant ainsi les meilleurs points du week-end. Grand bravo à cet équipage de l'Ariège.
Au milieu de la matinée, une autre meute d'ariégeois, appartenant à M. Rey, des Bouches-du-Rhône, a découplé aux Bordes-sur-Arize, au lieu dit « Compagnou ». Ayant connaissance de plusieurs voies, la chance n'était pas au rendez-vous.
En fin de matinée sont découplés, au lieu dit « Le Lombart », commune de Sabarat, les ariégeois de M. Pontet, bien connu dans le milieu « du chien sur la voie du lièvre ». Une prestation moyenne s'en est suivie.
A la fin de chacune de ces journées, le jury, après concertation, a récompensé les meilleures meutes par des coupes et des lots. Cette manifestation, qui a rassemblé onze équipages et une centaine de participants, a présenté un superbe spectacle, les nombreux spectateurs venus pour voir ces meutes ont été ravis par l'évolution de ces chiens sur dans les pentes du Plantaurel.
La Chasse est interdite depuis le 29 janvier dans huit cantons de l'ouest
Les chasseurs du Gers sont inquiets. Du 29 janvier au 3 février, la chasse a été interdite dans tout le département. Elle le reste depuis dans huit cantons de l'ouest, les plus touchés par la tempête : Cazaubon, Nogaro, Riscle, Eauze, Plaisance, Aignan, Condom et Montréal. La zone, boisée, est également celle qui compte le plus de sangliers.
« Les prélèvements ne se font pas, regrette Jocelyn Moreau, directeur de la Fédération de chasse. Nous craignons que les populations de sangliers et de chevreuils augmentent. Cela avait été le cas dans les deux ans qui avaient suivi la tempête de 1999. »
Afin de réguler les populations, les fédérations de Midi-Pyrénées et d'Aquitaine se sont réunies lundi pour étudier les solutions. Elles demandent un arrêté ministériel pour prolonger la chasse jusqu'au 31 mars. La demande est soutenue par Philippe Martin, député et président du Conseil général, qui a envoyé un courrier à François Fillon. La décision viendra de Paris, où le ministère peut établir un nouvel arrêté.
« En mars, les femelles sont en gestation. On peut considérer que lorsque l'on en prélève une, c'est trois individus morts. » D'ici au 28 février, date de la fin de la période, les chasseurs auraient dû prélever 3 500 sangliers. Avec l'arrêt de la chasse, ils n'en seront pas là. « En ce qui concerne les chevreuils, nous avons des obligations qui ne seront pas remplies. »
Le problème va se poser surtout à partir des mois d'avril ou mai, où le gibier fait des dégâts sur les récoltes. « Qui les assumera ? », se demande Jocelyn Moreau, vu qu'habituellement, c'est le prix du bracelet chevreuil qui le permet.
Les fédérations vont se réunir de nouveau mi-mars pour anticiper le problème à moyen terme.
Mercredi soir, un peu avant 19 heures, un témoin a signalé aux sapeurs-pompiers de Venarey-Les Laumes qu'un cerf venait de tomber dans le canal de Bourgogne, au lieu-dit Luziaux, à Venarey-Les Laumes.
Une fois sur place, les sapeurs-pompiers ont dû utiliser tous leurs moyens et toute leur énergie pour secourir la pauvre bête qui se débattait dans l'eau gelée, sans pouvoir en sortir en raison des bordures en métal.
Les hommes du lieutenant Alain Guillot, chef de corps du centre de secours laumois, ont d'abord attaché les bois du cerf avec des sangles et tenté une première fois de le ramener sur la berge. Le cerf a réussi à s'échapper et s'est retrouvé de nouveau dans l'eau.
Les pompiers ont alors fait une deuxième tentative qui fût la bonne cette fois. « Nous avons tout de même réussi à le sortir, mais ça n'a pas été facile car la bête pesait bien dans les 250 kg. Elle se débattait et il fallait faire très attention aux coups de sabots. Nous l'avons finalement ramené sur la berge et nous l'avons réchauffé » raconte le lieutenant Guillot. Le cerf, fatigué par son aventure, a cessé de s'agiter ce qui a facilité le travail des secours.
Remis sur pied, il a pu retrouver sa liberté. Peu de temps toutefois. Car malheureusement, le froid et les efforts qu'elle a dû fournir ont semble-t-il été fatals à la pauvre bête qui n'a pas survécu. En effet, le lendemain matin, des passants déjà là la veille au soir, et venus voir ce qu'il en était, l'ont retrouvé mort le long de la berge.
Cet incident n'est pas unique puisque selon le chef de corps, « des chevreuils sont retrouvés régulièrement dans l'eau du canal, en période de chasse notamment. Ils paniquent et se jettent à l'eau ».
Lorsque cet accident arrive, les sapeurs-pompiers ont pour consignes de prévenir un garde forestier et la gendarmerie, en l'occurrence ce soir-là les
Chasse. Première session sur nouveau parcours d'examen
Le nouveau parcours pour passer l'examen pratique du permis de chasser a été inauguré mardi, à Saint-Jean-Brévelay. De moins en moins de jeunes le passent au fil des ans. De 531, en 1994, leur nombre a été plus que divisé par deux depuis... L'année dernière, il n'y a eu, en effet, que 215 candidats inscrits pour passer leur permis de chasser dans le Morbihan. 158 ont été reçus à l'issue des deux examens, théorie et pratique. Cette épreuve pratique se déroulait, depuis 2000, à Saint-Nicolas-du-Tertre. Changement de décor depuis l'automne dernier: c'est au lieu-dit Goeh Mehnir, en Saint-Jean-Brévelay, qu'il faut la passer. Le nouveau parcours a été officiellement inauguré mardi matin. «Ses avantages, sont une localisation plus centrale, dans le département, et un parcours plus court, ce qui permet aux candidats de passer plus vite», explique Gérard Sardet, technicien à la Fédération départementale des chasseurs du Morbihan. L'épreuve pratique se passe sur une demi-journée, par groupe de 15, mais chaque candidat passe individuellement avec un formateur qui vérifie surtout que toutes les consignes de sécurité sont scrupuleusement respectées.
Un centre de formation en construction
Au cours de l'examen, l'apprenti chasseur tire d'abord à blanc, puis avec des cartouches à grenailles sur des plateaux volants, et enfin avec des balles en plastique sur de faux sangliers. Ce nouveau parcours s'étale sur 17hectares. En contrebas, un centre de formation est en cours de construction et devrait ouvrir ses portes dans un an. L'ensemble représente un investissement de 350.000€. L'enjeu, selon Guy Bonnefous, président de la Fédération départementale: «Au coeur de nos préoccupations figure la formation des jeunes qui, malheureusement à notre époque, sont plus intéressés par leur écran d'ordinateur que par la chasse». Et de conclure, «certes, le chasseur prélève du gibier, mais ce qui compte, c'est avant tout le plaisir de se balader dans la nature».
Au moins 25.000 accidents de la route en 2008 dus aux animaux sauvages
PARIS (AFP) — Au moins 25.000 accidents de la route ont été causés en 2008 par les sangliers, cerfs, chevreuils, renards et autres blaireaux qui prolifèrent en France depuis une dizaine d'années, selon les chiffres communiqués à l'AFP par le Fonds de garantie automobile (FGA).
En 2008, Michel Merlet, responsable des dossiers d'indemnisation au FGA, a enregistré 25.888 accidents (664 corporels, 24.924 matériels). Mais ce chiffre, a-t-il précisé, pourrait dépasser la barre des 30.000 puisque les automobilistes accidentés disposent de six mois pour faire leur déclaration.
En 2007, 11.223 accidents avaient été enregistrés.
Le FGA indemnise, au titre de la solidarité nationale, les victimes d'accidents de la circulation provoqués par des personnes non assurées ou non identifiées et depuis 2003, par les animaux sauvages.
Considérés comme "Res nullius" (chose de personne, en droit civil une chose sans propriétaire), les animaux sauvages posent en effet un problème de responsabilité, puisqu'ils ne sont pas assurés", explique M. Merlet.
Depuis le 11 juin 2007, le FGA indemnise à partir d'1 euro de dégâts matériels alors qu'auparavant l'indemnisation commençait à partir de 300 euros de dommages.
Le gros gibier a été à l'origine, en très grande majorité, de ces accidents de la route. Sur les 11.223 accidents de 2007, chevreuils, sangliers et cerfs ont causé 9.609 accidents. Pour les 25.888 dossiers d'accidents en 2008, 20.655 sont dus au grand gibier.
L'animal le plus accidentogène est le chevreuil, devant le sanglier, le cerf, suivis de très loin par les renards ou les blaireaux.
Pour le chevreuil, précise M. Merlet, la majorité des collisions en 2008 se situe en Gironde, suivie par les Landes et la Dordogne - les trois départements français les plus vastes après la Guyane -, puis par le Bas-Rhin et la Moselle.
Pour les sangliers, la Seine-et-Marne (nombreuses zones boisées et réseau routier dense) reste en 2008 en tête, suivie de près par le Bas-Rhin, la Moselle, la Gironde et le Haut-Rhin.
A l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), on souligne que les populations de grands gibiers (cervidés, sangliers) "continuent à suivre une courbe ascendante".
Les sangliers sont estimés à un million (250.000 en 1998), les chevreuils à près de deux millions (sept fois plus en 25 ans) et les cerfs et les biches sont passés de 40.000 en 1985 à 170.000 en 2008.
A l'ONCFS, on explique cette prolifération par les conditions climatiques plus douces depuis quelques années au printemps, qui ont fait baisser la mortalité juvénile et par la tempête de 1999 qui a couché des pans entiers de forêts qui ont servi de "réserves" au gibier. La tempête Klaus, il y a une dizaine de jours dans neuf départements du Sud-Ouest, risque d'ailleurs de faire encore augmenter ces populations, note l'ONCFS.
Les sangliers prolifèrent grâce à leur formidable taux de reproduction, passant de deux portées (5 à 7 petits par laie) tous les dix-huit mois à trois portées tous les deux ans et à l'augmentation des surfaces de culture du maïs.
La démographie des sangliers est due également à leur grande capacité d'adaptation puisqu'ils se rapprochent des villes pour se nourrir et fuir les chasseurs.
La semaine dernière, un sanglier a été abattu dans le salon au premier étage d'une maison du centre historique de Kaysersberg (Haut-Rhin).
L’isard… vie, histoire et chasse: un livre de Alain Bourneton
Un livre qui devrait intéresser bon nombre de chasseurs, c’est celui d’Alain Bourneton, qui vient de faire paraître aux éditions «Le Pas d’ Oiseau», un ouvrage très complet sur l’isard.
Le 28 janvier dernier, quelques instants avant l’inauguration de l’espace André Manaud à la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège à La Barre près de Foix, Alain Bourneton proposait une séance de dédicace à ses lecteurs.
A cette occasion, il expliquait: «pendant toute ma vie j’ai fait de la montagne. Je suis d’abord montagnard avant d’être chasseur. Pour moi la chasse à l’isard, c’est une autre façon d’aborder la montagne, une autre façon de la concevoir, qui permet de la pratiquer sous l’aspect total […]
La première partie de mon livre traite sur un bon quart de l’animal lui-même: sa vie, ses mœurs, sa façon d’évoluer et ses particularités, mais aussi sur ce qui le différencie des autres types d’animaux, et ce qui en fait également son charme.
La partie suivante parle de sa place dans le monde pyrénéen, et plus particulièrement dans les mentalités pyrénéennes.
J’ai traité cela en 4 volets. Tout d’abord la place de l’isard dans l’économie […] On oublie, que l’ancienne économie pyrénéenne il y a 50 ou 100 ans, c’était une économie de pauvreté, une économie de survie.
Il y avait un effet d’aubaine pour le chasseur d’isards, car c’était soit pour lui un aliment qui changeait un peu l’ordinaire, ou alors c’était un animal qui pouvait lui rapporter quatre sous, lorsqu’il le vendait aux hôtels […]
A cette époque, il n’y avait aucune limitation. On chassait toute l’année, et par tous les temps. C’est pour cette raison que certains secteurs des Pyrénées, ont vu une diminution de leur cheptel. Celle-ci se situait essentiellement autour des stations thermales.
Il y avait une demande pour les touristes, et les isards se vendaient bien. Les zones où il y avait moins de tourisme, la consommation d’isards avait lieu au niveau familial.
Le deuxième chapitre, traite de l’isard dans la littérature, où celui-ci tient une place fragmentaire, mais très importante. Il y a très peu de livres qui soient spécifiquement consacrés à l’isard.
Il y a beaucoup de textes épars dans la littérature pyrénéenne, depuis Gaston Fébus, en passant par d’autres livres du XVIIème siècle […] J’ai essayé de faire une synthèse, de rassembler un peu tous ces documents, en les commentant de manière à ce que cela serve […]
Un des éléments les plus importants de ce livre est sans nul doute les 350 titres de la bibliographie exclusivement consacrée à l’isard.
Le 3ème chapitre évoque la place de l’isard dans l’art, la figuration, l’image pyrénéenne.
L’isard est présent à tous les niveaux, dans la gravure, dans le dessin, dans la peinture et dans la sculpture. L’isard a été également représenté sous des formes diverses dans le souvenir, comme l’assiette avec l’image de l’isard et les deux edelweiss etc.
Il s’agit là d’une espèce d’art populaire et touristique. Il y a aussi de très beaux tableaux, des lithographies magnifiques consacrées à cet animal, et un certain nombre de dessins ou d’aquarelles […]
Dans ma dernière partie, j’ai parlé aussi des protagonistes, des auteurs de ces chasses, c'est-à-dire les Pyrénéens, et tous les grands personnages qui se sont intéressés à la chasse à l’isard.
On a dit pendant longtemps que la chasse à l’isard et au chamois, c’était la chasse des bergers et des rois.
Il y a eu le prince de Monaco qui est venu chasser dans les Pyrénées, et qui est à l’origine des parcs nationaux. Il y a eu aussi d’autres personnages […]
Un président de la République qui est venu chasser l’isard dans les Pyrénées […] Il s’agissait de M. Thiers»
Ce livre sur l’isard est disponible dans toutes les librairies de l’Ariège, ainsi que dans toutes les grandes surfaces. On peut également le commander auprès de l’éditeur.
«L'isard... Vie, histoire et chasse» Editions Le Pas d’Oiseau
176 chemin de Lestang
Appt 23 à 31300 Toulouse
05.61.41.27.09
Source
Chasse : une saison cynégétique plus que satisfaisante
1260 personnes détiennent
un permis de chasse dans le
Territoire de Belfort.
Photo Hervé Haustete
Malgré l’augmentation des dégâts agricoles, la saison cynégétique qui se termine est une des meilleures de la décennie en ce qui concerne les sangliers.
Alors que la chasse au grand gibier a fermé hier, la fermeture générale de la chasse interviendra cette année le 28 février. À l’issue de cette saison, Daniel Kittler, président de la fédération départementale de la chasse, juge le bilan cynégétique « plus que satisfaisant » dans le Territoire de Belfort.
Le plan de chasse du chevreuil a été réalisé à plus de 90 % avec 950 animaux prélevés durant la période d’ouverture. Plus de 400 sangliers auront été tirés contre 303 durant la saison 2007-2008 ce qui, pour Daniel Kittler, en fait « sans doute une des meilleures de la décennie ». Trois cerfs ont été tirés sur les neuf qui sont autorisés et ce chiffre reste stable d’année en année.
Beaucoup d’oiseaux migrateurs
Le bilan des prélèvements sur le petit gibier reste contrasté. 2500 faisans environ ont été tirés mais près de quatre sur cinq proviennent de lâchers. « On peut néanmoins se féliciter de préserver ainsi le patrimoine cynégétique du département, poursuit le président. Pour le lièvre, la saison a été excellente même si de nombreux chasseurs se sont imposé des restrictions. Il est à noter un passage conséquent des oiseaux migrateurs comme les pigeons et les bécasses des bois, ce qui a constitué une heureuse surprise pour les amateurs. »
Champs retournés
La deuxième cause de satisfaction du président est d’avoir maintenu le nombre de chasseurs dans le département à 1260. Ce contentement est tempéré par l’importance des dégâts causés par les sangliers sur les terres agricoles. L’enveloppe qui y est consacrée par la fédération dépassera sans doute 40 000 € en 2009 alors qu’elle n’était que de 17 000 € en 2008. « Cette augmentation est due en partie à l’augmentation des surfaces cultivées puisqu’une réorganisation de la politique agricole commune a permis de supprimer les jachères obligatoires, explique Daniel Kittler. Mais il faut bien sûr aussi prendre en compte l’augmentation des populations de sangliers. Malgré les efforts consentis par les chasseurs pour effectuer des prélèvements, il faudra s’attendre à une recrudescence des dégâts après la période de gel car biologiquement le sanglier a besoin de protéines pour satisfaire ses besoins vitaux à la sortie de l’hiver. Il ira les chercher dans la terre meuble des prairies où il trouvera des vers de terre. »
« Admirez le travail des sangliers », ironisent sur une pancarte Étienne Maillard et Thierry Jannot, agriculteurs dans la Meuse.
• La prolifération des sangliers provoque une crise sans précédent entre agriculteurs et chasseurs. Exemple dans la Meuse où, dans un climat délétère, des animaux ont été empoisonnés.
• Les présidents de fédération des chasseurs se défendent en détaillant toutes les mesures de régulation qu’ils prennent depuis des années.
• Plus de 23.000 sangliers sont abattus chaque saison dans l’Aisne, la Marne et les Ardennes. Les dégâts aux cultures s’élèvent à plus de 1,7 million d’euros pour les trois départements.
Enquête
QUI a empoisonné les sangliers ? La question pollue depuis quelques semaines l'ambiance entre chasseurs et agriculteurs dans la Meuse, frontalière des Ardennes et de la Marne. En 2008, une vingtaine de sangliers a été victime d'une neurotoxine ou de mort-aux-rats, selon le laboratoire vétérinaire de Bar-le-Duc et le laboratoire de toxicologie de l'école vétérinaire de Lyon.
La gendarmerie mène l'enquête. La fédération des chasseurs de la Meuse, qui compte dans ses rangs de nombreux Marnais, pointe du doigt l'association Les Robins des champs. C'est elle qui, le 25 septembre, a déversé dans la cour de la fédération 15 bennes de déchets de maïs avec autant de cadavres de sangliers pour exprimer son exaspération. Il y a eu également des bêtes empoisonnées à Vertuzey, Eurville, Sorcy, ou Broussey où onze sangliers ont été alignés le long de la route.
Les représailles n'ont pas tardé : un anti-limaces a été déversé dans une récolte de colza et des fers à béton ont été disséminés dans un champ.
Thierry Jannot, agriculteur à Commercy, président de l'association frondeuse, tient un discours radical : « Il y en a assez des compromis, des connivences, des demi-mesures. Les comités techniques locaux qui sont censés regrouper agriculteurs et chasseurs pour une bonne gestion du gibier, ne servent à rien. Nous ne voulons plus d'indemnisations de la part des chasseurs puisque nous ne voulons plus aucun dégât de sangliers. Je veux pouvoir faire mon métier sans que l'on détruise mes récoltes. Le monde agricole s'est fait piéger par les indemnisations. C'est le seul système où l'agresseur évalue les dégâts causés à sa victime. »
Pour ajouter un peu plus à la confusion, les Robins des champs, qui regroupe une quarantaine d'agriculteurs meusiens en colère, ont déposé à leur tour une plainte : « Nous dénonçons une manipulation, une mise en scène. J'espère que la justice trouvera les coupables. Les sangliers morts utilisés pendant notre manifestation, avaient été percutés par des véhicules. Pendant qu'on polémique sur de prétendus empoisonnements, on évite de parler du fond du problème. C'est-à-dire des sociétés de chasse qui, depuis dix ans, ne font pas leur boulot de régulation du gibier. »
Etienne Maillard, vice-président des Robins des champs, ironise sur « ces sangliers aux postérieurs énormes, qui ressemblent à des cochons domestiques », pas même effarouchés par son tracteur. « C'est normal, ils croient que c'est le 4x4 qui leur apporte du maïs. » La pratique dite de « l'agrainage », censée fixer les populations de sangliers dans les forêts, a des effets pervers selon les agriculteurs. Trop bien nourries, les laies se reproduisent toute l'année. Sur certains secteurs, la population a triplé en un an et les dégâts occasionnés aux cultures dépassent le million d'euros. « Sans parler des pertes indirectes », précise Etienne Maillard. « Les trous dans une pâture cassent le matériel, les ensilages pour nourrir nos bêtes sont pleins de terre, des semis sont à refaire. Et puis il y a les accidents de voiture qui se multiplient à cause du gibier », souligne Etienne Maillard.
Pour Thierry Jannot, « il est temps d'en finir avec les beaux discours. Soit les chasseurs limitent le nombre de sangliers à trois aux 100 hectares, soit on va ressortir les fourches ! ».
« Des actes intolérables »
Michel Thomas, président des chasseurs de la Meuse, admet un manque d'anticipation dans la gestion du sanglier, tout en dénonçant « des exactions inadmissibles. »
Comment expliquez-vous l'explosion du nombre de sangliers dans votre département ?
MICHEL THOMAS : « C'est un problème national, pas seulement meusien. Il y a eu notamment une année atypique avec une glandée exceptionnelle et des récoltes tardives de maïs. Ces deux facteurs ont favorisé l'augmentation des populations et des dégâts dans les cultures. Notre erreur est de ne pas avoir suffisamment anticipé. D'autant que le monde agricole est plus tendu avec une baisse de revenus. »
Les agriculteurs de l'association Robin des bois exigent zéro dégât…
« Certains sont dogmatiques, carrément anti-chasse. Moi aussi je peux exiger qu'on en finisse avec les parcelles de 100 hectares d'un seul tenant, avec l'utilisation des produits phytosanitaires. »
Ils dénoncent également des mises en scène pour faire croire à des empoisonnements de sangliers.
« Restons sérieux. Je comprends l'exaspération des agriculteurs. Je le dis sans fuir mes responsabilités : par endroits, les dégâts sont intolérables. Tous les sangliers morts présentaient des traces d'empoissonnement. Les chasseurs ne peuvent admettre de telles exactions. Ce sont des actes tout aussi intolérables. C'est pourquoi nous avons alerté le procureur de la République. Certaines dérives de personnes excessives ne doivent pas faire oublier la majorité des agriculteurs qui sont des gens responsables avec qui nous travaillons. La chambre d'agriculture a d'ailleurs vivement condamné ces empoisonnements. »
Les chasseurs ont-ils les moyens et la volonté de régler ce problème de surpopulation ? Les agriculteurs vous reprochent de ne pas tuer les femelles.
« En tout cas, la Fédération a pris des mesures fortes pour faire baisser le nombre de sangliers. Il y a eu une vaste campagne d'information. Nous avons mis les chasseurs devant leurs responsabilités. Nous avons attribué 25.600 bracelets pour la saison 2008-2009, après en avoir attribué 20.000 la saison dernière avec finalement 16.700 sangliers tués. C'est bien mais c'est encore insuffisant.
Plus de 100 sociétés de chasse doivent déclarer après chaque jour de chasse leur tableau et 40, parmi elles, sont contrôlées par des agents assermentés. Les mêmes doivent prélever un quota de 35 % d'animaux de plus de 60kg. Autant de mesures entérinées par arrêté préfectoral. Des efforts importants sont accomplis mais nous ne pouvons pas régler le problème en une saison. Il en faudra au moins deux ou trois.
Certains avancent que votre fédération est au bord de la faillite vu le montant des dégâts qui dépassent les 2 M€?
« Nous avons augmenté nos recettes avec une hausse des prix du bracelet. Sachant que les massifs qui ont le plus de dégâts paient davantage que les autres. Nous avons aussi la chance d'avoir un effectif qui augmente avec 7.600 permis. Il est vrai qu'il ne faudrait pas deux années comme celle qui vient de se terminer. Je pense qu'il y a une prise de conscience chez les chasseurs. »
Pour ou contre l'agrainage
« Il y a vingt ans, tuer un sanglier lors d'une journée de chasse était une exception et un plaisir. Aujourd'hui, certains chasseurs veulent quinze sangliers au tableau. Ce n'est pas raisonnable. On a dépassé la mesure. » Régis Arnould, président de la fédération de chasse des Ardennes et président de la Commission nationale des dégâts de gibier, estime qu'il faut tirer les leçons de la situation dans la Meuse. L'agrainage, pratique qui consiste à nourrir les sangliers, est très critiqué. Régis Arnould, lui, n'est pourtant pas favorable à sa suppression : « Je suis pour une charte de l'agrainage qui permet de nourrir toute l'année avec parcimonie. Supprimer l'agrainage est, à mon avis, un remède pire que le mal. Si les sangliers n'ont rien à manger en forêt, ils risquent de provoquer davantage de dégâts en plaine. »
Alain Jurion, garde de l'Office national de la chasse, distingue l'agrainage, « utile en mars-avril, au moment des semis de maïs », du nourrissage, qui « dérègle les cycles de reproduction. Il n'est pas normal d'avoir des marcassins à cette période de l'année ».
Un garde meusien de l'Office national de la chasse préfère parler sous couvert d'anonymat, tant le sujet est actuellement sensible. « La paix sociale est en danger », affirme-t-il. Lui qualifie l'agrainage de « faux problème ». « Certes, il y a un peu moins de mortalité, les populations sont fixées, mais l'impact des glandées est bien plus important sur l'évolution démographique. Seuls les chasseurs, avec de la volonté, peuvent faire baisser les populations mais toutes les sociétés de chasse ne jouent pas le jeu. »
La Nature compensera-t-elle la mauvaise volonté de certains chasseurs en régulant d'elle-même avec une violente épidémie de peste porcine ? L'agrainage, en favorisant le contact entre animaux, est propice à l'apparition d'épidémies. « L'Alsace a été affectée par la maladie. ça n'a pas suffi à faire baisser de manière significative les populations », remarque un garde-chasse.
Malgré des tableaux de chasse impressionnants (plus de 24.000 sangliers tués sur l'Aisne la Marne et les Ardennes), le montant des dégâts augmente. Comme si le sanglier, gibier mythique, était devenu incontrôlable au grand dam des chasseurs, Frankenstein de la nature, dépassés par une créature de plus en plus gourmande et prolifique.
Prévention / Situation fragile dans l'Aisne, la Marne et les Ardennes
Si le torchon brûle entre agriculteurs et chasseurs dans la Meuse, la situation restent également tendue par endroits dans la Marne, l'Aisne et les Ardennes.
Les fédérations de chasseurs de la région, embarrassées par le sujet, craignent une contagion. Elles multiplient les contacts avec le monde agricole et donnent des gages de leur bonne volonté dans la maîtrise des populations de sangliers. Le président Jacky Desbrosse, de la fédération de la Marne, a provoqué une réunion fin novembre avec tous les acteurs du dossier : « Les dégâts sur maïs ont été multipliés par 2,5 depuis 2007. Est-ce là l'effet d'un relâchement après avoir annoncé que nous avons atteint le seuil des 42.000 quintaux de dégâts, seuil défini comme acceptable par le monde agricole ? » Jacky Desbrosse a de nouveau exhorté les détenteurs de lots de chasse à maîtriser le nombre de sangliers. Il a également annoncé un nouvel outil statistique pour affiner le nombre d'animaux et leur gestion.
« Une prise de conscience tardive alors que problème perdure depuis une dizaine d'années, regrette Vincent Jourdan, agriculteur en montagne de Reims, zone dite sensible : « Heureusement, nous ne sommes pas dans la situation de la Meuse. Le dialogue n'est pas rompu. Les chasseurs dans mon secteur commencent à exercer une bonne pression de chasse. Il faut le reconnaître. Je veux être constructif mais je resterai ferme. Le système d'indemnisation est à revoir, l'agrainage doit être interdit, les fédérations doivent maîtriser leurs troupes - ce qu'elles ont beaucoup de mal à faire -, et les préfets doivent lancer des battues administratives quand c'est nécessaire. »
En 2004, en Argonne, une battue administrative avait provoqué un électrochoc. Si cette solution radicale, vécue comme un échec par les chasseurs, a peu d'impact sur le nombre de sangliers, elle a au moins le mérite de réveiller les consciences. Depuis cette date, la situation est à peu près sous contrôle dans ce secteur. « Ca va mieux, mais on est quand même sur le fil du rasoir », explique Dominique Patizel, un agriculteur qui exploite des terres à la fois dans la Marne et en Meuse.
Dans l'Aisne, le préfet, Stéphane Fratacci, s'est inquiété en réunion publique du « développement des sangliers, source d'insécurité routière ». Cette année, la chasse au grand gibier dans ce département coûtera 62 € au lieu de 38 en 2007. Là encore, la faute aux dégâts. L'équivalent de 500 hectares a été saccagé par le gibier. Ici comme ailleurs, des chasseurs tentent de trouver un équilibre agro-cynégétique alors que d'autres entretiennent de véritables « bordels à cochons », pour reprendre l'expression d'un président de fédération.
Des dégâts compensés mais...
C'est la loi, les chasseurs sont tenus d'indemniser les pertes de récolte provoqués par le gibier. Les sommes déboursées chaque année sont impressionnantes : autour de 1 million d'euros dans la Marne, 500 000 € dans l'Aisne, 300 000 € dans les Ardennes. Auxquels il faut aujouter 10% de frais d'expertise et différentes mesures de prévention telle que la pose de clôture électrifiée.
La procédure fonctionne peu ou prou même si les agriculteurs sont rarement d'accord avec le montant défini par l'expert. Vincent Jourdan, agriculteur en Montagne de Reims, critique « une procédure lourde, longue qui peut mettre en péril la trésorerie des entreprises. »
L'indemnisation, pour être la plus équitable possible, est indexée sur le cours des céréales. Ce qui fait dire à certains que si les prix en 2008 s'étaient maintenus au niveau de ceux 2007 , des fédérations de chasseurs auraient été contraintes de déposer le bilan.
Des chasseurs, fatigués de voir le prix de leur loisir atteindre des sommets, rétorquent que les agriculteurs veulent le beurre et l'argent du beurre. « Certains tirent des revenus de la location de chasse. Ils exigent en plus des indemnisations de plus en plus délirantes. Or, c'est quand même à cause d'eux qu'il n'y pas plus de petit gibier en plaine », explique un passionné de la chasse aux sangliers. Des arguments recevables dans certains départements mais pas dans la Meuse où les agriculteurs ne tirent pas de revenus de la chasse. Les Robins des Champs critiquent « la chasse business », où la densité de gibier justifie des prix de location prohibitif. « Le système est pervers. Plus la chasse coûte cher, plus les sociétés de chasse laisse le gibier proliférer pour attirer les clients. », dénonce Etienne Maillard.
La vraie faiblesse du système d'indemnisation, concerne les pâtures. Une compagnie de sangliers peut provoquer des dégâts quasi irréversibles en prairie les éleveurs se plaignent de ne pas être correctement dédommagés. D'où la grogne actuelle.
Déjà en 1952, la myxomatose
Le virus de la myxomatose a été découvert en Uruguay vers 1896 et introduit en Australie vers 1950 afin d'éradiquer les lapins de garenne. Pour les mêmes raisons et pour céder à la pression des agriculteurs, la maladie a été importée en France, en 1952. Cette épizootie s'est répandue très rapidement dans tout le pays puis en Europe et en Afrique du Nord et a provoqué la mort de plus de 90 % des lapins de garenne. Dans la forme aigüe de la maladie le temps d'incubation est de deux à dix jours, et les lapins meurent après cinq à sept jours (taux de mortalité jusqu'à 99 %). Il n'existe pas de traitement curatif efficace à 100 %. Le traitement des terriers par pesticides est trop délicat, et il est même de pollution. Pour l'élevage, le seul moyen de protection est la prévention par vaccination des lapins.
Les dates de fermeture de la chasse dans le Morbihan.
La Fédération départementale des chasseurs du Morbihan informe que les dates de fermeture de la chasse au gibier d'eau et aux oiseaux de passage viennent d'être fixées par trois arrêtés ministériels: fermeture le 31janvier, pour le canard colvert, le canard chipeau, l'alouette des champs et le vanneau huppé; le 1erfévrier, pour l'oie cendrée, des moussons et rieuse; le 8février, pour les limicoles (bécassines, chevaliers, pluviers, etc.); le 10février, pour les autres canards de surface (canard pilet, siffleur et souchet, sarcelles d'été et d'hiver), les canards plongeurs (fuligules, macreuses, etc.), les rallidés (poule d'eau, râle d'eau et foulque macroule), les colombidés (pigeon ramier, biset et colombin) et les turdidés (merle noir et grives); le 20février pour la caille des blés, la bécasse des bois, la tourterelle turque et des bois.
Le Groupement d’intérêt cynégétique N° 6, secteur Hohneck, s’est réuni pour aborder l’épineux problème du sanglier.
Chasseurs, agriculteurs et élus se sont rencontrés lundi soir autour de la problématique des dégâts de sanglier. Un sujet sensible, sur lequel les intérêts des uns et des autres semblent difficiles à concilier. D’un côté, ceux des chasseurs, qui souhaitent conserver du gibier en quantité suffisante et tentent de fixer les populations dans les forêts en recourant à l’agrainage, de l’autre ceux des agriculteurs, dont le travail est régulièrement anéanti par des animaux considérés comme nuisibles et qu’ils voudraient ne plus avoir à subir. Pour démontrer aux exploitants excédés que les chasseurs prennent leurs responsabilités et s’efforcent de juguler la surpopulation, le président du Groupement d’intérêt cynégétique (GIC), Raymond Blaise, a demandé aux 14 adjudicataires présents (sur 17) de noter le nombre de bêtes tirées en 2007 et 2008.
Davantage de tirs
Au total, ce sont respectivement 308 et 470 sangliers qui ont été abattus, soit un prélèvement en augmentation de plus de 50 %. Mais sur le terrain, les agriculteurs ne voient pas d’amélioration. « Dans le temps, chaque famille cultivait des patates et des céréales. Maintenant, on n’arrive même plus à faire de l’herbe ! » constate Fernand Steffan, exploitant au Muhlele. « Le problème, c’est que tous les adjudicataires ne jouent pas le jeu », observe M. Bosserelle, du Fonds départemental d’indemnisation des dégâts de sanglier. Selon un chasseur, certains dépasseraient allègrement les quantités d’agrainage autorisées. D’autres sont trop loin de leur lot pour exercer un contrôle efficace, conséquence du développement de la « chasse d’affaires ».
Gibier ou nuisible ?
Plusieurs voix s’élèvent, y compris parmi les chasseurs, pour réclamer que les limitations de tir (fermeture saisonnière, tir de nuit) soient assouplies, voire supprimées. Dans d’autres secteurs, certains adjudicataires ont même choisi de programmer officiellement des battues en période de fermeture, sans rencontrer d’opposition du côté des autorités. En conclusion, Raymond Blaise appelle les adjudicataires à poursuivre leur effort de prélèvement jusqu’à la fin de la saison, c’est-à-dire avant fin janvier. Avec une glandée faible et un hiver rigoureux qui a opéré une sélection importante, on peut espérer que le printemps ne sera pas synonyme de nouvelles dévastations.
Un cerf tué par des chiens ou des coyotes l'an dernier à Sainte-Anne-des-Monts.
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune rappelle à la population qu'il est interdit de laisser errer un chien dans un endroit où l'on retrouve du gros gibier.
En effet, précisons que la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune permet à un agent de protection de la faune d'abattre sur-le-champ tout chien errant dans un tel endroit en plus d'imposer à son propriétaire une amende d'au moins 250 $ et d'au plus 750 $.
Le ministère rapporte qu'un chien au tempérament doux, laissé sans surveillance, peut devenir un prédateur dangereux durant ses moments de vagabondage et constituer une menace sérieuse pour les animaux sauvages, en particulier pour les cerfs de Virginie.
Dans la région, les sites concernés sont tous les endroits où l'on retrouve du cerf de virginie l'hiver à proximité de zones habitées (présence de chien en liberté).
Vulnérable en hiver
Le cerf de Virginie est particulièrement vulnérable l'hiver en raison du froid, de l'épaisseur de la neige, du manque de nourriture et de l'épuisement de ses réserves de graisse. Se sentant traqué lorsqu'il est poursuivi par un chien errant, le cerf de Virginie prendra des risques souvent fatals, tels que plonger dans l'eau glacée, chuter dans des précipices, s'enfoncer dans la neige hors des sentiers, etc. Indépendamment de la durée des poursuites, celles-ci mènent souvent le cerf de Virginie, blessé et épuisé, à mourir.
Que pouvez-vous faire ?
Le ministère précise que les propriétaires de chiens doivent respecter certaines règles primaires : exercez une vigilance sur les allées et venues de votre chien ; limitez son territoire en le gardant attaché ou en enclos, plus particulièrement pendant l'hiver et le printemps ; lors de vos excursions en forêt, gardez-le en laisse ; donnez-lui les soins et la nourriture appropriés et n'abandonnez pas votre animal à son sort en pleine nature. Si vous prévoyez quitter la maison pour quelques jours, trouvez-lui un foyer d'adoption responsable ou confiez-le à la Société protectrice des animaux de Québec.
Si un ou des chiens errants se trouvent dans des secteurs où il y présence de gros gibiers, veuillez communiquer avec le service S. O. S. Braconnage au numéro sans frais 1 800 463-2191 ou avec le bureau de la protection de la faune le plus près de chez vous. Les renseignements fournis seront traités avec la plus stricte confidentialité.
Chasse au gibier d'eau: fermetures entre le 31 janvier et le 20 février
PARIS - Les dates de fermeture de la chasse au gibier d'eau s'étaleront entre le 31 janvier et le 20 février, suivant les espèces concernées, selon un arrêté publié mercredi au Journal Officiel.
Contrairement à ce qui s'était passé pour les dates d'ouverture, qui avaient fait l'objet, fin juillet, d'un accord sans précédent entre chasseurs, écologistes et représentants du monde rural, aucun compromis n'a été trouvé cette fois-ci, contraignant le ministère de l'Ecologie à rendre un arbitrage.
Pour le canard colvert et le canard chipeau, la date de fermeture est maintenue au 31 janvier. Pour tous les autres canards, la date du 10 février a été retenue, soit un report de 10 jours par rapport à l'année dernière.
Pour les oies, la date du 1er février a été retenue.
Pour les limicoles, oiseaux qui vivent et se nourrissent sur la vase, la date a été fixée au 8 février (8 jours plus tard que l'an dernier), à l'exception du vanneau huppé pour lequel la date du 31 janvier a été maintenue.
Les dates de fermeture de la chasse pour les oiseaux terrestres (pigeons, grives, tourterelle...) se situent, suivant les espèces, entre le 10 et le 20 février.
Les braconniers sont accusés d'avoir tiré illégalement 138 chevreuils, 36 lièvres, 12 sangliers et 11 chamois.
Les braconniers sont accusés d'avoir tiré
illégalement (entre autres) 138 chevreuils.
(Photo: dr)
L'importante affaire de braconnage découverte fin août 2006 dans les Franches-Montagnes (JU) se solde par le renvoi en justice de quatre prévenus.
Parmi eux, figurent l'ancien garde-chasse auxiliaire et son frère. Ils sont soupçonnés d'avoir chassé illégalement pas moins de 138 chevreuils, 36 lièvres, 12 sangliers et 11 chamois entre 2002 et 2006.
Les quatre accusés devront notamment répondre d'infraction à la loi fédérale sur la chasse devant le Tribunal correctionnel du canton, a communiqué jeudi le Ministère public jurassien. Ils risquent une amende et jusqu'à une année d'emprisonnement.
L'affaire avait été mise au jour à la fin août 2006: le garde-chasse auxiliaire et son frère avaient été repérés par un garde-faune alerté par les mouvements suspects de leur voiture. Un sac à ordure renfermant un chevreuil avait été retrouvé dans le secteur.
Des trophées de chasse, des armes, des documents manuscrits et électroniques ainsi que de la viande de gibier congelée avaient ensuite été découverts lors de perquisitions au domicile des suspects. Une enquête avait été ouverte initialement contre trois suspects afin de déterminer l'ampleur des délits et le rôle joué par chacun d'eux dans cette affaire. Un quatrième chasseur, ayant également fait partie de ce groupe de chasse, a par la suite été inquiété.
Durant les interrogatoires, le frère du garde-chasse a reconnu avoir abattu environ 50 chevreuils et chamois depuis l'année 2000. Quant au garde auxiliaire, il avait été immédiatement suspendu de sa fonction par Laurent Schaffter, chef du Département de l'environnement et de l'équipement.
La loi fédérale sur la chasse punit le braconnage de l'emprisonnement jusqu'à un an ou de l'amende. Les braconniers risquent aussi un retrait du permis de chasse pour une durée de un an à dix ans. La législation jurassienne sur la chasse prévoit en outre une indemnité à verser à l'Etat pour tout gibier tiré illégalement. Cette indemnité est de 500 à 700 francs pour un chevreuil adulte. Elle est doublée lorsque le gibier est tué intentionnellement.
Glomel. Une école de la nature et de la chasse en projet
La fédération des chasseurs des Côtes-d'Armor a officialisé hier, à son siège de Plérin, l'adoption de son «schéma départemental de gestion cynégétique». Ce document, qui s'oppose désormais à toutes les associations de chasse du département, permettra de traduire sur le terrain, et dans l'unité, les objectifs de la politique fédérale. «Il s'agit de donner de la traçabilité à nos actions», indique Cyrille Le Bellego, directeur. La gestion du gibier selon les particularités locales, le programme en matière de communication et de formation seront désormais décidés selon ce schéma, établi pour six ans. Le territoire du département a été divisé en treize «pays cynégétiques», dessinés en fonction des principaux massifs forestiers.
Glomel se distingue
La fédération des chasseurs, qui informait hier ses partenaires (agriculteurs, forestiers, élus, administrations) de ces nouvelles dispositions, envisage de fonder une «école de la nature et de la chasse» à Glomel. Elle dispose, au lieu-dit Botsay, d'un centre départemental de préparation au permis de chasse, et d'une longère qui pourrait être rénovée pour accueillir des enfants. Toujours à Glomel, les territoires de Lan Bern et de Magoar-Penvern, propriétés de la fondation nationale pour la protection des habitats de la faune sauvage et de la fédération départementale des chasseurs, ont obtenu le label Espace remarquable de Bretagne. Il s'agit de zones humides, de marais et de tourbières réhabilitées et entretenues par les chasseurs. «Cela n'a été possible qu'en instaurant un dialogue permanent avec les élus, les agriculteurs locaux, les habitants de Glomel et les scientifiques de Rennes 1», s'est réjoui le président Yvon Méhauté.
CPNT dénonce les restrictions imposées aux chasseurs ou aux piégeurs
Les dates de fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs approchent et pourtant, rien n'arrive en termes de reconquête pour la chasse. Quelle ineptie, quelle honte en termes de fonctionnement de l'Etat : on est à 15 jours de février et on ne sait toujours pas quelles seront les dates retenues ! Et tout cela malgré les engagements pris par le Président de la République et l'actuelle majorité en 2007 !
Et qu'il ne vienne pas essayer d'acheter les chasseurs avec quelques bricoles, comme ce fut le cas avec ce funeste accord en juillet 2008. Que le ministre et le gouvernement ne s'estiment pas quitte envers les chasseurs en leur donnant quelques jours de chasse supplémentaires aux limicoles et canards, en oubliant les oies au passage (sans jeu de mots...) comme cela se murmure (alors même qu'on pouvait les chasser jusqu'au 10 février l'année dernière !), alors que d'une autre main, il vient en douce et après une stratégie de couloirs, voire de caniveaux, leur retirer la martre et la belette de la liste des nuisibles !
Or, à ce jour, répondant ainsi au chantage et au copinage des écologistes antichasse, le « sinistre de l'écologie » a préféré rogner la chasse au nom d'arbitrages politiques et pas du tout scientifiques ou techniques.
Manifestement, le sens des responsabilités des chasseurs, les règles de gestion saine des populations d'oiseaux, étayées par des éléments scientifiques objectifs d'ailleurs reconnus par le Président de la République, ne pèsent rien face à l'intransigeance idéologique et sectaire des représentants de la people écologie et de leur complice ministériel. Borloo a fait son choix, c'est celui des bobos écolos anti chasse et ce, dans un quasi silence de la part de sa majorité dont pourtant un bon nombre de parlementaires ne doivent leur élection qu'aux chasseurs, Jérôme Bignon étant le premier d'entre eux...
C'est ainsi que, malgré ces engagements présidentiels et avec les tables rondes « chasse » (dont on se demande à quoi elles servent, tout comme leur président Jérôme Bignon, d'ailleurs, pour les chasseurs !), le ministre de l'écologie passe son temps à faire des cadeaux aux anti chasse et à opposer de nouvelles restrictions aux chasseurs ou aux piégeurs.
Le crédo du Ministère est devenu « les verts l'ont rêvé ; Borloo le fait ! » : c'est à n'y rien comprendre ! Ce reniement de la parole présidentielle par un ministre (alors qu'on avait tous entendu il y a quelques années de la part d'un Président parlant d'un de ses ministres « je décide, il exécute » !), de surcroît pour céder une fois de plus aux chantages d'une écologie radicale, est vécu comme une trahison par le monde cynégétique.
Et cela parce que la reculade est sans fondement autre que politique, autre que de plaire aux tenants de l'écologie extrême qui n'avaient pas hésité à soutenir les verts et leurs alliés aux élections en 2007...
Il est temps de remettre les pieds sur terre : le gouvernement doit respecter ses engagements et ne plus céder à l'emprise de l'écologie anti chasse extrême. C'est pourquoi, avec CPNT, j'appelle donc à un juste retour à des dates de fermetures de la chasse, jusqu'à fin février, ainsi plus conformes aux études et à la biologie des espèces sans oublier l'abrogation des funestes mesures prises récemment et notamment (sans que ce soit exhaustif) la réduction de la liste des nuisibles, la fin de la chasse au courlis cendré, barge à queue noire ou eider ou encore le projet de suspension de la chasse au grand tétras.
Le monde rural et cynégétique, ainsi que l'électorat de CPNT, seront particulièrement attentifs aux actes et au respect des engagements pris, d'autant plus qu'approchent les élections européennes.
Les chasseurs sauront sans aucun doute tirer les leçons de cette nouvelle bavure du ministre de l'écologie et s'appliqueront à sanctionner l'imposture de Jean-Louis Borloo, le roi des écolos. Les chasseurs ont été trahis ; ils ont été volés ; ils ont été méprisés ; ils ont été roulé dans la farine : trop, c'est trop ; il est temps pour eux, dans leur unanimité, de dire STOP aux agissements verdâtres et anti chasse du ministre de l'écologie !
Après la première facture salée pour l'UMP de la TVA sociale de Borloo aux élections législatives de 2007, ce sera en juin 2009 la facture amère des canards de Borloo aux élections européennes. Et tout ça pour quelques cadeaux aux écolos qui risquent en outre plus de voter à gauche pour les listes vertes aux élections européennes que pour celles soutenues par la majorité ! Curieuse stratégie...
CPNT attend de toutes les composantes du monde cynégétique une réaction unitaire et solidaire forte, qui a déjà commencé avec la réaction de nombreux dirigeants cynégétiques de tous ordres. Cette réaction doit être à la hauteur de ce parjure ministériel, voire de cette forfaiture, et de cette nouvelle gouvernance écologique issue du grenelle de l'environnement qui a fait des associations anti chasse les seuls et vrais interlocuteurs et décideurs ministériels en matière de chasse.
Seul un poids politique plus important des chasseurs pourra ouvrir les yeux des hauts dirigeants politiques français pour les amener à faire taire le ministre de l'écologie et à réorienter le politique cynégétique du gouvernement. Il n'y a que cela qui les fait bouger !
Il ne faut donc pas rater l'occasion de pouvoir le faire et cette occasion en sera donnée à tous les chasseurs avec les élections européennes du 7 juin 2009 auxquelles je mènerai le combat avec CPNT et où devra être sanctionnée la politique anti chasse de Jean-Louis Borloo et de ses affidés.
Un “ examen initial ” sera obligatoire pour vendre du gibier à partir de juillet. Cent cinquante chasseurs sont formés à cette tâche, cette semaine.
On regarde et on palpe le cœur, le poumon et le foie. Examen des viscères de gibiers, hier matin, à la Maison de la chasse de Montrieux-en-Sologne. Face au vétérinaire Jean-Pierre Chaillon, une vingtaine de personnes, traditionnellement préposées à la découpe dans leurs chasses respectives. L'exercice ne les émeut pas : la plupart sont bouchers ou charcutiers de profession. Comme 150 autres chasseurs inscrits à la formation, ils auront, à l'avenir, la charge d'examiner les carcasses cédées (la NR du 19 décembre). Et de remplir la fiche d'accompagnement.
« A partir de juillet, cet examen initial sera obligatoire pour toute vente de gibier, précise Denis Debenest, technicien à la Fédération des chasseurs. Pour le sanglier, il faudra également demander un contrôle trichine (voir ci-dessous) auprès d'un laboratoire. Son coût varie de 90 à 10 € en fonction du nombre de pièces de gibier. On conseille donc aux chasseurs de se regrouper. »
Les mains ensanglantées, le vétérinaire poursuit son examen : « Là, les ganglions sont normaux. Chez un sanglier, ils sont toujours hémorragiques. On veille aussi à ce qu'il n'y ait pas d'adhérence entre les organes. Et si le foie est jaunasse, c'est juste que le sanglier s'est gavé de maïs… »
Les« élèves » acquiescent. Ils connaissent. « Les sangliers pas en forme, c'est pas fréquent », confie Michel Barboux de Villeny, ancien boucher. « Mais ça m'est déjà arrivé d'en écarter. Rien qu'en voyant leur état général… Avec le métier, c'est plus facile. »
Vient la question de la responsabilité : « Pour une cession à un particulier, la personne qui fait l'examen initial s'engage personnellement, poursuit le vétérinaire. Or l'examen n'est pas infaillible à 100 %. Pour toute cession à un professionnel, en revanche, vous pouvez être tranquille : la viande sera ensuite soumise à de multiples contrôles sanitaires. »
“ On importe la moitié des sangliers que l'on mange ”
Et Hubert-Louis Vuitton, le président de la fédération des chasseurs, d'insister : « Renforcer la traçabilité du gibier, c'est le respecter : sa viande sera valorisée. Dans le Loir-et-Cher, on n'est pas habitué à vendre le gibier. Ce n'est pourtant pas une honte ! On importe aujourd'hui la moitié des sangliers que l'on mange. Il y a pourtant, localement, des collecteurs qui achètent cette viande. »
A Berlin, les sangliers prennent leurs aises par milliers
Les sangliers ont découvert les charmes de la vie urbaine à Berlin et rôdent par milliers dans la capitale allemande, irritant les autorités et des habitants mais suscitant aussi une certaine sympathie.
DDP/AFP/Theo Heimann
Une laie et ses marcassins, le 19 novembre 2006 à une trentaine de kilomètres de Berlin
Pas moins de 5.000 à 8.000 sangliers et marcassins ont pris leurs quartiers dans Berlin, une ville qui regorge de bois et espaces verts, selon l'Office régional des forêts.
Un fléau. Car partout où ils passent, les sangliers fouinent, labourant le gazon en quête de vers, d'escargots et d'insectes, ravageant des composts et des sacs d'ordures déposés sur les trottoirs, et provoquant des accidents de la route parfois graves.
Plus d'un millier ont été tués à Berlin entre avril et septembre, la plupart à coups de fusil et "25-30% dans des accidents de la route". L'Office des forêts pense "dépasser largement" les 2.000 d'ici fin mars.
Depuis le début des années 2000, des "chasseurs urbains" mandatés par la ville tentent de contenir le problème, principal motif d'appel sur la ligne téléphonique de l'Office dédiée aux petits ennuis liés à des animaux sauvages.
Mais traquer la bête sans mettre en danger les habitants de la capitale est une affaire complexe. Les sangliers sont de moins en moins farouches, ils s'aventurent en horde au grand jour dans des cours d'immeuble, voire des appartements de rez-de-chaussée quand la porte est ouverte. Et même "sur des aires de jeux ou dans des jardins d'enfants", relève Marc Franusch, porte-parole de l'Office des forêts. Sur les grilles d'accès à leurs jardins, certains Berlinois ont accroché des pancartes "Attention sangliers" de leur fabrication, figurant l'animal dans un triangle rouge et accompagnées d'une mention spéciale: "Merci de laisser cette porte fermée".
Autre écueil de la bataille contre les sangliers: "un bon nombre" de Berlinois rejettent les 35 chasseurs urbains (vétérinaires, policiers, garde-forestiers, etc.) et nourrissent les animaux malgré l'interdiction, explique M. Franusch. Des chasseurs urbains sont régulièrement molestés, parfois traités "d'assassins". L'un a réclamé la protection de la police parce qu'une bande de jeunes le menaçait de représailles après l'abattage d'un sanglier.
"De toute façon, on ne règlera pas la question avec la chasse. La population de sangliers augmente en flèche, le taux de reproduction tourne autour de 300%. Il faut apprendre à vivre avec eux comme pour les renards, qui sont entre 1.000 et 1.500 dans Berlin", juge Marc Franusch.
Selon la Fédération des chasseurs, cette croissance fulgurante est due à une succession d'hivers doux qui ont laissé des sols riches en aliments et à la bonne qualité des cultures à proximité des villes, notamment de maïs.
L'expansion touche d'ailleurs tout le pays, où 477.494 sangliers ont été abattus pendant la saison de chasse 2007-2008, soit 66,33% de plus que la saison précédente. Dont 50.000 rien qu'en Basse-Saxe (nord), du jamais vu en 50 ans.
"Hanovre (nord) ou Wolfsburg (centre-ouest) ont aussi un problème de sangliers en ville mais c'est à Berlin qu'on a le plus sérieux", souligne le garde-forestier Franusch.
Partout dans le pays s'accumulent des anecdotes sur des intrusions de sangliers, du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) à la Saxe (est). A Düren (ouest), un habitant en a trouvé un chez lui la veille de Noël en train de grignoter sa guirlande lumineuse.
La chasse a ouvert fin octobre et les projections d'abattage sont très hautes: 30.000 sangliers en Bade-Wurtemberg contre 18.000 la saison dernière.
Et comme mieux vaut prévenir que guérir, des palissades anti-sangliers sont même en construction en certains endroits pour protéger des autoroutes. Comme près de Pforzheim (sud-ouest), sur 7 km le long de l'A8.
À la découverte du métier de technicien cynégétique
Sauf à s'intéresser de près au monde de la chasse, on ignore quelles sont les missions d'un technicien cynégétique… Alexandre Figueiredo, en poste à la Fédération départementale des chasseurs de Côte-d'Or nous parle de son métier…
NÉ, il y a à peine une trentaine d'années, Alexandre Figueiredo a passé tous ses loisirs de jeune garçon dans la Haute-Saône, département privilégié pour ses territoires de chasse et sa faune sauvage. Élevé au sein d'une famille de chasseurs, il n'échappe pas à son destin.
Très tôt, une passion pour les choses de la nature s'affirme. Pas étonnant que dans le cadre de ses études de technicien agricole, il choisisse l'option « aménagement de l'espace et gestion de la faune sauvage », et suive différents stages auprès de la Fédération départementale des chasseurs de son département.
Ses études terminées, Alexandre Figueiredo n'a plus qu'une idée en tête, exercer un métier en rapport avec le monde cynégétique.
Bientôt la chance lui sourit et lui offre l'opportunité de faire acte de candidature à un poste d'agent technique au sein de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône qu'il connaît bien.
Embauché, sa motivation et ses qualités professionnelles le conduisent bientôt à gravir les échelons, et devenir « technicien cynégétique ».
S'il apprend son métier en Haute-Saône et y parfait ses connaissances, Alexandre Figueiredo, homme de défi, a envie de découvrir d'autres territoires. La Fédération des chasseurs de Côte-d'Or à la recherche d'un technicien cynégétique lui donne l'occasion de changer de lieu de vie professionnelle. Ce département qui l'intéresse présente quelques similitudes avec la Haute-Saône : ses grandes forêts et sa richesse faunistique en grand gibier.
Des missions nombreuses et variées…
De type associatif, loi 1901, la Fédération qui regroupe les chasseurs du département assure de nombreuses missions associatives et de service public.
Dans l'intérêt général, elle participe à la formation des chasseurs, à l'information du grand public, à la surveillance et à la gestion des territoires, à la défense de l'environnement, au suivi des espèces, à l'indemnisation des dégâts de grand gibier, etc.
C'est dire que les missions qui en découlent et qui peuvent être confiées à un technicien cynégétique sont nombreuses et variées, de quoi satisfaire pleinement notre homme.
Parmi celles-ci Alexandre Figueiredo participe à la formation au permis de chasser, une activité où il peut satisfaire pleinement son désir d'enseigner, et rencontrer un public varié. Depuis quelques années, il constate avec satisfaction, que cette formation a sérieusement évolué. Désormais, les candidats qui se présentent à l'examen doivent posséder de solides connaissances, tant théoriques, que pratiques.
Une autre mission lui tient à cœur, celle de la gestion du grand gibier. À ce titre, il participe aux travaux des commissions intéressées, rencontre les chasseurs et tout public concerné de près ou de loin par le dossier, sachant qu'aujourd'hui, le sujet sensible est celui de la gestion équilibrée des populations de sangliers.
Une occasion de plus de faire preuve de pédagogie, de diplomatie, et de privilégier toujours et encore le dialogue, seul capable de faire avancer durablement les choses.
Une vie professionnelle comblée…
Au service de la chasse et des chasseurs, Alexandre Figueiredo a choisi une activité professionnelle exigeante et qui demande une grande disponibilité. Mais, avoir le privilège d'exercer un métier au contact permanent de la faune sauvage, implique aussi de savoir adapter son rythme de vie professionnelle à celui des saisons de chasse.
Une vie qui le comble, car aujourd'hui, Alexandre ne voudrait rien changer à son parcours. Il se dit heureux de pouvoir participer à gérer le présent, mais aussi l'avenir de la chasse.
L'exercice de son métier, ne l'empêche pas de continuer à titre personnel, à pratiquer son loisir dans la société de chasse communale de son village de Haute-Saône. Il y retrouve régulièrement ses amis et sa famille, notamment son père qui en est le président.
Si aujourd'hui, son chien « Viking », (un beagle âgé de 4 ans), l'accompagne dans ses parties de chasse, il aimerait posséder un setter et partir à la recherche de la belle mordorée.
On l'a compris, craignant ça et là des dérives « commerciales », ce jeune homme au caractère bien trempé s'attache à défendre une certaine idée de la pratique cynégétique, celle qui s'attache aux hommes et aux territoires.
Mais Alexandre Figueiredo sait aussi que pour vivre, la tradition reçue en héritage doit constamment évoluer et s'adapter. Un vaste chantier qui fait tout l'intérêt de ses missions quotidiennes… En ce début d'année, souhaitons-lui un riche parcours professionnel, pour la plus grande satisfaction de tous les chasseurs…
Intempéries. La neige prive les chasseurs de sortie
Seuls le sanglier et les espèces faisant l'objet d'un plan de chasse peuvent être prélevés.
Par temps de neige, la chasse reste interdite. Les oiseaux migrateurs, notamment, sont plus vulnérables. Photo DDM, José Navarro
Les chutes de neige de ces derniers jours privent les plus de 9. 000 chasseurs du département de leur occupation favorite.
Une disposition tout à fait classique par temps de neige. « C'est le code de l'environnement qui définit cette interdiction, rappelle Jérôme Cornus, directeur de la fédération des chasseurs des Hautes-Pyrénées. Certaines espèces ont du mal à se nourrir et il est plus facile de les pister », ajoute-t-il.
Les traces laissées par les animaux dans la neige sont trop facilement repérables. Par ailleurs, certains oiseaux recherchent des places libres de neige, par définition, moins nombreuses et aisément localisables.
« Tant qu'il reste de la neige, on considère que la chasse est fermée, précise Jérôme Cornus. Même si, dans certaines zones, il peut y avoir moins de neige. »
Des chasseurs désireux d'éclaircir ces points réglementaires appellent d'ailleurs à la fédération des chasseurs. Dans les Hautes-Pyrénées, la chasse reste actuellement ouverte pour le sanglier et les espèces faisant l'objet d'un plan de prélèvement : le chevreuil, le cerf et le mouflon.
De même, il est toujours possible de chasser le gibier d'eau : « Seul le tir au-dessus d'une nappe d'eau est autorisé », précise Jérôme Cornus.
Les interdictions se multiplient
Qu'en sera-t-il si le froid persiste ? Théoriquement, la chasse pourra reprendre.
Toutefois, les interdictions préfectorales se multiplient dans de nombreux départements de l'Ouest (en Bretagne notamment), du Nord, de Rhône-Alpes et du centre de la France.
De nombreux oiseaux migrateurs tels que les palombes, les bécasses, les vanneaux et tous les limicoles ont tendance à se regrouper dans des sites moins exposés au froid. Ce qui les rend vulnérables.
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a, par exemple, pris un arrêté, à compter d'hier, pour interdire la chasse aux migrateurs (bécasse, grive, vanneau…) pendant dix jours, renouvelables au besoin.
Dans les Hautes-Pyrénées, aucune décision de cet ordre n'a été prise. Le redoux annoncé repousse même cette perspective.
Du pâté très apprécié dans la région de Cazes.Photo DDM
Dans toutes les sociétés de chasse de l'Hexagone, on pratique la chasse au gros gibier, autrement dit, la chasse au sanglier.
Depuis quelques années, ce genre d'animal sauvage pullule dans nos régions.
Il arrive même à commettre des dégâts considérables dans les récoltes. à tel point que, sous la pression des organisations agricoles, les sociétés de chasse ont été autorisées à réguler le nombre de ces mammifères. Non seulement tous les propriétaires terriens (ou presque) voient cela d'un bon œil mais en plus, pour les remercier d'autoriser la chasse sur leurs terres, on leur remet soit un morceau de cuisseau, soit une partie de tout autre morceau noble de l'animal.
De plus, les chasseurs savent aussi, à l'occasion, se transformer en cuisiniers en confectionnant de nombreuses boîtes de pâté qu'ils offrent aux habitants et aux associations qui en font la demande lorsqu'elles organisent un repas. Ainsi, toute la population en profite. Cela dure depuis plusieurs années et personne ne s'en plaint.
Les membres du bureau de l'Acca profitent de l'occasion pour adresser à tous leurs meilleurs vœux de bonheur et de santé pour 2009.
L'arrêté ministériel qui protège le principal prédateur du grand tétras jugé incohérent.
A l'occasion, elle raffole de miel et d'abeilles, mais le reste de l'année, la martre se nourrit de petits rongeurs et d'œufs, dont ceux du grand tétras ; ce qui, en Ariège, fait d'elle le premier prédateur de l'oiseau protégé. Photo DR.
Les 230 piégeurs agréés de l'Ariège ne sont pas contents du tout. Le 12 décembre dernier, en comité directeur, leur association (AJAPAA) a décidé d'arrêter tout piégeage du ragondin et du rat musqué dans le département. « Nous invitons les particuliers ou collectivités victimes de dégâts de ragondin à s'adresser à l'administration » déclarent-ils par la voix de leur secrétaire Jean-Claude Saulnier. Ce Fuxéen, par ailleurs président national de l'Union nationale des associations de piégeurs agréés de France (l'UNAPAF qui compte 25 000 adhérents) explique cette grève du piégeage suit l'arrêté du ministère de l'Écologie, signé le 2 décembre et paru au Journal Officiel le 11 décembre dernier. « Un arrêté qui retire de la liste nationale des espèces pouvant être classées nuisibles, la belette et la martre ; un arrêté pris sans bases scientifiques et contre l'avis du Conseil national de la chasse. Il s'agit d'une décision unilatérale. Les piégeurs n'ont jamais été invités à siéger ,cet été, aux assises « Animal et société »; les tables rondes chasse n'ont pas été écoutées. L'arrêté ne tient pas d'avantage compte du dossier présenté par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ou de celui du Muséum d'Histoire Naturelle qui font ressortir le bon état de conservation des populations de martres et de belettes en France. »
Le courroux est d'autant plus grand en Ariège « que l'on sait que la martre est le premier prédateur du grand tétras. Très présente en Ariège, aux Monts-d'Olmes, Mijanès, Beille, elle affectionne les mêmes zones que le coq de bruyère des Pyrénées parce qu'elle est friande de ses œufs. On protège le grand tétras et son principal prédateur: c'est une incohérence » relève Jean-Claude Saulnier.
Le risque : le retour du poison dans la nature
« Sans attendre, L'UNAPAF a attaqué devant le Conseil d'État l'arrêté du 2 décembre. Dans plusieurs départements (Vendée, Pyrénées-Atlantiques) les piégeurs ont suspendu tous piégeages. En Ariège, nous manifestons notre désapprobation en arrêtant le piégeage du ragondin et du rat musqué » poursuit le piégeur fuxéen.
Une situation d'autant plus dommageable que la population du ragondin est en courbe exponentielle ; une femelle fait trois portées de dix petits en deux ans. Le ragondin fait de gros dégâts dans les digues de lagunage et sur les remblais de voies ferrées ; c'est aussi un gros consommateur de maïs sur pied. « Pour maîtriser sa prolifération et anticiper les accidents, il faut savoir, note encore Jean-Claude Saulnier, que le conseil régional finance la lutte contre le ragondin par le biais du piégeage sur tout Midi-Pyrénées.
Maintenant, on peut s'attendre au retour du poison dans la nature. Sans les piégeurs agréés, les particuliers n'auront plus que l'empoisonnement pour se protéger du nuisible. Un système dramatique, car dangereux pour toute la faune. »
« Le piégeur intervient pour des questions de sécurité et de santé des personnes »
« Le rôle du piégeur est d'essayer de maintenir des équilibres que l'homme a parfois détruits, rappelle Jean-Claude Saulnier. Le piégeur intervient pour des questions de sécurité et de santé des personnes. Ainsi la lutte contre les ragondins qui minent les berges et sont pourvoyeurs de la leptospirose ; ou contre le renard qui véhicule l'échinococcose alvéolaire, maladie mortelle que l'homme peut contacter en ingérant des baies, des pissenlits… souillés. On piège aussi pour protéger les biens des personnes : une fouine dans une maison peut y dévorer l'isolation en laine de verre ; comme la belette, elle est friande d'œufs dans les élevages de volailles ou dans les nids de gibier. Les corvidés consomment les semences et le geai est gourmand de cerises et d'œufs de passereaux… On piège toute l'année, à la demande des particuliers, des syndicats de rivière. Il n'y a pas de période de fermeture. Le piégeage n'est pas un mode de chasse. »
Pratiqué par l'homme depuis la nuit des temps, pour se prémunir des prédateurs, le piégeage a été décrit pour la première fois par Gaston Phoebus. Longtemps repris par l'ancien Code rural, il a, depuis 1984, une législation propre et un cadre précis qui ont été revus en 2007. L'agrément de piégeur est délivré par le préfet après une formation de seize heures. Jean-Claude Saulnier est d'ailleurs l'auteur de l'ouvrage « L'incontournable du piégeur » (Éditions Chasse-Sports). Les piégeurs agréés sont tenus de rendre un bilan d'activité. Ces données permettent de savoir qu'en Ariège, en un an, sont capturés : 500 renards ; 250 fouines et martres ; 40 putois ; 40 belettes ; 600 ragondins ; 100 rats musqués ; 200 corvidés ; 150 étourneaux.
Oiseaux ou mammifères piégés sont enterrés. Quant au commerce des fourrures, il n'est plus pratiqué en France depuis 1950.
Finistère - Les chasseurs demandent une fermeture exceptionnelle à cause du froid
Hier, « en raison de la vague de froid persistante », la fédération des chasseurs du Finistère a demandé au préfet de suspendre la chasse du gibier d’eau et des oiseaux de passage (alouettes, bécasses des bois, grives, merles, pigeons, tourterelles et vanneaux) pour une période de dix jours consécutifs à compter de vendredi 7 h jusqu’au dimanche 18 janvier, minuit. « Même si un léger redoux climatique est attendu dans les jours à venir, il nous apparaît néanmoins nécessaire de protéger les oiseaux qui ont été déplacés et perturbés pour leur laisser un temps de réadaptation biologique », font-ils savoir. Les fédérations des Côtes-d’Armor et du Morbihan ont déposé la même demande.
La redevance "chasse" payée par un mineur de plus de 16 ans est désormais de 15 euros. Lorsqu’un chasseur valide pour la première fois son permis de chasser lors de la saison cynégétique qui suit l’obtention du titre permanent du permis, le montant de cette redevance est diminué de moitié.
La fédération nationale des chasseurs fixe, chaque année, le prix unique de la cotisation fédérale que chaque demandeur d’un permis de chasser national doit acquitter. Les associations communales de chasse agréées peuvent délivrer des cartes de chasse temporaire à des pratiquants occasionnels. En cas d’infraction, le permis de chasse n’est plus automatiquement retiré, le chasseur pouvant se voir restituer provisoirement son permis. Enfin, la fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales des chasseurs sont éligibles à l’agrément "protection de l’environnement".
La loi pour l’amélioration et la simplification du droit de la chasse a été publiée au Journal officiel du jeudi 1er janvier 2009.
LOI n° 2008-1545 du 31 décembre 2008 pour l'amélioration et la simplification du droit de la chasse
L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : *
CHAPITRE IER : DISPOSITIONS RELATIVES AUX SCHEMAS DE GESTION CYNEGETIQUE
Article 1
Le premier alinéa de l'article L. 425-2 du code de l'environnement est ainsi rédigé :
« Parmi les dispositions du schéma départemental de gestion cynégétique figurent obligatoirement : ».
Article 2
L'article L. 424-16 du même code est abrogé.
Article 3
L'article L. 425-3-1 du même code est ainsi rétabli :
« Art. L. 425-3-1. - Les infractions aux dispositions du schéma départemental de gestion cynégétique sont punies des amendes prévues par les contraventions de la première à la quatrième classe selon des modalités fixées par un décret en Conseil d'Etat. » *
CHAPITRE II : DISPOSITIONS RELATIVES AU PERMIS DE CHASSER
Article 4
Après la première phrase de l'article 964 du code général des impôts, il est inséré une phrase ainsi rédigée :
« Le droit est de 15 € pour les mineurs âgés de plus de seize ans. »
Article 5
Après le septième alinéa de l'article L. 423-21-1 du code de l'environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsqu'un chasseur valide pour la première fois son permis de chasser lors de la saison cynégétique qui suit l'obtention du titre permanent dudit permis, le montant de ces redevances est diminué de moitié. »
Article 6
Le cinquième alinéa de l'article L. 421-14 du même code est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Elle détermine également la réfaction appliquée à la cotisation due par tout chasseur validant pour la première fois son permis de chasser lors de la saison cynégétique qui suit l'obtention du titre permanent dudit permis. »
Article 7
I. ― Le cinquième alinéa de l'article L. 421-14 du même code est complété par une phrase ainsi rédigée :
« De même, elle fixe chaque année le prix unique de la cotisation fédérale que chaque demandeur d'un permis de chasser national doit acquitter. »
II. ― Avant le dernier alinéa de l'article L. 426-5 du même code, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Tout adhérent chasseur ayant validé un permis de chasser national et étant porteur du timbre national grand gibier mentionné à l'article L. 421-14 est dispensé de s'acquitter de la participation personnelle instaurée par la fédération dans laquelle il valide son permis. De même, tout titulaire d'un permis national porteur d'un timbre national grand gibier est dispensé de s'acquitter de la contribution personnelle due en application du c de l'article L. 429-31. »
Article 8
L'article L. 428-17 du même code est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Il peut être entendu à cet effet par le juge. » *
CHAPITRE III : DISPOSITIONS RELATIVES AUX INFRACTIONS
Article 9
I. ― L'article L. 428-21 du code de l'environnement est ainsi modifié :
1° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Ils sont habilités à procéder à la saisie du gibier tué à l'occasion des infractions qu'ils constatent et ils en font don à l'établissement de bienfaisance le plus proche ou le détruisent. » ;
2° A la seconde phrase du dernier alinéa, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».
II. ― Le second alinéa de l'article L. 428-31 du même code est complété par les mots : « ou, en cas d'impossibilité, détruit ».
Article 10
L'article L. 428-5 du même code est ainsi rédigé :
« Art. L. 428-5. - I. ― Est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende le fait de commettre l'une des infractions suivantes :
« 1° Chasser sur le terrain d'autrui sans son consentement, si ce terrain est attenant à une maison habitée ou servant d'habitation et s'il est entouré d'une clôture continue faisant obstacle à toute communication avec les héritages voisins ;
« 2° Chasser dans les réserves de chasse approuvées par l'Etat ou établies en application de l'article L. 422-27 ;
« 3° Chasser en temps prohibé ou pendant la nuit ;
« 4° Chasser à l'aide d'engins ou d'instruments prohibés ou par d'autres moyens que ceux autorisés par les articles L. 424-4 et L. 427-8, ou chasser dans le cœur ou les réserves intégrales d'un parc national ou dans une réserve naturelle en infraction à la réglementation qui y est applicable ;
« 5° Employer des drogues ou appâts qui sont de nature à enivrer le gibier ou à le détruire ;
« 6° Détenir ou être trouvé muni ou porteur, hors de son domicile, des filets, engins ou instruments de chasse prohibés.
« Lorsque ces infractions sont commises avec l'une des circonstances suivantes :
« a) Etre déguisé ou masqué ;
« b) Avoir pris une fausse identité ;
« c) Avoir usé envers des personnes de violence n'ayant entraîné aucune interruption totale de travail ou une interruption totale de travail inférieure à huit jours ;
« d) Avoir fait usage d'un véhicule, quelle que soit sa nature, pour se rendre sur le lieu de l'infraction ou pour s'en éloigner.
« II. ― Est puni des mêmes peines le fait de commettre, lorsque le gibier provient d'actes de chasse commis avec l'une des circonstances prévues aux a à d du I, l'une des infractions suivantes :
« 1° Mettre en vente, vendre, acheter, transporter ou colporter du gibier en dehors des périodes autorisées en application de l'article L. 424-8 ;
« 2° En toute saison, mettre en vente, vendre, transporter, colporter ou acheter sciemment du gibier tué à l'aide d'engins ou d'instruments prohibés.
« III. ― Est puni des mêmes peines le fait de commettre, sans circonstances aggravantes mais en état de récidive au sens de l'article L. 428-6, l'une des infractions prévues aux I et II. » *
CHAPITRE IV : ADAPTATION DU DROIT APPLICABLE EN ALSACE ET MOSELLE
Article 11
I. ― Les articles L. 429-21 et L. 429-22 du code de l'environnement sont abrogés.
II. ― L'article L. 429-1 du même code est ainsi rédigé :
« Art. L. 429-1. - Le présent titre est applicable aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, à l'exception des articles L. 422-2 à L. 422-26, L. 426-1 à L. 426-8, L. 427-9 et des premier et deuxième alinéas de l'article L. 428-1, et sous réserve des dispositions du présent chapitre. »
Article 12
I. ― L'article L. 429-27 du même code est complété par un 4° ainsi rédigé :
« 4° Les titulaires, personnes physiques ou morales, d'une location ou d'une autorisation temporaire de chasser sur le domaine militaire. »
II. ― L'article L. 429-30 du même code est ainsi modifié :
1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , que le propriétaire qui s'est réservé l'exercice du droit de chasse soit tenu ou non au versement de ladite contribution » ;
2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« La contribution des titulaires, personnes physiques ou personnes morales, d'une location ou d'une autorisation temporaire de chasser sur le domaine militaire est calculée sur la base du prix moyen à l'hectare des locations dans le département intéressé. »
Article 13
L'article L. 429-31 du même code est ainsi modifié :
1° Au a, les mots : « proportionnellement à la surface » sont remplacés par les mots : « en fonction de la surface boisée et non » ;
2° Au b, les mots : « proportionnellement à la surface totale de leur territoire de chasse, ou proportionnellement à sa surface boisée » sont remplacés par les mots : « variable en fonction de la surface boisée et non boisée de leur territoire de chasse » ;
3° Le c est ainsi rédigé :
« c) Une contribution personnelle modulable selon le nombre de jours de chasse tel que défini par le permis de chasser, due par tout chasseur, le premier jour où il chasse le sanglier dans le département, à l'exclusion des personnes qui se sont acquittées du timbre national grand gibier ; »
4° Après le c, il est inséré un d ainsi rédigé :
« d) Une contribution due pour chaque sanglier tué dans le département. » *
CHAPITRE V : DISPOSITIONS RELATIVES AUX FEDERATIONS DE CHASSEURS
Article 14
Après le premier alinéa de l'article L. 141-1 du code de l'environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« La Fédération nationale des chasseurs et les fédérations départementales des chasseurs sont éligibles à l'agrément mentionné au premier alinéa. »
Article 15
L'article L. 421-12 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« A l'initiative des fédérations départementales des chasseurs et par accord unanime entre elles, il peut être créé d'autres fédérations interdépartementales des chasseurs. » *
CHAPITRE VI : ALLEGEMENT DES PROCEDURES ADMINISTRATIVES
Article 16
La deuxième phrase du premier alinéa de l'article L. 422-2 du code de l'environnement est complétée par les mots : « en délivrant notamment des cartes de chasse temporaire ».
Article 17
Pendant la période où la chasse est ouverte, le transport d'une partie du gibier mort soumis au plan de chasse est autorisé sans formalité par les titulaires d'un permis de chasser valide.
Article 18
L'utilisation du grand duc artificiel pour la chasse et la destruction des animaux nuisibles est autorisée. *
CHAPITRE VII : DISPOSITIONS FINALES
Article 19 En savoir plus sur cet article...
La perte de recettes résultant pour l'Etat de la présente loi est compensée à due concurrence par l'institution d'une taxe additionnelle aux droits prévue par les articles 575 et 575 A du code général des impôts.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.
Fait à Paris, le 31 décembre 2008.
Nicolas Sarkozy
Par le Président de la République :
Le Premier ministre, François Fillon Le ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo La garde des sceaux, ministre de la justice, Rachida Dati Le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, Eric Woerth
Prévention Situation fragile dans l'Aisne, la Marne et les Ardennes
Malgré des tableaux de chasse impressionnants, le montant des dégâts causés par les sangliers augmente.
Si le torchon brûle entre agriculteurs et chasseurs dans la Meuse, la situation restent également tendue par endroits dans la Marne, l'Aisne et les Ardennes.
Les fédérations de chasseurs de la région, embarrassées par le sujet, craignent une contagion. Elles multiplient les contacts avec le monde agricole et donnent des gages de leur bonne volonté dans la maîtrise des populations de sangliers. Le président Jacky Desbrosse, de la fédération de la Marne, a provoqué une réunion fin novembre avec tous les acteurs du dossier : « Les dégâts sur maïs ont été multipliés par 2,5 depuis 2007. Est-ce là l'effet d'un relâchement après avoir annoncé que nous avons atteint le seuil des 42.000 quintaux de dégâts, seuil défini comme acceptable par le monde agricole ? » Jacky Desbrosse a de nouveau exhorté les détenteurs de lots de chasse à maîtriser le nombre de sangliers. Il a également annoncé un nouvel outil statistique pour affiner le nombre d'animaux et leur gestion.
« Une prise de conscience tardive alors que problème perdure depuis une dizaine d'années, regrette Vincent Jourdan, agriculteur en montagne de Reims, zone dite sensible : « Heureusement, nous ne sommes pas dans la situation de la Meuse. Le dialogue n'est pas rompu. Les chasseurs dans mon secteur commencent à exercer une bonne pression de chasse. Il faut le reconnaître. Je veux être constructif mais je resterai ferme. Le système d'indemnisation est à revoir, l'agrainage doit être interdit, les fédérations doivent
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maîtriser leurs troupes - ce qu'elles ont beaucoup de mal à faire -, et les préfets doivent lancer des battues administratives quand c'est nécessaire. »
En 2004, en Argonne, une battue administrative avait provoqué un électrochoc. Si cette solution radicale, vécue comme un échec par les chasseurs, a peu d'impact sur le nombre de sangliers, elle a au moins le mérite de réveiller les consciences. Depuis cette date, la situation est à peu près sous contrôle dans ce secteur. « Ca va mieux, mais on est quand même sur le fil du rasoir », explique Dominique Patizel, un agriculteur qui exploite des terres à la fois dans la Marne et en Meuse.
Dans l'Aisne, le préfet, Stéphane Fratacci, s'est inquiété en réunion publique du « développement des sangliers, source d'insécurité routière ». Cette année, la chasse au grand gibier dans ce département coûtera 62 € au lieu de 38 en 2007. Là encore, la faute aux dégâts. L'équivalent de 500 hectares a été saccagé par le gibier. Ici comme ailleurs, des chasseurs tentent de trouver un équilibre agro-cynégétique alors que d'autres entretiennent de véritables « bordels à cochons », pour reprendre l'expression d'un président de fédération.
Chasse au bois : un loisirpas à la portée de toutes les bourses
S.Beaurain (à gauche), président de l'Amicale, et L. Lefebvre, son associé.
Depuis fin septembre et jusqu'à fin février, la chasse au bois est ouverte. Elle est perçue comme un loisir de privilégiés évoluant dans un milieu un peu fermé, ce qui n'est pas faux. L'Amicale Saint-Hubert, qui chasse dans la forêt domaniale de Desvres, nous a ouvert ses portes.
C'est un loisir qui leur coûte cher (1 900 E de cotisation annuelle), mais pour les 32 sociétaires de l'Amicale Saint-Hubert, se retrouver une ou deux fois par semaine dans la forêt de Crémarest pour chasser le faisan vénéré, la bécasse ou le sanglier, ça n'a pas de prix.
Stéphane Beaurain, président de la société, et son associé Laurent Lefebvre, vice-président, tous deux Audomarois, insistent sur l'esprit de convivialité qui règne dans le groupe, symbolisé par le repas pris en commun le midi dans le pavillon de chasse. S. Beaurain (38 ans), qui se présente comme le plus jeune locataire de chasse en forêt domaniale de la région, tord le coup à l'idée que la chasse en forêt est élitiste, quand bien même le coût, disons-le, n'est pas à la portée de toutes les bourses. « La chasse en forêt privée est élitiste, c'est un fait, nuance-t-il, pas la chasse en forêt domaniale. Chez nous, il y a des cadres, des chefs d'entreprise, mais aussi de simples salariés passionnés. On tient à maintenir cette mixité sociale. » Le territoire de chasse s'étend sur 260 ha de forêt (lot 2 de la forêt domaniale de Desvres) situés dans la commune de Crémarest. La société les loue 40 000 E par an à l'Office national des forêts (donc à l'État) et dispose d'un bail courant jusqu'en 2016. « La chasse est non commerciale et le gibier diversifié, continue Stéphane Beaurain, tandis qu'un bon feu de bois réchauffe la pièce. On chasse le faisan commun qui fait l'objet d'un plan de gestion non pas approuvé mais imposé, mais il ne s'acclimate pas en forêt. On va s'orienter vers le faisan vénéré, plus sauvage, qui aime les grandes futaies, et qui est plus difficile à chasser car il fuit les chiens comme la bécasse. La population de lapins et lièvres reste quant à elle faible. » L'idée qu'on se fait traditionnellement de la chasse au bois, c'est le gros gibier. « La battue au sanglier (lire ci-dessous) ou au chevreuil, ça ne représente qu'un quart voire 1/5 du temps de chasse entre septembre et février, rectifient les deux associés.
Dans les forêts de Desvres et Boulogne, la population de sangliers est très faible. » Les deux passionnés mettent aussi en avant le rôle de la chasse dans « la gestion durable des milieux forestiers. » Ils prônent une chasse « respectueuse de l'environnement » qui « contribuent à la régulation de certaines populations d'animaux et assure l'entretien du milieu naturel par des actions de gyrobroyage et de nettoyage. »
Pour avoir réussi brillamment leur examen de permis de chasser, deux jeunes chasseurs Côte-d'Oriens, se sont vus offrir un séjour de chasse en montagne…
Tout a commencé l'été dernier, époque à laquelle Erwan Selva (19 ans), et Jean-Charles Rion (21 ans), se sont présentés avec succès à l'examen du permis de chasser.
Les responsables de la Fédération départementale des chasseurs de Côte-d'Or ayant constaté que nos deux candidats avaient obtenu les meilleures notes, leur ont proposé de participer à une première : un stage national de chasse en montagne. Le lieu retenu est celui du territoire de la réserve nationale de chasse et de faune sauvage des Bauges, située au nord des Alpes, entre la Savoie et la Haute-Savoie, l'encadrement étant assuré par l'école de chasse du même lieu.
C'est ainsi qu'à la fin du mois d'octobre 2008, seize jeunes gens originaires des régions précitées, parmi lesquels Jean-Charles et Erwan, se sont vus offrir le privilège, trois jours durant, de participer à cette belle aventure.
Un décor grandiose
Le décor dans lequel ont évolué nos jeunes chasseurs est grandiose : vaste théâtre naturel de montagne, formée par la réserve nationale qui s'étire à travers les reliefs du massif des Bauges sur un territoire de plus de 5 200 hectares de forêts, d'alpages et de rochers, entre 1 000 et 2 000 mètres d'altitude. Créée domaniale en 1913, cette réserve est devenue nationale en 1955, grâce à la présence du chamois, animal emblématique du territoire.
Aujourd'hui, on estime à 2 000 le nombre de chamois qui vivent sur ce massif. D'autres grands ongulés, comme les sangliers, chevreuils, et cerfs, y sont également présents. A leurs côtés vivent des mouflons, des tétras-lyres, des perdrix bartavelles, des aigles royaux, des lagopèdes… pour ne citer que les espèces les plus remarquables.
Si nos deux Côte-d'Oriens ont été émerveillés par le spectacle vivant de la nature qui s'offrait à leurs yeux, ils ont également été sensibles au bon accueil qu'ils ont reçu, et à la bonne ambiance qui a régné dans le groupe. De briefings en briefings, ils ont été initiés à la reconnaissance et biologie des espèces d'animaux qu'ils allaient être amenés à chasser. Bien loin de leurs lieux de chasse habituels, nos deux jeunes gens ont dû se familiariser à l'utilisation de la longue vue, et à estimer les distances.
Sur les traces des chamois
Et puis, un beau matin, dans la neige et le brouillard, ils se sont mis en marche vers une zone où avaient été repérés des chamois. Sac au dos, carabine équipée d'une lunette, il a fallu marcher et marcher encore dans un environnement où chaque pas compte. L'approche a été longue, prudente, ponctuée de périodes consacrées à l'observation via la lon- gue vue, le tout sous les conseils avisés de l'accompagnateur, un technicien de l'ONCFS.
Enfin, les chamois ont été repérés, mais il a fallu encore prendre le temps de déterminer avec précision l'animal à prélever.
C'est en position couchée, à distance de 100 à 200 mètres de l'animal, que le tir s'est effectué.
La partie de chasse n'en a pas été terminée pour autant, l'animal prélevé a dû être ramené à dos d'homme.
Rigueur et maîtrise du terrain
Grâce à ce stage, bien entourés de professionnels et de chasseurs expérimentés, nos nouveaux chasseurs ont pu découvrir les spécificités d'un territoire, sa richesse faunistique, les usages locaux et autres pratiques cynégétiques d'altitude. Ils ont appris que la chasse en montagne était exigeante, qu'elle imposait de la rigueur, une bonne maîtrise du terrain, sans compter la nécessité d'être en bonne forme physique pour « avaler » les dénivelées.
Tout cet enseignement répond à la volonté des organisateurs du séjour, qui ont souhaité transmettre un héritage de traditions aux jeunes générations, démontrant que la chasse n'était pas une vaine pratique, qu'elle avait su se moderniser en s'adaptant aux évolutions sociales et en s'entourant des hommes, acteurs indispensables au dynamisme d'un territoire.
Depuis, de retour en Côte-d'Or, Jean-Charles et Erwan ont repris le chemin des cabanes de chasse auxquelles ils sont plus habitués.
Désormais, permis de chasser en poche, ils peuvent profiter pleinement de leur loisir, enrichi d'une très belle expérience.
Nul doute que l'immersion dans une nature gérée, mais préservée, la confrontation avec les éléments de la vie sauvage, la modification de la perception du temps, leur a permis de mieux appréhender l'importance de la contribution de l'homme dans la gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats, et de retrouver le sens des vraies valeurs enseignées par les milieux naturels.
Jean-Michel PETREAU
NB : Source texte F.N.C. (Fédération Nationale des Chasseurs).
Devant le siège, les archers Fernando Rodriguès, Patrick Stella et Jean-Michel Dax apprécient le coup de pouce généré par Guy Bonnet et Christiane Roque.
La société Groupama du Montalet ayant choisi pour cible de partenariat l'ACAC (Association de chasseurs à l'arc du Castelas), il a paru intéressant de s'approcher de ce club aux buts originaux.
Activité ancestrale d'autres peuples, la chasse à l'arc n'a, ici, rien de désuet. Au contraire, elle serait plutôt « tendance » comme l'explique le vice-président Jean-Michel Dax : « La philosophie, c'est de se fondre dans la nature. » Le club, dirigé
par Claude Blayac, draine une grosse vingtaine d'adhérents, dont cinq chasseurs. Car, avant d'être lâchés sur le terrain, les adeptes doivent avoir fait leurs preuves sur le parcours d'exercice. Vingt cibles de cinq centimètres de diamètre. De longs entraînements permettront d'obtenir le score de trois sur cinq, aux distances successives de 5, 7, 10, 12, et enfin 18 mètres. Précision, mais capacité physique d'abord, comme le confirme Jean-Michel : « Pour bander l'arc, sur deux doigts, l'on arrive jusqu'à 35 kilos de pression. Autant dire que ce n'est pas au premier essai que le bras tendu reste immobile… »
Orientée vers le chevreuil et le sanglier, la chasse se fait à l'espère, en se postant sur un parcours emprunté par le gibier. Ou encore à l'approche, comme la préfère le vice-président : « Vêtu de pied en cap de la tenue de camouflage, il faut arriver à moins de 20 mètres, sans que rien n'éveille l'attention du gibier. Encore faut-il qu'il soit en bonne position - idéalement de face - pour qu'on puisse viser le cœur. Sinon : abstention. » Exprimé de façon crue, il convient d'être sûr de tuer. Dans le mille, la flèche tranche une artère pour une mort instantanée ou dans les secondes qui suivent. Les archers ne veulent pas de bête blessée. Avant de faire mouche, il faut donc s'armer d'une longue patience…
À défaut de proie, ce partenariat de 100 euros est donc le bienvenu dans la gibecière du club.
Dans la nuit de vendredi à samedi, quatre hommes étaient particulièrement affairés sur un petit chemin de terre à Bétheny. Comble de malchance pour eux, une patrouille de policiers passait justement par-là.
Intrigués, les fonctionnaires ont fondu sur leur proie… Qui n'étaient autres que des braconniers en train de vider des animaux de leurs entrailles.
L'inventaire a mis en évidence la présence de deux sangliers et trois cerfs passés de vie à trépas. Le gibier a été saisi. Les quatre hommes ont été placés en garde à vue. Tandis que les enquêteurs ont perquisitionné le domicile des quatre hommes, à la recherche de fusils et de munitions de chase. Il s'agira maintenant d'établir si les armes étaient effectivement déclarées en préfecture.
Quant aux quatre braconniers supposés, ils ont été remis en liberté et seront convoqués, une fois les vérifications effectuées.
De son côté, le gibier a été saisi et pourrait être donné aux plus démunis après contrôles sanitaires.
Les chasseurs sont inquiets des conséquences du projet de réserve naturelle. Photo DDM, JCD.
L'ACCA de Port-la-Nouvelle a tenu, la semaine dernière, une assemblée extraordinaire pour se concerter sur le projet de Réserve naturelle régionale dans les salins Sainte- Lucie et ses abords. Le Conservatoire du littoral, propriétaire de l'espace naturel protégé de l'île et des salins, en partenariat avec la Région et la commune, a lancé le 16 avril dernier une étude pour la création d'une Réserve naturelle régionale sur le site de l'île et des salins Sainte-Lucie ainsi que sur le domaine public maritime. Le plan de gestion de ce site a également été lancé à cette occasion.
« Sûrs qu'enfin notre travail de réfection, de réparation des berges, de nettoyage et de gestion, appliqué depuis des années dans les salins serait enfin reconnu », explique le président Dominique Martin. « Mais il en fut tout autrement. Le projet de réserve présenté précisait que toute circulation et activités cynégétiques seraient interdites de la mer à la Robine et de la zone portuaire aux limites communales de Gruissan et Narbonne en nous privant, en plus, d'accéder aux étangs. Généreux, le conservatoire du littoral a avancé quelques solutions compensatrices, la plupart de celles-ci ont été qualifiées de fantaisistes et même pour certaines de carrément utopiques, voire illégales ».
Pourtant, diverses interventions lors de la réunion en mairie du 16 avril se voulaient rassurantes et notamment celle de M. le sous-préfet: « Il n'y a personne ici d'anti-chasse, les usages et les traditions seront maintenus, seuls quelques aménagements concernant l'accessibilité seront nécessaires ».
Pour résumer, toutes activités cynégétiques seraient interdites dans les salins (350 hectares) et ses abords (plage de la Vieille Nouvelle, 300 hectares) .
Le président de l'ACCA ne décolère pas: « Tout est bon pour que l'on quitte les lieux. Il est évident que la mise en place de ce projet en l'état signifie à très court terme, la disparition de notre association. Il en va de même à notre connaissance pour une très grande partie des autres utilisateurs des lieux, que leurs activités soient professionnelles ou ludiques. Chose que nous ne pouvons accepter.
Nous sommes conscients de l'importance de ce projet mais nous demandons la révision du périmètre cynégétique, que les parties DPM et étangs ainsi qu'une partie des salins Sainte-Lucie ne soient pas pris en compte dans le projet de réserve naturelle régionale.
Sachez que notre colère monte, que les chasseurs et les utilisateurs des lieux sont prêts à se mobiliser et à se faire entendre auprès des administrations concernées pour défendre leurs traditions et nos loisirs ».
Lafrançaise. Chasseurs de gros gibier : 25 sangliers au tableau de chasse
Une belle équipe de bons chasseurs . Photo DDM.
Les chasseurs de gros gibier de l'Acca de Lafrançaise peuvent être cités en exemple au moment où les instances départementales annoncent qu'à ce jour 50 % des prélèvements ont été réalisés.
Ici, les battues sont organisées de manière très sérieuse et rien n'est laissé au hasard en matière de sécurité, de signalisation, du respect de l'environnement, des récoltes et des limites de chasse par rapport aux habitations.
Norbert Molinié, le président de l'Acca, est entouré d'une équipe sérieuse ; les meutes d'Edmond Lebot et Norbert Nègre font un travail extraordinaire, le pied est fait avec beaucoup de sérieux ; ici on peut citer Maurice Lagarde en grand spécialiste.
Dans l'équipe, on ne participe pas pour avoir son morceau de sanglier mais pour le plaisir et surtout pour protéger des dégâts sur les récoltes dont sont victimes les agriculteurs et respecter les consignes des instances départementales et nationales. à ce jour, le compteur en est à 25 bêtes (à signaler le monstre de 125 kg qui a très mal fini l'année dans les bois de Saint-Maurice). Le président Molinié présente ses meilleurs vœux aux chasseurs de l'Acca et à toutes les personnes et propriétaires terriens du secteur.
L'association des chasseurs de sangliers Astarac-Magnoac (Masseube) existe depuis 1996. Elle compte 131 chasseurs qui opèrent sur une zone de 10 000 hectares en accord avec les sociétés locales de chasse.
Depuis cette époque, elle a mis dans ses statuts de nombreuses règles et s'attache à avoir un comportement exemplaire sur le terrain, tant au niveau de la sécurité que de la gestion cynégétique de son territoire.
Guerre au gibier
Mais les responsables de l'association s'inquiètent : « Depuis quatre mois, la saison de la chasse au sanglier bat son plein. Bien qu'il ait perdu de son caractère d'animal mythique tant il est devenu commun, ce noble gibier fait l'objet de recherches assidues, légitimes par les méfaits qu'il commet sur les cultures et les collisions qu'il occasionne parfois. Tandis que quelques individualistes préfèrent se l'approprier seuls, on le traque le plus souvent à l'occasion de battues qui suscitent naturellement des rassemblements d'hommes en armes et de véhicules. Rien d'anormal en cela. Toutefois, hélas, on serait parfois porté à croire qu'on n'est plus alors tout à fait à la chasse mais plutôt à la guerre au gibier. En effet, force est de constater encore fréquemment de regrettables dérives : tireurs éventuels postés sur la voie publique, poursuites à l'aide de véhicules motorisés, non-respect caractérisé des limites du territoire sur lequel on bénéficie du droit de chasse concédé par les propriétaires ; quant aux règles élémentaires de sécurité, il arrive qu'elles soient singulièrement bafouées. »
La majorité des chasseurs ne peut que réprouver les agissements irresponsables de quelques tueurs de gibier, en souhaitant qu'ils retrouvent un minimum de bon sens sur le sujet.
La nuit tombée, la neige et le froid incitent à rester chez soi. Pourtant, ce soir-là, les hommes de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), s'apprêtent à effectuer une mission. Objectif : lutte antibraconnage…
VERS 21 heures, rassemblement des effectifs au siège de l'ONCFS du côté de Marsannay-la-Côte.
Marc Voinson, le chef du service départemental accueille toute son équipe renforcée pour cette sortie nocturne, par des hommes des BMI (Brigades mobiles d'intervention). Il présente la mission. Il s'agit d'une action de police dans le cadre de la lutte antibra- connage.
Récemment, le service a recueilli un renseignement faisant état d'un acte de chasse illégal commis sur un cerf dans un massif forestier du département. Le ou les braconniers étant susceptibles de renouveler leur méfait, la zone en question doit être surveillée.
L'objectif est de procéder à l'interpellation de ces individus et de les livrer à la justice, après avoir établi les constatations et la procédure d'usage.
Prendre toutes les précautions
Tous les hommes de l'ONCFS qui portent l'uniforme sont armés d'une arme de poing. Les entraînements au tir sont réguliers, comme l'est la pratique des techniques d'intervention. On comprend mieux pourquoi Marc Voinson insiste sur la nécessité de respecter scrupuleusement les règles enseignées par la direction du service en matière d'interpellation, car le danger est réel.
La nuit, les interventions sont rendues plus délicates, d'autant que les individus susceptibles de faire l'objet d'un contrôle sont la plupart du temps en possession d'un fusil ou d'une carabine.
Pour Marc Voinson, il s'agit de ne faire courir aucun risque inutile à ses hommes, pas plus à celui ou à ceux qui pourraient être interpellés (*).
Le briefing terminé, le temps de prendre la paire de jumelles à vision nocturne, d'enfiler un gilet pare-balles, et de boire un dernier café, tout le monde s'embarque dans les véhicules de service pour rejoindre les postes d'observation fixés.
Ce soir, la zone d'observation se situe quelque part à proximité d'un important massif forestier, réputé pour sa densité de gibier.
Dans le silence de la nuit...
Quelques dizaines de kilomètres plus loin, les équipes se mettent discrètement en place. Elles communiquent entre elles par radio, mais aussi par téléphone portable, là ou la couverture du réseau le permet.
Chaque poste d'observation a été préalablement et soigneusement étudié. Il doit offrir un champ de vision le plus large possible, même si on comprend qu'en dehors des nuits de pleine lune, il faut faire usage des jumelles spéciales pour y voir plus clair.
Dans le silence de la nuit tous les bruits sont amplifiés, tout véhicule qui se déplace est facilement repérable, sans parler de l'écho que pourrait produire un coup de feu.
Bientôt, la neige qui tombe a recouvert le sol. Une petite brise du nord accentue la sensation de froid. Quelles que soient les conditions météorologiques, pas question de rester à l'intérieur des véhicules si on veut être opérationnel.
Au milieu de nulle part, dans un décor surréaliste, l'attente commence.
Le silence de la nature qu'aucun des hommes présents ne vient troubler, est impressionnant. A peine ose-t-on prononcer quelques mots, juste le temps de sortir les bouteilles thermos pour boire un café ou un thé, et avoir l'impression de se réchauffer le corps.
En attendant demain soir
Tout à coup, surgissent de nulle part des phares de voitures. Le véhicule, qui roule à faible allure semble venir en direction de la zone surveillée. Les agents de l'ONCFS redoublent d'attention, chacun se positionne et s'apprête à réagir… La tension est palpable, mais de courte durée, le véhicule passe son chemin…
Les heures continuent de s'égrener dans le froid de plus en plus pénétrant.
Finalement, la nuit est calme, Marc Voinson décide alors de lever le dispositif. Retour au siège de l'ONCFS où il anime un rapide débriefing.
Demain soir, une autre nuit de travail attend son équipe.
Mutualiser les moyens pour renforcer l'efficacité
Si ces missions représentent une bonne part des activités du service, les agents de l'ONCFS mènent également d'autres missions parmi lesquelles la gestion, l'aménagement et la mise en valeur du patrimoine naturel.
Ils sont chargés d'assurer la collecte des données et la réalisation d'études sur l'état des espèces et des milieux naturels.
Ils organisent et participent également, à des actions d'accueil, de pédagogie et d'information auprès du grand public.
A noter que dans le cadre des opérations de police, l'année 2009 verra le rapprochement de l'ONCFS et de l'ONEMA (Office national de l'eau et des milieux aquatiques).
Ces deux services qui ont déjà travaillé ensemble seront appelés à mutualiser leurs moyens, ce qui ne pourra que renforcer l'efficacité des contrôles.
La grande majorité des chasseurs qui s'efforcent de gérer au mieux les populations de gibier, et ne souhaitent pas voir leurs efforts mis à mal par quelques individus peu scrupuleux, ne peuvent que s'en réjouir.
Jean-Michel PETREAU
(*) A noter que dans le cadre de leurs missions, les agents de l'ONCFS ne peuvent faire usage de leur arme qu'en état de légitime défense
Le Parlement vient d'aménager des lois pour faciliter la vie des chasseurs. Ce n'est pas du goût de certains écologistes…
Dans une palombière. Photo DDM, S. L.
On s'est empoigné ferme, au Parlement, pendant ce mois de décembre. Entre la loi sur l'audiovisuel qui a mis en fureur l'opposition, et celle sur le travail du dimanche qui a mis en émoi des députés de tous bords, c'était la saison des marrons à l'Assemblée. Et pourtant, le 18 décembre, au beau milieu de la tempête et malgré un agenda surchargé, un texte est passé quasiment comme une fleur : celui sur « l'amélioration et la simplification de la chasse ». Un cadeau de Noël dans la gibecière des chasseurs qui pourront, grâce à ce zèle, bénéficier de ses dispositions dès 2009. Avec dans le rôle du barbu en rouge l'UMP et le PS réunis ; seuls les Verts et le PC se sont abstenus.
À l'origine de cet aménagement, une promesse de Nicolas Sarkozy. Il s'agit selon Thierry Coste, conseiller politique de la Fédération des Chasseurs, de « faciliter la vie des chasseurs et de leurs organisations. »
Cette loi a été rédigée après une concertation avec les associations de protection de la nature. Elle doit permettre un accès plus facile à la chasse pour les jeunes et donner un rôle plus important aux fédérations, notamment en matière de sécurité. Un texte qui, puisqu'il a été voté en première lecture sera applicable dès 2009, et donc permettra dès le mois de juin une baisse du prix du timbre. Mais, même si des associations écologistes ont été consultées, toutes n'applaudissent pas. Allain Bougrain -Dubourg, président de la ligue pour la protection des oiseaux qualifie ce texte de « rétrograde, navrant ! ». Quant au député Verts Yves Cochet, très présent lors de la discussion à l'Assemblée il estime que l'on a « facilité le fait de chasser de façon moins réglementée. » Voilà qui sonne comme une victoire du lobby des chasseurs. Qui réclame déjà une nouvelle réforme pour 2009 : un texte… chasse l'autre !
Dominique Delpiroux
Ce qui va changer en 2009
Pas de retrait automatique du permis. Pour les infractions à la chasse « mineures » on ne pourra plus automatiquement retirer le permis à un chasseur : cela ne pourra se faire qu'avec l'intervention d'un juge.
Les fédérations définissent les règles de sécurité. Les mesures de sécurité à prendre seront élaborées par les fédérations, en fonction des spécificités régionales et du type de chasse pratiqué. Les règles seront préparées dans le cadre d'un schéma départemental qui sera visé par le préfet du département en question.
Une diminution de la redevance. Le but est de faciliter l'accès à la chasse aux jeunes. Ainsi, le coût du permis de chasser pour les 16/18 ans passe de 30 à 15 €. Par ailleurs, les chasseurs qui valident leur permis pour la première fois verront leur redevance annuelle diminuée de moitié. Beaucoup de fédérations font ou feront un geste pour baisser également la part de leur redevance.
Agrément « protection de la nature ». Un certain nombre de fédérations ont déjà l'agrément « protection de la nature ». L'accès à cet agrément va être simplifié. Cet agrément permettra ensuite aux fédérations de se constituer partie civile, notamment en cas de dégradation du milieu naturel.
Lutte contre le « nomadisme du permis de chasse ». Les chasseurs ont très vite intégré l'outil internet. Et se sont rendu compte, pour certains, qu'il était possible de prendre son permis de chasse dans un département où il était beaucoup moins onéreux. Ainsi, dans la région parisienne, qui n'a pas de charge d'indemnisation au titre de la chasse ou très peu, le prix du timbre est relativement faible, d'où un afflux de provinciaux. À l'inverse, les fédérations de province pâtissent d'un défaut de ressources financières pour soutenir leurs propres charges. La loi a donc prévu que le prix du permis national de chasse soit fixé par la fédération nationale de façon uniforme sur tout le territoire.
Zoom. En Aquitaine, tout le monde est content
En Aquitaine où les œufs pourris ont souvent volé entre chasseurs et défenseurs de tourterelles, la hache de guerre paraît enterrée. La nouvelle loi semble en tout cas satisfaire tout le monde ! « C'est une évolution positive, mais pas une révolution. Pas mal de simplifications vont dans le bon sens, notamment pour les jeunes chasseurs » se réjouit ainsi Henri Sabarot, le président de la puissante fédération de la Gironde. Ce Médocain a bien connu les barricades des 1er mai face à Allain Bougrain-Dubourg. Mais le directeur de la Ligue de Protection des Oiseaux Michel Métais se dit lui aussi rassuré. « Cette loi vise à promouvoir la chasse, mais on a réussi à faire enlever ce qui était scabreux. Sauf l'utilisation du grand-duc comme appelant, mais on nous promet que ça sera pris en compte dans les décrets d'application. On a évité l'essentiel, à savoir qu'on pénalise les gens qui refusent qu'on chasse chez eux » assure-t-il. Tout le monde attend les décrets d'application. « La chancellerie s'est engagée sur le délit d'entrave à la chasse pour les saboteurs de chasse à courre, ou pour les indemnisations des dégâts des grands gibiers dans les zones où ils ne sont pas chassés » se félicite Henri Sabarot. « Sur les décrets, il va y avoir des dispositions que nous devrons surveiller » prévoit Michel Métais. Pierre Sauvey
Point De Vue. Gilles Dadou, Vert… et chasseur
Gilles Dadou est secrétaire départemental des Verts de la Haute-Garonne et précise-t-il, «titulaire du permis de chasser ! »
« Pour nous, c'est plutôt positif que la loi ait pu être élaborée à l'issue d'un dialogue entre les associations de protection de la nature et les chasseurs. En revanche, nous sommes inquiets de voir que l'on facilite l'accès aux armes des plus jeunes. Par ailleurs, dépénaliser certaines infractions n'est pas une bonne chose. Se voir supprimer le permis, cela permet au chasseur de réfléchir. Enfin, repousser de 15 jours la fermeture pour certaines espèces, ce n'est pas une manière de protéger les espèces animales… alors même que l'on va donner l'agrément « protection de la nature » aux fédérations. En résumé, simplifier le permis de chasser, OK, mais il faut que les chasseurs fassent des efforts, évitent de confondre un ours et un chevreuil, les caténaires SNCF avec les bois du cerf ! »
Controverse. « Une bonne loi »
POUR : Thierry Coste*.
« C'est une bonne loi de simplification et je rappelle que tous les points qui ont été votés ont fait l'objet d'un avis favorable des associations de protection de la nature qui ont été longuement consultées. À ce titre, Allain Bougrain-Dubourg oublie sans doute qu'il était représenté en la personne de Christophe Aubel, du ROC ! Pour ce qui concerne l'avenir, nous souhaitons aussi que d'autres sujets soient abordés par la loi en 2009 et notamment l'indemnisation des dégâts causés par le grand gibier. Ainsi, ce sont les chasseurs qui payent systématiquement ces dégâts, même dans des zones où ils ne peuvent pas réguler la faune. Je note aussi que les différents textes ont permis un accroissement de la sécurité : il y a de moins en moins d'accidents de chasse et de décès à cause de la chasse. »
*Conseiller politique de la Fédération des Chasseurs.
« Une aberration »
CONTRE :
Pierre Athanaze*
« On n'arrête pas de faire des lois pour les chasseurs ! Il faut comprendre qu'aujourd'hui en France il y a aussi des gens qui pratiquent la randonnée, le VTT et le kayak. Nous sommes le seul pays d'Europe où l'on peut chasser tous les jours ! Et j'observe que la majorité des accidents a lieu le dimanche. Ensuite, on nous dit que ce sont les fédérations qui vont élaborer les règles de sécurité ! C'est aberrant ! C'est comme si on demandait aux routiers d'édicter les règles de la sécurité routière. Les chasseurs sont la catégorie de Français qui a le plus de privilèges. En attendant, on ne prend aucune mesure pour protéger certains animaux. Ainsi, le grand tétras est au seuil de la disparition et on peut encore le chasser : c'est scandaleux ! »
*Président de l'association pour la protection des animaux sauvages.
Maine-et-Loire : les sangliers saccagent les champs
Ceci se passe dans le Maine-et-Loire : les sangliers saccagent les champs. Afin de mettre fin au désastre, les chasseurs ont décidé de s’organiser en conséquence.
De nombreux agriculteurs se plaignent depuis longtemps des dégâts causés par les suidés. L’un d’entre eux s’est même retrouvé face à une trentaine de sangliers qui étaient en train de saccager ses champs de maïs. Face aux dégâts, les agriculteurs disent ne pas pouvoir rester sans rien faire. C’est ainsi qu’ils sont partis en chasse contre le cochon (c’est ainsi que l’on appelle le sanglier dans les campagnes). Une battue privée a été ainsi organisée par le GIC ou Groupement d'Intérêt Cynégétique. Dès que la battue a été lancée, les chasseurs sont tombés sur des sangliers. Les chiens ont immédiatement été lâchés. Certains animaux ont réussi à s’enfuir mais six ont d'entre eux pu être tirés en lisière.
Pour la petite histoire, la population de sangliers n’a pas toujours été aussi importante et alarmante. Il y a un peu moins de vingt ans, on avait enregistré dix fois moins de sangliers et ceux-ci ne constituaient pas une menace pour les agriculteurs. Selon l’ONCFS ou Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, un million de sangliers se promèneraient dans la nature au moment de l’ouverture de la chasse. Outre le fait d'augmenter en nombre, le sanglier a également entrepris de coloniser de nouveaux territoires. S’ils vivaient autrefois aux fins fonds des forêts, ils se retrouvent aujourd’hui dans les bosquets et les taillis.
Une nouvelle loi sur la chasse sera élaborée en 2009
Les fédérations pourront désormais être agréées au titre de la protection de la nature et se porter partie civile en justice
Sans coup férir, les chasseurs obtiennent des gages du gouvernement, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, qui s'est engagé à les associer à toute la politique environnementale et rurale. En janvier 2008, le chef de l'État a demandé au ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, d'organiser un Grenelle de la chasse. Un an plus tard, le puissant lobby des chasseurs peut afficher sa satisfaction.
Avec une très grande discrétion, les députés ont adopté le 18 décembre, dans le cadre de la dernière «niche parlementaire» du groupe UMP à l'Assemblée nationale, une proposition de loi du sénateur UMP Ladislas Poniatowski, déjà votée par le Sénat en mai, qui étend les droits des chasseurs.
Malgré un calendrier parlementaire surchargé, la puissante Fédération nationale des chasseurs, qui représente les 1,3 million de Français amoureux de la gâchette, a réussi l'exploit de faire inscrire ce texte à l'ordre du jour juste avant Noël.
Très loin des polémiques provoquées par la réforme de l'audiovisuel et le travail dominical, le texte a été adopté à l'unanimité. L'UMP et le PS ont voté pour, et pour des raisons diamétralement opposées, le PCF et les Verts se sont abstenus. Thierry Coste, le conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), constate avec un brin d'ironie que «la chasse devient tellement politiquement correcte qu'aucune formation politique n'ose plus s'afficher antichasse».
Une petite révolution
Dominique Bussereau, le secrétaire d'État aux Transports, qui remplaçait Jean-Louis Borloo sur les bancs du gouvernement pendant le débat, s'est engagé devant les députés à l'élaboration d'une nouvelle loi chasse en 2009, après les lois déjà adoptées en 2001, 2003 et 2005. Après les travaux de plusieurs «tables rondes» animées par Jérôme Bignon, député UMP de la Somme et président du groupe Chasse à l'Assemblée - qui regroupe 170 élus de tous bords -, le ministre a aussi annoncé la sortie prochaine d'un décret à l'initiative de la Chancellerie pour «renforcer les sanctions contre les antichasse extrémistes qui cherchent à entraver le déroulement de certaines chasses», selon Thierry Coste. Un décret visant à reporter du 31 janvier au 10 février les dates de fermeture de la chasse pour 24 espèces d'oiseaux d'eau est également attendu.
Issue de la concertation entre les écologistes et les chasseurs, sous l'égide d'Hubert Falco, le secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, la proposition Poniatowski est en soi une petite révolution. Elle précise que les fédérations peuvent désormais être agréées au titre de la protection de la nature, et seront consultées sur les projets d'aménagement du territoire. Les fédérations pourront en outre saisir la justice et se porter partie civile.
Les droits des chasseurs sont renforcés : en cas d'infraction, le permis de chasse ne sera plus automatiquement retiré, il faudra une décision du juge. Entre-temps, le chasseur pourra se voir restituer provisoirement son permis. Enfin, les redevances payées par les jeunes et par les nouveaux chasseurs vont être diminuées de moitié, passant de 30 à 15 euros. Proche de l'entourage de Jean-Louis Borloo, Thierry Coste constate que dans un domaine aussi sensible que celui de la chasse, «les tables rondes réunissant toutes les parties, y compris les écologistes, permettent de lever bien des désaccords» .
Jura: sept plats de sanglier sur neuf contiennent une autre viande
Les contrôles inopinés menés par le Laboratoire cantonal jurassien pour traquer les fraudes à la viande de chasse révèlent des résultats surprenants. Sur neuf échantillons de sanglier, seuls deux comprenaient uniquement cette viande.
Cinq échantillons sur neuf contenaient du porc, un du porc et du cerf et un enfin se révélait être uniquement du cerf, a annoncé le canton du Jura. Quant aux autres prélèvements, ils étaient globalement conformes, hormis un échantillon de chevreuil qui était du cerf et un échantillon de cerf qui contenait aussi du daim.
C'est après un avertissement par voie de presse annonçant ces contrôles que le Laboratoire cantonal a effectué des prélèvements de viande de chasse dans les restaurants et boucheries. La campagne de contrôles l'année dernière dans les cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel a mis en évidence des tromperies sur la marchandise.
Le consommateur ou le client n'a donc pas toujours le plaisir de déguster ce qui est décrit sur la carte de menu ou à l'étalage. Le chimiste cantonal jurassien a effectué une cinquantaine de contrôles dans une vingtaine de restaurants et boucheries.
Une journée de chasse au bois du Roi
De Saint-Amour à Bretenière
Dans le Val de Saône, on peut trouver de beaux parcours en forêt. Comment se passe une journée de chasse au bois du Roi ? Rendez-vous avec Alain et Denis.
DENIS 43 ans et son frère Alain 46 ans sont agriculteurs sur la commune d'Ouges, ils chassent depuis l'âge de 16 ans, dans le bois dit du roi ou du prince (260 hectares) situé entre la ligne de chemin de fer Dijon Saint-Amour (71) et la D 968 à la hauteur de Bretenière.
Alain est le président et capitaine de chasse « C'est celui qui donne les directives » précise Denis.
Les actions menées
Les chasseurs du Val de Saône, arrivent encore à gérer les sangliers pour éviter leur prolifération, même si cela ne semble pas facile. « L'année passée a été une forte année de glands, avec un l'hiver très doux, de ces faits nous constatons très peu ou pas de mortalité dans les portées. Si il y a des décisions à prendre nous suivrons les instructions du préfet de la Cote d'Or, attribuant les plans de chasse » affirme Denis. Les chasseurs ont installé, avec l'accord des agriculteurs, une clôture électrifiée sur 5 km pour empêcher les animaux d'aller sur la route où le passage des véhicules est très important et dans les cultures environnantes. Pour compenser, « Nous les nourrissons avec du maïs et des pois ».
Avec leurs amis chasseurs, les deux frères se retrouvent donc sur place le matin vers 10 h 30. Les gilets de sécurité sont mis, le capitaine donne les directives et consignes pour la journée.
Toujours les mêmes consignes
À chaque fois les mêmes règles sont répétées sur les quotas et la sécurité.
Ce jour-là, les chasseurs ne doivent ramener que 5 sangliers et 2 chevreuils. « De toute façon, dans ce bois, nous ne chassons que ces deux sortes d'animaux ».
Le capitaine défini l'enceinte de chasse et tous posent des petites pancartes pour informer les promeneurs qu'une chasse est en cours. Et il rappelle si besoin était les règles de sécurité : un angle de tir à 30° degrés, pas de tir en direction des routes, en enfilade dans un chemin, (en plaine) pas à plus de 100 m, appliquer le tir fichant (en direction de la terre).
Au coup de trompe
Quinze postes sont définis avec trois traqueurs et leur chien. Les armes sont chargées, tout le monde est à son poste, le coup de trompe annonce le début de la chasse.
Les chiens rabatteurs « quêtent sous bois » ils aboient dès qu'ils sentent les bêtes. À cet instant « méfiance et prudence » sont de rigueur : ne pas bouger, ne pas piétiner les indices observés (poils, os, sang, chique ou simplement une trace de fuite) ni à l'impact, ni dans la direction de fuite.
La semaine dernière, évoque Denis, « un chasseur n'a pas respecté les consignes, il s'est fait charger par un sanglier : il en a été quitte pour quelques points de sutures ». Ce jour-là, à la fin de la journée, vers 16 heures, les chasseurs ont abattu un chevreuil et cinq sangliers. Le plus gros pèse 134 kg, chaque animal est bagué et enregistré pour les statistiques.
Denis possède et aime sa douzaine de chiens « Le plaisir de se promener dans les bois, au grand air, même si nous revenons bredouille, les gens ont une fausse idée de la chasse ».
Il aimerait d'ailleurs bien que les jeunes s'y intéressent. Et il remarque avec malice une recrudescence de femmes…
Ces dispositions du Parlement français ne plairont certainement pas à Brigitte Bardot. Ce sont des sujets que nous abordons fréquemment sous cette rubrique. Ils le sont aussi par d'autres scribes du Québec, mais encore plus en France.
Ces jours derniers, les députés français examinaient un projet de loi, pour "l'amélioration et la simplifications du droit à la chasse pour les mineurs". Ceci afin d'encourager les jeunes de 16 ans et plus à pratiquer ce sain loisir. Le texte prévoyait aussi d'accorder aux associations de chasse, la possibilité d'être reconnues au titre de "protecteur de la nature". Ce projet était déjà présenté en première lecture en mai dernier. Par la même circonstance, il était aussi sujet de la diminution des coûts afin de permettre à cette relève essentielle, d'avoir les moyens financiers permettant de s'impliquer dans ce grand sport cynégétique.
Voilà un autre sujet que nous avons abordé fréquemment au Québec, puisque notre jeunesse ne peut absorber les innombrables coûts : certificats, cartes, permis, autorisations, cours obligatoires, etc.
Pour promouvoir la chasse : plus de pouvoirs aux chasseurs
Jeudi le 18 décembre dernier, après le Sénat, l'Assemblée nationale française a voté ce texte "très attendu des chasseurs", puisque les associations et fédérations devenaient agréées au titre de la protection de l'environnement. Voilà certainement un élément qui fera sourire notre ministre de l'Environnement, nouvellement réélue, Line Beauchamp.
J'ajouterai que lors de ce vote de mentionner l'agence de presse, les "Verts" se sont abstenus de voter. De plus, le prix des permis sera donc réduit, pour inciter la jeunesse à pratiquer notre grand sport. Il en sera de même des cotisations, formule que je ne connais pas ici, à moins que ce soient les coûts pour appartenir à une association.
En cas d'infraction, le permis de chasse n'est plus automatiquement retiré, il faudra une décision du juge. Entre temps, le chasseur est autorisé à se voir restituer son permis.
Association de protection de la nature
Le texte permet aux groupes de chasseurs légalement constitués de demander l'agrément au titre d'association de protection de la nature. Ils pourront donc participer aux actions sur l'environnement, seront consultés, pour des projets d'aménagement du territoire et pourront en saisir la justice.
autorise enfin l'utilisation du "grand duc artificiel" un leurre représentant cet oiseau, pour la destruction des espèces nuisibles : les corbeaux, corneilles et autres oiseaux sur arrêté préfectoral.
Cette mesure est acceptée ici depuis des années et des années, pour les chasseurs de corneilles. Ces deux dernières dispositions auraient fait critiquer un représentant des "Verts":
-"Pourquoi privilégier les associations de chasse par rapport à d'autres associations, les randonneurs, les cavaliers, les athlètes, qui eux aussi protègent la nature ?"
En guise de réponse un membre de l'assemblée répondit:
-" Vous n'êtes pas sur le terrain pour apprécier la différence entre les uns et les autres, les chasseurs sont de vrais gestionnaires de la nature, mais un randonneur ne fait que passer!"
J'espère que notre nouveau gouvernement s'impliquera lui aussi pour assurer une relève dans le domaine de la chasse, mais aussi de la pêche.
En conclusion de ce court article, je vous souhaite le plus Joyeux Noël sans oublier, une année 2009 débordante de succès en chasse et pêche.
D'autre part, j'y reviens en conclusion, je vous assure que Brigitte Bardot ne doit pas heureuse des dispositions que vient de prendre son gouvernement en regard de la chasse et de la relève.
Les propriétaires d’une villa à Gerra Gambarogno (TI) ont découvert samedi dernier un cerf qui prenait un bain dans leur piscine. L'animal a souffert d'hyporthermie mais a pu repartir après avoir été soigné.
Les propriétaires d’une villa à Gerra Gambarogno (TI) ont découvert samedi dernier un cerf qui prenait un bain dans leur piscine: attiré sans doute par les buissons à feuillage persistant bordant le bassin, l’animal a ensuite marché sur la bâche de protection qui s’est affaissée. Le cerf s’est retrouvé à l’eau et y est resté plusieurs heures.
La Protection des animaux de Bellinzone a été avisée et a sorti le cerf de la piscine. Un vétérinaire a administré plusieurs piqûres à l’animal qui souffrait d’hypothermie et l’a ensuite massé pendant deux heures.
Remis en forme, le cerf âgé d’environ deux ans est ensuite reparti dans la forêt voisine, a précisé la Protection des animaux.
Accident de chasse: le président d'une société condamné
Un chasseur avait été tué par une balle perdue, en octobre 2006, à Oudon (Loire-Atlantique), au cours d'une battue privée. Le président de la société de chasse de l'époque, organisatrice de la battue, a été condamné pour homicide involontaire, aujourd'hui, à Nantes, à six mois de prison avec sursis et retrait du permis de chasse pendant deux ans. La société de chasse est condamnée à 5000€ d'amende et les deux devront rembourser les parties civiles.
Comment les animaux traversent-ils des hivers comme celui-ci, quand la neige vient tôt et en abondance? Chacun a ses ressources, ses tactiques, car la nature fait bien les choses. Mais plus que la neige, c’est peut-être l’homme qui menace la faune en hiver.
Le grand tétras. Il vit perché sur les branches des sapins blancs, dont il consomme les aiguilles. Il économise ses forces au maximum, bouge très peu, et les stress répétés, dus notamment aux activités humaines, peuvent l’épuiser, voire lui être fatals. Alors, en balade, en raquettes, veillez à ne pas trop sortir des sentiers, histoire de préserver l’existence de ce gallinacé dont on a remarqué qu’il tient bon dans le Parc jurassien. Sa population, sur le plan suisse, y est en effet remarquable.
Le tétras-lyre. Il se débrouille mieux que son grand cousin, car il se creuse dans la neige une sorte d’igloo dans lequel il peut jouer à l’esquimau endormi s’il n’est pas dérangé. Pour lui aussi, le ski hors-piste, sauvage, est un adversaire qui l’oblige à accomplir trop d’efforts de déplacements.
Le chevreuil. L’hiver, pour lui, veut dire regroupement. On peut croiser, en plaine, des hardes dépassant dix individus. Ils dégustent les bouts de branche de sapins ou d’autres arbres. Le nombre, c’est bien pour la sécurité: plus il y a d’oreilles et de nez qui entendent et sentent, plus on réduit le danger. Mais quand la neige est dure, craquelée, les fines pattes du chevreuil s’y enfoncent. Il se blesse, il saigne. Le renard retrouve sa piste. Le chien errant aussi. On ne peut attacher les renards, mais attachez vos chiens, vous sauverez des chevreuils qui n’ont plus aucune solution de défense ni de survie quand leur ventre est posé sur la neige.
Le renard. Ah, l’hiver, c’est pour lui. S’il a faim, dans son manteau de fourrure, il se rapproche (encore davantage) des villages et des villes, et il se débrouille bien. Le renard, quand neige et gel le privent de son Mccampagnol ou de son Mctaupe quotidiens, devient prédateur. Il n’hésite pas à suivre, à attaquer, à dévorer vivants les chevreuils trahis par la neige.
Le sanglier. Il n’a pas froid, car sa couche de gras vaut bien nos bons duvets. Quand la température descend, ces gaillards hirsutes se blottissent les uns contre les autres. Durant ses moments de paix, le sanglier laboure le sol, même coriace, avec son pif impressionnant, pour y trouver des vers, un épi de maïs, de quoi garder le moral et le lard. Mais depuis début septembre, il est chassé, et ça durera jusqu’à fin janvier. La neige est son ennemie: lui, d’habitude si difficile à trouver – il vit la nuit – laisse des traces qui le trahissent.
Le cerf. Il se réunit en belles hardes, lui aussi, tous sexes et tous âges confondus, en forêt de plaine. Même le vieux mâle d’ordinaire solitaire accepte la compagnie. Le cerf broute les extrémités des arbres ou entreprend de les écorcer avec une efficacité redoutable. Demandez aux forestiers ce qu’ils en pensent.
Le lynx. Il adore l’hiver et la neige. Une proie par semaine, qu’il choisit sur de vastes territoires, lui suffit. Il ne tue pas pour rien, ni plus qu’il ne faut. Les suivis par émetteur l’ont montré.
Le chamois. Un rustique. Aucun souci. Sauf les avalanches, dans lesquels il est assez souvent emporté. Et des petits riens lui suffisent pour manger. Un dur.
Les rapaces. Pénible pour eux. Quittant les étendues neigeuses désertes, ils se rapprochent des autoroutes pour guetter les souris. Mais les voitures deviennent leurs prédateurs.
Le Parlement a adopté jeudi une proposition de loi UMP destinée à encourager la pratique de la chasse. Ce texte du sénateur UMP Ladislas Poniatowski, déjà approuvé par les sénateurs, a été voté dans les mêmes termes par les députés à l'issue d'une séance consensuelle.
La proposition de loi contient des mesures techniques ou symboliques destinées à faciliter la vie des chasseurs, face à la baisse de la pratique cynégétique en France. En l'espace d'une génération, le nombre de chasseurs est passé en France de 2,4 millions à 1,2 million, selon un rapport du Conseil économique et social datant de 2002.
Le texte abaisse le coût du permis de chasser pour les jeunes. Le droit de timbre sera ramené à 15 euros pour les mineurs âgés de plus de 16 ans. La redevance annuelle sera diminuée de moitié lorsqu'un chasseur valide pour la première fois son permis. La cotisation fédérale sera abaissée dans les mêmes proportions.
Plusieurs mesures visent à lutter contre les infractions au droit de chasse. Les gardes-chasse privés pourront saisir le gibier braconné sur leurs terres, alors qu'ils ne pouvaient jusqu'ici que faire un constat. Les infractions au schéma départemental de gestion cynégétique feront l'objet d'amendes.
Le texte contient enfin des mesures de simplification administrative. Chaque association communale de chasse agréée (ACCA) pourra délivrer des cartes de chasse temporaire à des pratiquants occasionnels. Le transport du gibier tué en période de chasse sera facilité.
La proposition de loi a été voté dans une ambiance consensuelle, loin des violents débats sur la loi Voynet à la fin des années 90. Le PS a joint ses voix à celles de l'UMP afin de "permettre de maintenir un climat apaisé" dans les campagnes. Les communistes et les Verts se sont abstenus. AP
En juillet prochain, toutes les carcasses de gibier cédées devront faire l'objet d'un examen initial. Cent cinquante personnes vont être formées à cette tâche.
Soixante-dix pour cent de la venaison consommée dans l'Hexagone sont importés d'élevages provenant de l'étranger. Cette valorisation locale, nettement insuffisante au regard des prélèvements réalisés annuellement en grand gibier, va évoluer favorablement dans l'avenir avec l'application des nouvelles directives européennes. « Il s'agit d'assurer, dès juillet prochain, la traçabilité du gibier cédé à l'issue d'une chasse et d'attester qu'il a fait l'objet d'un respect continu », explique Denis Debenest, technicien à la Fédération des chasseurs, récemment désigné référent départemental pour cette nouvelle mission.
Denis Debenest doit en effet former les chasseurs, environ cent cinquante personnes, qui auront la charge d'examiner, chacun pour leur territoire, les carcasses et le petit gibier. Toutes participeront à cette formation de quatre heures durant les mois de janvier et février, à la Maison de la chasse de Montrieux-en-Sologne. « Pas question d'en faire des vétérinaires ! Simplement les aider à pratiquer un examen initial d'une carcasse, à s'informer auprès du chasseur sur le comportement de l'animal avant le tir, et à déterminer en observant l'animal s'il était blessé ou malade. »
Une fiche d'accompagnement du gibier sera remplie, sur le même principe que pour une carcasse provenant d'un abattoir. Figureront l'identité de l'examinateur formé pour cette mission, celle du premier détenteur du gibier et la destination qui lui est réservée. S'agissant du sanglier, le chasseur devra également obtenir un contrôle trichine auprès d'un laboratoire. L'examen initial sera obligatoire pour toutes les carcasses destinées aux repas associatifs et aux repas de chasse.
La traçabilité ainsi assurée facilitera la commercialisation du gibier et impliquera d'une manière plus marquée encore le monde cynégétique dans ses actes de chasse. La création d'une filière spécifique à la viande de gibier, créée pratiquement dans le même temps, va constituer un véritable tremplin pour la vente de la venaison. La toute nouvelle marque « Gibier de chasse, chasseurs de France », actuellement testée dans certaines chaînes de détaillants, donne des résultats encourageants.
Un cerf fracasse une fenêtre et entre dans une salle de classe
Michigan, États-Unis - Les élèves d'une classe de primaire ont eu droit à la visite imprévue d'un cerf sauvage, passé à travers une fenêtre de leur salle de classe.
L'animal s'est introduit dans la salle de classe en brisant une fenêtre et a semé la panique parmi les 23 élèves.
La bête, elle aussi affolée, s'est débattue à travers les chaises et les bureaux, éparpillant livres et éclats de verre autour d'elle.
L'institutrice a évacué les enfants vers le vestibule de l'école jusqu'à ce que l'animal ressorte de la salle par où il était entré.
Proposition de loi sur la chasse: les écologistes inquiets pour l'alouette
Les écologistes s'alarment d'une proposition de loi sur la chasse, présentée par le sénateur UMP Ladislas Poniatowski, qui doit être examinée ce jeudi à l'Assemblée nationale et pourrait, selon eux, représenter une menace pour l'alouette.
Ce texte portant sur "l'amélioration et la simplification du droit de la chasse", adopté en première lecture au Sénat le 13 mai 2008, autorise l'utilisation pour la chasse du grand duc artificiel, qui est aujourd'hui autorisé uniquement pour la destruction des nuisibles, tels que les corbeaux, et sur arrêté préfectoral.
Ces silhouettes articulées placées le plus souvent sur un piquet dans un champ attirent les passereaux tels que l'alouette des champs.
"C'est absolument scandaleux. Cela fait peser une menace sur l'alouette, qui est une espèce qui, en 30 ans, a perdu la moitié de ses effectifs", a estimé Pierre Athanaze, président de l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).
"C'est rétrograde, c'est navrant, ce n'est pas de la gestion environnementale d'avenir", a jugé de son côté Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
Autre source d'inquitéude des écologistes: la proposition de loi supprime un article qui prévoit que les règles de sécurité, vis-à-vis des non-chasseurs et pour les chasseurs entre eux, doivent être fixées par un décret du Conseil d'Etat (qui n'a jamais été pris à ce jour).
"Cela veut dire que les fédérations de chasse définiront les règles de sécurité chacune de leur côté. C'est dangereux, car d'un département à l'autre, les règles ne seront pas les mêmes", a regretté M. Athanaze.
Selon le député vert Yves Cochet, qui a l'intention de déposer plusieurs amendements, cette proposition de loi, si elle ne représente pas un bouleversement profond, revient à "faciliter le fait de chasser de façon moins réglementée".
Chacun le sait, en de très nombreux endroits de Wallonie (Belgique), comme à travers toute l'Europe, notamment suite à une succession d'hivers peu rigoureux et à des ressources alimentaires abondantes ayant favorisé leur reproduction, il y a pléthore de sangliers, avec pour corollaire des dégâts multiples et divers ! Soucieux de leur rôle de régulateur des populations de grand gibier, les chasseurs wallons ont donc entrepris de réduire drastiquement les populations, avec comme effet pervers que, ainsi que la presse télévisée, notamment, s’en est fait l’écho récemment, les frigos et congélateurs des grossistes wallons débordent. Résultat, le prix offert au chasseur pour le sanglier s’effondre : 1 €/kg, voire moins !
En effet, si la cession d'un gibier entier au particulier moyennant examen préalable par un chasseur ayant reçu une formation spécifique lui permettant de déceler toute anomalie ou maladie, attesté par un certificat qui engage sa responsabilité, et ce pour tous les gibiers, outre le résultat négatif d'une analyse en laboratoire (aux frais du chasseur, visant à détecter la présence éventuelle de trichines chez les sangliers), est encore possible, depuis plusieurs années, contrairement à la France, les chasseurs ne peuvent plus céder leur gibier, quel qu'il soit, directement au commerce de détail : restaurants, traiteurs, bouchers, … Pour cela, il est indispensable que le gibier transite par un atelier de traitement de gibier agréé, bref un grossiste.
Aussi, un membre de la petite association de chasseurs et de gardes wallons " Le Solitaire Ardennais " asbl, avait-il lancé une idée aussi originale que généreuse sur le forum de leur site http://www.solitaireardennais.be , soit offrir les sangliers à la Fédération des Restos du cœur e.a. pour améliorer l'ordinaire des plus démunis à l'occasion des fêtes de fin d'année. Les Restos du cœur avaient donné leur accord informel, sous réserve que, ne disposant pas de personnel spécialisé pour y procéder, les bêtes soient découpées, et que les règles sanitaires soient respectées. Rien là que de très normal.
Las, c'était sans compter sur la législation, drastique en la matière ! En effet, renseignements pris auprès de l'Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire), la cession, même gratuite, n'était envisageable que moyennant inspection préalable par un de ses inspecteurs vétérinaires œuvrant dans un atelier agréé pour le traitement du gibier sauvage. Là encore, rien que de très normal.
Cependant, des renseignements recueillis, il s'avère que, surchargés par l'offre, le traitement du gibier acheté, et la demande résultant de la proximité des fêtes de fin d'année, les ateliers agréés n'auraient pas la possibilité de satisfaire à une demande supplémentaire, outre d'éventuelles tracasseries administratives et fiscales que cela pourrait leur amener.
Dès lors, paraphrasant Sganarelle, dans " Le médecin malgré lui " de Molière, les chasseurs wallons ont donc été forcés de conclure : " Voilà justement ce qui fait que nos sangliers ne pourront pas être cédés gracieusement aux Restos du cœur ou à toute autre œuvre à but philanthropique ou caritative ! ".
Dynamique des populations de sangliers
Ainsi que le révèle la consultation de la littérature spécialisée en la matière, l'accroissement annuel des populations de sangliers est exceptionnel pour un mammifère de cette taille. Seuls les rongeurs connaissent une évolution comparable.
Le taux peut varier de 70 à 80% les mauvaises années (faibles ressources alimentaires, conditions climatiques rudes), à 170 à 200% durant les bonnes (nombreuses ressources alimentaires, conditions climatiques favorables), avec une moyenne de 125% les années moyennes.
Afin de l'illustrer, ainsi que la difficulté spécifique de la gestion du sanglier, prenons l'exemple d'une population de 100 individus, exempte de prélèvement cynégétique, comptant un sex ratio équilibré, soit 50 mâles et 50 femelles, soumise à une mortalité naturelle de 20%. Les chiffres obtenus sont édifiants.
En cas d'une suite d'années moyennes ou d'alternance entre bonnes et mauvaises années, les chiffres se situent entre ces deux extrêmes.
On admet qu'en général, 100 femelles, tous âges confondus, donnent naissance annuellement à 200 jeunes. Sur le plan cynégétique, selon les spécialistes, on estime l'importance du prélèvement annuel à 50 à 60% de l'effectif présent à l'ouverture, outre 10% de disparitions dues à des causes diverses (alimentation, maladies, conditions climatiques, braconnage, …).
Il a été constaté, par une analyse fine des prélèvements, une plus grande vulnérabilité des mâles, soit 54% du total.
Un dimanche à la chasse... aux sangliers
Dans un communiqué, la préfecture de Côte-d'Or a annoncé « qu'au regard de l'importance des populations de sangliers, des dégâts et du contexte sanitaire, les membres de la commission, notamment les représentants des intérêts cynégétiques et des intérêts agricoles, ont proposé une attribution complémentaire d'environ 3 900 sangliers sur l'ensemble du département ». Ces animaux s'ajoutent aux 14 900 que comprenait l'attribution initiale du plan de chasse.
Pas franchement Diane, pas non plus fan de sang… ni de sangliers. Un dimanche à la chasse, testé pour vous, alors que les prélèvements sont revus à la hausse. Pas si mal !
Un très beau territoire : 3 000 hectares, c'est la surface de la chasse « le Rallye Epagny » présidé par Jean Descollonges depuis 19 ans. L'homme, ancien garagiste, jovial et sympathique, est adoré de ses actionnaires qui le qualifient « de super-gestionnaire ».
Toute la troupe (1) s'est retrouvée, ce week-end. « Cette chasse séduit car nous avons un très beau territoire, éloigné des zones agricoles » explique Jean Descollonges, un peu ennuyé d'avoir à prélever autant de sangliers. « Nous avons toujours géré le gibier. Il y a 12 ans, nous avions 40 sangliers à faire. Cette saison on nous en demande 300, c'est beaucoup. Je ne voudrais pas déséquilibrer cette population. L'an dernier, avec l'abondance de glands, les laies ont fait trois portées, mais cette année, a priori, il n'y aurait eu qu'une portée », souligne le président.
Le record : 156 kilos
En ce dimanche hivernal, soleil et givre magnifient le paysage : superbe. La battue a démarré à 10 heures. Il y en aura trois dans la journée, comme la veille.
Le président, gilet orangé, fusil cassé, oreille collée à son « Talkie-Walkie » ne cesse de prendre des nouvelles, de donner des consignes. Il est en contact permanent avec le capitaine de chasse, les quatre chefs de ligne. On lui signale le gibier, les tirs, les chiens perdus. La sécurité est omniprésente. Aujourd'hui, 31 personnes sont postées, contre 46, samedi, sans compter les rabatteurs, les accompagnants et 30 chiens.
Une corne sonne, quatre coups : l'annonce d'un sanglier. Le président, regarde sa montre. Les rabatteurs signalent qu'ils ont besoin « de casser la croûte, qu'ils commencent à fatiguer ». Jean Descollonges sonne la fin de la chasse. Deux voitures partent relever le gibier. Ils seront trois hommes pour soulever un gros mâle de 110 kg. Cette saison, le record a été de 156 kg. Le président Descollonges en profite pour rappeler qu'il ne veut pas que l'on tire les jeunes de moins de 20 kg. Serge, le chef des traqueurs, explique au passage que la chasse « c'est aussi l'agrenage, un travail de suivi énorme ». Un chasseur se lave les mains dans une flaque. Ici, on ne fait pas dans la dentelle.
Aussitôt préparés
Les voitures chargées de bêtes descendent à la cabane de chasse située à Epagny. Après avoir été pesés, répertoriés, les sangliers sont aussitôt préparés en chambre froide. La viande sera remise aux actionnaires chasseurs et le surplus revendu à des marchands de gibier. On aimerait, c'est une idée en l'air, qu'un geste soit fait, un jour, en faveur des Restos du Cœur…
Là-haut, dans les bois, une nouvelle traque vient de démarrer. Elle durera jusqu'à la tombée du jour. Dans la maison de chasse, un grand feu de cheminée chauffe la salle qui accueillera, tout à l'heure, les chasseurs. Un chien, grièvement blessé, doit être emmené en urgence chez un vétérinaire. Tout le monde n'est pas à la fête…
Catherine VACHON
(1) Seuls 14 actionnaires sont côte-d'oriens, les autres viennent de Belgique, de Suisse et divers départements français.
Les jeunes élèves sur le terrain. (photo simon vaissière)
L'association du groupement d'intérêt cynégétique, chère au président Pierre Vaysset et aux chasseurs du canton, vient de débuter la plantation de haies, le long des parcelles limitrophes mises à disposition sur la propriété de Christophe Roudil. La volonté des chasseurs est de préserver le petit gibier, lapins et autres, à un moment où le gros gibier concurrence la chasse traditionnelle.
Le renouvellement des haies en plein champs s'associe à une action pédagogique. Des classes scolaires du canton ont été invitées à venir sur le terrain et à participer à la plantation en compagnie des futurs chasseurs qui ont opté pour ce retour en arrière, au temps où le remembrement n'existait pas.
Ce n'était là qu'une première pour l'association. D'autres plantations vont suivre, encadrées par les gardes chasses fédéraux.
Un outil préparatoire à l'examen du permis de chasse en Belgique
Pour obtenir un permis de chasse, il est indispensable de réussir un examen, théorique et pratique. Afin de faciliter la vie des aspirants-chasseurs, le Royal Saint-Hubert Club de Belgique (RSHCB) propose un kit "Réussir l'examen", comprenant un manuel et un CD-Rom.
La chasse a été reconnue par le Parlement wallon et par le Parlement européen comme indispensable à la bonne gestion de la faune et de la flore sauvage, rappelle un communiqué du RSHCB.
Pour obtenir un permis de chasse, il faut réussir un examen théorique portant sur la biologie des espèces, les armes et la législation.Il faut ensuite passer un examen pratique qui permet de contrôler la connaissance et la manipulation des armes ainsi que le respect des conditions de sécurité.
"Ce n'est pas n'importe quel examen, les exigences sont extrêmement élevées et le taux de réussite dépasse rarement les 50 pc. La difficulté de cet examen explique le taux excessivement bas d'accidents de chasse en Belgique", explique Benoît Petit, président du RSHCB.
Le RSHCB a donc édité un kit "Réussir l'examen" afin de participer à la formation des candidats-chasseurs. Le kit comprend un manuel et un CD-Rom. A l'instar de ce qui se fait pour le permis de conduire, il est possible de passer un examen virtuel afin de s'entraîner et de participer à des séances de révision.
Une seule session est organisée pour l'examen théorique. Elle aura lieu le samedi 14 mars 2009.
L'oiseau bleu a encore fait parler de lui dans les milieux cynégétiques.
Un vol survolant les Pyrénées direction l'Espagne ou le Portugal. Photo fournie par le Fédération des chasseurs du Gers.
Les frimas de l'automne finissant enveloppent bois et forêts, les appelants ont regagné leur volière et les hommes sont sortis du bois, de nouveau, ils marchent la tête à l'horizontale. Dans le ciel, plus grand-chose à voir, les palombes, c'est fini, place au quotidien, même s'il n'est pas toujours marrant, toutes les bonnes choses ont une fin. 2 008 pour les paloumayres restera une année référence, quel que soit leur mode de chasse, même les non chasseurs en ont pris plein les yeux.
2008 : un grand millésime
C'est avec M. Bernard Faget, directeur de FDC 47, que nous avons fait le point sur la migration 2008. « D'une façon générale, tout le monde a vu plus de palombes que ces dernières années sur toute la largeur du département avec un plus sur la veine centrale. Cette année, nous avons vu de gros vols, avec un passage étalé sur tout le mois d'octobre, un grand pic à la Saint-Luc et le lendemain.
La vallée du Lot, délaissée depuis quelques années, a vu un bon passage de palombes. Les raisons de cette très bonne migration ? La météo sur la vallée du Rhône, les cultures céréalières non récoltées, les vents, une très bonne reproduction, autant de suppositions, difficiles à vérifier. Une chose est sûre, les palombes ne déçoivent jamais, elles arrivent et ne passent pas toujours au même endroit mais passent. Une saison très satisfaisante pour ceux qui chassent cette espèce dont la population est stable. » Nous ne parlerons pas des prélèvements et autres scores, premier souci d'une poignée de paloumayres, pourquoi pas le « point bonus », mais de la passion partagée et qu'il faut transmettre à celles et ceux qui ne connaissent pas les mœurs de ce bel oiseau bleu qui, via le Pays basque, va hiverner en Espagne et au Portugal.
Des millions de palombes en migration
Mme Valérie Cohou, chargée de mission au GIFS (Groupement d'investigations de la faune sauvage), nous a communiqué au lendemain de la clôture des comptages dans les cols pyrénéens un premier bilan chiffré de cette saison 2008.
Effectifs passage : 2 150 000 oiseaux au 11 novembre 2008
Effectifs retour : 58 000 oiseaux (relativement faible par rapport aux années passées)
-Urrugne : 950 000 (45 %)
-Sare : 740 000 (36 %)
-Banca : 300 000 (14 %)
-Arnéguy : 217 000 (10 %)
Le vent du sud-sud-est est marqué sur la saison.
En règle générale, les oiseaux ont privilégié les couloirs de la côte au détriment de la montagne puisque 81 % de la migration a eu lieu sur Urrugne et Sare. Ceci pouvant s'expliquer par la dominance des vents sur la saison de migration.
Dates de plus forts passages :
-17/18/19 octobre : 1 434 000 oiseaux soit 68 %
-23/24/25/26 octobre : 526 000 oiseaux soit 25 %
-4 novembre : 205 200 oiseaux soit 9 %
Trois pics migratoires dont le premier a eu lieu très tôt dans la saison (phénomène observé dans les années «80»), pour la Saint-Luc avec quasiment 1 million d'oiseaux en 1 jour.
Les chasseurs de palombes peuvent remercier le personnel du GIFS, les techniciens des différentes fédérations départementales des chasseurs, les élèves du lycée agricole de Saint- Pée-sur-Nivelle (64) qui, durant un mois, ont assuré sous la houlette de Valérie Cohou, sur les quatre sites pyrénéens, le comptage journalier repris tous les soirs sur le site internet.. Les anciens, les octogénaires qui sont encore nombreux dans les « cabanes », préféraient le temps où l'on ne savait rien sur l'avancée des oiseaux. Et s'ils avaient raison ? Ils n'ont peut-être pas tort. Mystère, mais il faut vivre avec son temps.
Moyenne des 10 dernières années : 1 775 000 oiseaux
Il meurt pendant une partie de chasse à Jonchery-sur-Suippe
Un homme d'une soixantaine d'années a été retrouvé mort samedi en début d'après-midi à Jonchery-sur-Suippe. Le corps de Joël Devauchel, un habitant de Juvigny, a été découvert peu avant 14 heures alors qu'il participait à une partie de chasse sur un camp militaire de Mourmelon. D'après les premiers éléments, ses partenaires de chasse, inquiets de ne pas le voir arriver au point où ils l'attendaient, se seraient mis à sa recherche. Lorsque les services de secours sont arrivés, il était déjà trop tard. Joël Devauchel est décédé d'une mort naturelle.
Les chasseurs de Côte d'Or seront autorisés à abattre quelques «18.800 sangliers en 2008/2009», selon le plan de chasse actualisé de la commission départementale, en «augmentation de 47%» par rapport à l'an dernier, a indiqué mardi la préfecture.
Une augmentation due «à l'importance des populations de sangliers, aux dégâts et au contexte sanitaire» qui en découlent, a-t-elle ajouté.
Les sangliers ont été à l'origine de plusieurs accidents de la circulation en Côte d'Or et de dégâts dans les communes et même à Dijon où un collectif de propriétaires s'est constitué en novembre après l'intrusion de ces animaux sauvages dans leurs jardins d'un quartier des hauteurs de la ville.
Les sangliers ont proliféré en quelques années En France la population des sangliers est estimée à un million, contre 250.000 en 1998, selon les dernières statistiques de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Selon elle, cette prolifération s'explique par les conditions climatiques plus douces depuis quelques années au printemps, et par la tempête de 1999 qui a couché des pans entiers de forêts qui ont servi de «réserves» au gibier.
Les sangliers ont également proliféré grâce à leur formidable taux de reproduction, l'augmentation des surfaces de culture du maïs et leur capacité d'adaptation, puisqu'ils n'hésitent pas à se rapprocher des villes pour fuir les chasseurs.
Pascal Roger apprend le maniement de l'arc à la Préfète.
Dimanche dernier fut une journée Chasse pour la préfète et le procureur de la république, à l'occasion d'une opération de police de la chasse d'envergure, organisée par l' Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (O.N.C.F.S). L'opération étant placée sous son contrôle, la Préfète a souhaité s'assurer elle-même que la réglementation préfectorale sur la sécurité à la chasse était correctement appliquée.
Elle a souhaité prendre un contact direct avec les chasseurs et ce, de manière inopinée. Accompagnée par son directeur de cabinet, du procureur de la république et du chef du service départemental de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, elle s'est rendue sur le terrain pour contrôler l'organisation d'une battue et communiquer avec les chasseurs.
Ainsi, l'équipe de chasseurs en battue d'Espère - Mercues, qui accueillait ce jour-là les archers de toute la région Midi-Pyrénées et au delà puisque ceux de Charente, du Gers et du Tarn étaient également présents. La battue a été stoppée de bonne grâce par le directeur de battue, la préfète a pu en constater la bonne organisation. Elle s'est fait expliquer la chasse à l'arc et une discussion constructive dans un endroit chaud s'est ensuite engagée pendant plus d'une heure avec tous les chasseurs présents. Toutes les convictions et les inquiétudes des chasseurs de base ont été abordées et la préfète a répondu à toutes les questions avec une grande connaissance du dossier.
Elle a rappelé que : « c'est ensemble, chasseurs, fédération des chasseurs, monde agricole et sylvicole, D.D.E.A et O.N.C.F.S que nous arriverons à obtenir ce qui est souhaitable, c'est-à-dire l'équilibre agro-sylvo-cynégétique. »
Le roi de Suède fait scandale en appelant à la chasse au loup
Carl XVI Gustav a déclenché une vague de protestation dans son pays pour avoir soutenu la chasse aux loups. "Si nous ne réduisons pas la population de loups, elle va exploser", a déclaré jeudi le monarque durant une chasse aux élans à la télévision suédoise. "Ils mangent beaucoup, c'est un fait", a-t-il ajouté à la télévision nationale.
L'association suédoise pour la chasse et la protection de la nature a soutenu ces propos, qui ont été attaqués par d'autres organisations de défense des animaux comme le Fonds mondial pour la Nature (WWF).
Le roi de Suède préside la section suédoise du WWF depuis 1988. Mais le porte-parole de l'organisation, Tom Arnbom , a insisté sur le fait que les loups sont une espèce protégée. La Suède compte actuellement une population de quelque 200 loups.
Les gendarmes ont arrêté 14 personnes à Surgères, Saint-Agnant et Marennes
Grosse opération de gendarmerie hier matin pour démasquer des personnes titulaires de faux permis de chasse, suite à une plainte de la Fédération départementale des chasseurs. 60 gendarmes et 8 agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont simultanément interpellé 14 personnes dans les cantons de Surgères, Saint-Agnant et Marennes.
Les gendarmes ont découvert 12 faux permis ainsi que des documents obtenus grâce à ces fausses pièces (autorisations de détention d'arme, fausse carte de membre d'une société de chasse etc.).
En outre, pour en vérifier la provenance et voir si leur détention était légale ou non, 30 armes ont provisoirement été saisies. Deux font partie du butin d'un cambriolage. 3 kg d'herbe et 750 g de graines de cannabis ont également été saisis.
Après quelques heures de garde à vue, tout le monde a été remis en liberté mais ces individus comparaîtront devant le tribunal.
Hier, les archers sachant chasser ont revêtu leur tenue de camouflage pour traquer des sangliers et des chevreuils dans les bois d'Espère.
Parfaitement fondu dans la nature, Didier Marmoujet, un chasseur venu de Charente bande son arc. Photo DDM, J.-L.G.
L'homme moderne a accompli hier un bond prodigieux dans les âges farouches de la préhistoire où les peuples chassaient pour sur vivre avec des pieux tout d'abord, puis à l'aide d'un arc.
En pénétrant hier dans les bois touffus d'Espère, les archers du Lot n'avaient certes pas l'accoutrement de leurs ancêtres préhistoriques mais possédaient toute l'attitude et l'approche technique des chasseurs de jadis.
Pascal Roger, président de l'association des chasseurs à l'arc du Lot, avait convié à l'occasion de cette battue une vingtaine de chasseurs répartis sur des postes bien précis. « Le territoire de chasse s'étend sur 600 hectares. Les chasseurs armés de fusils et de carabine sont placés autour de la zone et les archers au milieu », explique-t-il. Cette battue d'un autre temps a séduit des chasseurs venus du Gers, du Tarn-et-Garonne et même de Charente qui ne comptent pas les kilomètres « pour ensuite avoir le plaisir de se retrouver à quelques mètres à peine de l'animal », murmure Didier Marmoujet embusqué près d'une coulée (un secteur où un sanglier a laissé une trace de son passage).
Ce Charentais expérimenté sait que la patience, l'art du camouflage et la position du corps par rapport au vent (pour éviter d'être flairé) demeurent les principales vertus d'un bon chasseur à l'arc. Richard Héral, archer lotois, pratique aussi la chasse à la carabine et au fusil. Mais il avoue avoir une petite faiblesse pour l'arc. « C'est un exercice très intéressant, car il fait appel à de bonnes qualités physiques et à une préparation rigoureuse. C'est fascinant de pouvoir être tout prêt d'un animal en se fondant dans la nature afin de ne pas éveiller ses sens. Il m'est arrivé de me retrouver à quatre petits mètres d'un chevreuil. Ce jour-là, mon vrai plaisir c'était tout simplement de regarder l'animal… sans le tuer », évoque-t-il.
LES CHIENS DE SANG
Le chasseur est seul dans sa zone où il retient son souffle dès qu'il est en mesure de « flécher un animal » (viser dans le jargon des archers). Mais dans le cadre d'une telle organisation, les chiens accompagnent les équipes qui mènent la battue. « Nous utilisons des chiens de sang, appelés aussi chiens de rouge. Ils sont capables de retrouver la trace d'un animal blessé », précise le président des archers lotois. Hier, Pascal Roger a fait appel au flair des chiens de Patrick Zeugschmitt, chasseur et président de l'Association pour une gestion durable du grand gibier dans le Lot (AGDGGL).
« Les chiens de sang ont la capacité de flairer un animal blessé même si aucune trace de saignement n'apparaît dans les bois. Une bête blessée dégage un stress qui laisse échapper une odeur au sol. Mes chiens repèrent cette odeur sans difficultés », indique Patrick Zeugschmitt.
La présence d'une meute de chiens de sang est très appréciée par les archers, car l'animal touché meurt d'une hémorragie parfois à plus de 500 mètres de l'endroit où il a été « fléché ».
Après s'être trouvés à un souffle de l'animal, les chasseurs ne souhaitent pas, justement, que la bête expire son dernier souffle après une longue et lente agonie.
Ces passionnés de nature veulent avant tout respecter l'animal en pratiquant la chasse avec l'arc… et la manière.
Source : La Dépêche.fr
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